Wollastonite

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Modèle:Infobox Minéral

La wollastonite est une espèce minérale du groupe des silicates, sous-groupe des inosilicates, de la famille des pyroxénoïdes de formule Modèle:Chem avec des traces de : Al, Fe, Mn, Mg, Na, K, Modèle:ChemO, et S.

Inventeur et étymologie

Décrite dès 1818 par le minéralogiste J. Léhman, elle est dédiée au chimiste anglais William Hyde Wollaston[1]. Le minéralogiste allemand A. Stütz dans Neue Einrichtung der k.-k. Naturalien-Sammlung zu Wien, en avait fait une description incomplète sous le nom de Tafelspath en 1793.

Cristallochimie

La wollastonite sert de chef de file à un groupe de minéraux isostructuraux qui porte son nom.

Groupe de la wollastonite
Minéral Formule Groupe ponctuel Groupe d'espace
Wollastonite-1A Modèle:Fchim Modèle:Surligner PModèle:Surligner
Wollastonite-2M Modèle:Fchim 2/m P 2Modèle:Ind/a
Wollastonite-3A-4A-5A-7A Modèle:Fchim Modèle:Surligner PModèle:Surligner
Bustamite Modèle:Fchim Modèle:Surligner PModèle:Surligner
Ferrobustamite Modèle:Fchim Modèle:Surligner PModèle:Surligner
Pectolite Modèle:Fchim Modèle:Surligner PModèle:Surligner
Sérandite Modèle:Fchim Modèle:Surligner PModèle:Surligner
Cascandite Modèle:Fchim 1 PModèle:Surligner
Denisovite Modèle:Fchim Mono
Tanohataïte! Modèle:Fchim Modèle:Surligner PModèle:Surligner

Structure

En dépit de sa ressemblance chimique avec le spectre de la composition du groupe de minéraux de pyroxène – où le magnésium et le fer se substituent au calcium respectivement dans le diopside et l’hédenbergite – elle est structurellement très différente (voir Fig. 1), avec trois tétraèdres de Modèle:Chem dans sa chaine (à l’opposé de deux seulement pour les pyroxènes).

Polymorphes

  • wollastonite-1A : C'est l'ancienne espèce de référence. Nouvelle description moderne par Henmi & al. en 1978, le topotype est : Ciclova Montana (Csiklovabanya) Roumanie[2].
Synonyme : wollastonite, wollastonite-1T.
  • wollastonite-2M : Décrite par Peacock en 1935 c’est la forme monoclinique, réseau primitif P.
Synonyme : manganoparawollastonite, parawollastonite
  • wollastonite-3A : décrite par Henmi & al. en 1983 le topotype est : Kushiro, Hiroshima Japon comme les 3 autres polytypes suivants.
  • wollastonite-4A
  • wollastonite-5A
  • wollastonite-7A

Cristallographie

La wollastonite cristallise dans le système triclinique, dans le groupe d'espace P1 ; dans la classe cristalline pinacoïdale.

Modèle:Clr

Données cristallographiques pour la wollastonite
Nom Wollastonite-1A
Wollastonite
Wollastonite-2M
Parawollastonite
Wollastonite-4A
Pseudowollastonite
Système cristallin Triclinique Monoclinique Monoclinique
Classe cristalline 1 2/m 2/m
Groupe d'espace P1 P21/a C2/c
Paramètres de maille a = Modèle:Unité/2
b = Modèle:Unité/2
c = Modèle:Unité/2
α = Modèle:Unité/2
β = Modèle:Unité/2
γ = Modèle:Unité/2
a = Modèle:Unité/2
b = Modèle:Unité/2
c = Modèle:Unité/2
α = Modèle:Unité/2
β = Modèle:Unité/2
γ = Modèle:Unité/2
a = Modèle:Unité/2
b = Modèle:Unité/2
c = Modèle:Unité/2
α = Modèle:Unité/2
β = Modèle:Unité/2
γ = Modèle:Unité/2
Nombre d'unités de formule dans la cellule 6 12 8

Modèle:Gallery

Synonymie

  • gillebachite ; gillebäckite ; gjellebäckite : variantes orthographiques sur le nom de la ville de Gjellabäk en Norvège.
  • grammite[3]
  • okénite (Rink)[4]
  • parawollastonite
  • photolite synonyme partagé avec la pectolite[5]
  • rivaite : d'après le Dr Riva qui a fourni les premiers échantillons du Vésuve[6]
  • spath en tables (René Just Haüy)[7]
  • stellite (Thomson)[8]. Le nom rappelle la disposition en étoile de cristaux, de fait il semble que les échantillons écossais qui ont servi à la description soient de la pectolite.
  • tafelspath (Stütz 1793)[9]
  • vilnite[4]. Nommé d'après la ville de Vilna en Lituanie.
  • zurlite (Raimondini) : espèce déclassée décrite au Modèle:S- par le minéralogiste italien Vincenzo Raimondini et dédiée à Giuseppe Zurlo, Modèle:Citation[10].
  • zurlonite : variante orthographique sur le mot précédent[3].

Variété

  • Manganoparawollastonite : Variété de wollastonite riche en manganèse décrite en 1994 en tant qu'espèce mais déclassée en 2007 au rang de variété[11]

Gîtologie

  • La wollastonite se forme dans les calcaires impurs ou dans les dolomies soumis à des conditions de hautes températures et des pressions en présence de solution de silice. Dans la grande majorité des cas, la formation de la wollastonite est le résultat de la réaction suivante entre la calcite et la silice avec perte de dioxyde de carbone :
Modèle:Chem + Modèle:Chem Modèle:Chem + Modèle:Chem[12].

Minéraux associés

Grenats, vésuvianite, diopside, trémolite, épidote, plagioclase, pyroxène et calcite.

Utilité

La wollastonite est très appréciée pour sa haute luminosité et sa blancheur, son faible taux d'humidité, sa possibilité d'absorption des huiles et enfin sa faible teneur en matières volatiles. Pour toutes ces raisons, la wollastonite est utilisée dans les céramiques, les produits de friction (freins et embrayages), et en produit de charge pour la peinture et les plastiques.

Production

En 2005, la Chine était le premier producteur mondial de wollastonite avec au moins 50 % de parts de marché, suivie par l'Inde et les États-Unis, suivant le rapport du « British Geological Survey ». Aux États-Unis, la wollastonite est exploitée à Willsboro, État de New York. Les dépôts ont également été exploités commercialement dans le nord ouest du Mexique (Fig. 3).

Galerie

Gisements remarquables

  • Canada
    • Jeffrey mine, Asbestos, les Sources RCM, Estrie, Québec[13]
  • Espagne
    • Aroche, Huelva, Andalousie
  • France
    • Lapanouse-de-Sévérac, Aveyron, Midi-Pyrénées : site d'anciennes scories[14]
    • Saint-Maime-Volx, Alpes-de-Haute-Provence, Provence-Alpes-Côte d'Azur[15]
  • Italie
  • Madagascar

Notes et références

Modèle:Références

Voir aussi

Modèle:Autres projets

Articles connexes

Modèle:Portail

  1. Nouveau dictionnaire d’histoire naturelle appliquée aux arts à l’agriculture 1818
  2. Klaproth, M.H. (1802): Chemische Untersuchung des Tafelspaths, Beiträge zur chemischen Kenntniss der Mineralkörper, Dritter Band, Rottmann Berlin, 289-291
  3. 3,0 et 3,1 "Traité de minéralogie, Volume 4 Par Armand Dufrénoy 1819 P.291
  4. 4,0 et 4,1 Max Hutchinson Hey, An index of mineral species & varieties arranged chemically, British Museum (Natural History), Dept. of Mineralogy, 1955, p. 97
  5. Cours de minéralogie Par Albert Auguste Cochon de Lapparent 1908 P.742
  6. Wollastonite Par R. W. Andrews,Institute of Geological Sciences (Great Britain). Mineral Resources Division.
  7. Tableau comparatif des résultats de la cristallographie et de l'analyse Par René Just Haüy 1809 P.229.
  8. Traité de minéralogie, Volume 4 Par Armand Dufrénoy P.136.
  9. Neue Einrichtung der k.-k. Naturalien-Sammlung zu Wien 1793.
  10. Modèle:Ouvrage.
  11. Burke, Ernest A.J. (2007) A Mass Discreditation of GQN Minerals. Canadian Mineralogist: 44(6): 1557-1560.
  12. Deer, Howie and Zussman. Rock Forming Minerals; Single Chain Silicates, Vol. 2A, Second Edition, London, The geological society, 1997.
  13. Mineral. Rec. 1979
  14. Eytier JR, Eytier Ch, Favreau G, Devouard B, Vigier J (2004). Minéraux de pyrométamorphisme de Lapanouse-de Sévérac (Aveyron). Cahier des Micromonteurs 85: 3-58
  15. Favreau, G., Meisser, N. & Chiappero, P.J. (2004): Saint-Maime (Alpes-de-Haute-Provence) : un exemple de pyrométamorphisme en région provençale, Le Cahier des Micromonteurs, 85, 59-92.