Graphe de de Bruijn

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Un graphe de de Bruijn est un graphe orienté qui permet de représenter les chevauchements de longueur n1 entre tous les mots de longueur n sur un alphabet donné. Les graphes sont nommés ainsi d'après le mathématicien Nicolaas Govert de Bruijn qui les a décrits en 1946[1]. Les graphes ont déjà été décrits antérieurement, notamment par Camille Flye Sainte-Marie en 1894[2] et par Irving J. Good en 1946[3]Modèle:,[4].

Le graphe de de Bruijn B(k,n) d'ordre n sur un alphabet A à k lettres est construit comme suit. Les sommets de B(k,n) sont en bijection avec (sont étiquetés par) les kn mots de longueur n sur A. Si u et v sont deux sommets, il y a un arc de u à v si le mot obtenu en supprimant la première lettre de u est le même que le mot obtenu en supprimant la dernière lettre de v; en d'autres termes, s'il existe deux lettres a et b, et un mot x, tels que u=ax et v=xb. La présence d'un arc signifie donc un chevauchement maximal entre deux mots de même longueur.

Graphe de de Bruijn B(2,3) construit sur l'alphabet binaire (k=2) pour des mots de longueur n=3.

Exemples

Le graphe B(2,3) ci-contre est construit sur un alphabet binaire A={0,1} pour des mots de longueur n=3. Les 23=8 mots de longueur 3 sur l'alphabet binaire sont :

000, 001, 010, 011, 111, 110, 101, 100.

Il existe par exemple un arc allant du sommet 000 au sommet 001 car le suffixe de longueur 2 de 000 est égal au préfixe de longueur 2 de 001. De même, il existe un arc allant du sommet 100 au sommet 000 car le suffixe de longueur 2 de 100 est égal au préfixe de longueur 2 de 000.

Le graphe B(n,1) est formé de n sommets, un pour chaque lettre. De chaque sommet partent n arcs, il y a donc n2 arcs.

Propriétés

  • Le graphe B(k,n) d'ordre n est le line graph du graphe B(k,n1) d'ordre n1 :
  • Les circuits eulériens de B(k,n1) et hamiltoniens de B(k,n) se correspondent par la construction du line graph. Ces circuits sont des suites de de Bruijn.

Systèmes dynamiques

On peut dessiner un graphe de de Bruijn binaire comme sur la partie gauche de la figure, de telle sorte qu'il ressemble à un objet de la théorie des systèmes dynamiques, comme l'attracteur de Lorenz affiché à droite.

       

Cette analogie s'explique simplement : le graphe de de Bruijn B(k,n) est un modèle de décalage de Bernoulli

xkx mod 1

Le décalage de Bernoulli, (aussi appelé la fonction 2x mod 1 ou fonction dyadique pour k=2) est un système dynamique ergodique que l'on peut voir comme un opérateur de décalage sur un nombre k-adique. Les trajectoires de ce système dynamique correspondent aux chemins dans le graphe de de Bruijn, avec la correspondance qui associe à chaque réel x de l'intervalle semi-ouvert [0,1[ le somme du graphe qui correspond aux n premiers chiffres dans la représentation de x en base k. De manière équivalente, les chemins dans le graphe de de Bruijn correspondent aux trajectoires d'un système dynamique de type fini.

Utilisation

Notes et références

Modèle:Références

Modèle:Portail

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  4. Pour un historique plus précis, on peut consulter : Modèle:Article
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  8. Modèle:Article.