Harmonique cylindrique

De testwiki
Version datée du 12 novembre 2024 à 11:08 par 2a01:cb19:85bd:8500:717a:41bd:1044:78f6 (discussion) (j'ai modifié "si k et n sont tous deux non nuls" en "si k et n sont tous deux nuls" car le cas décrit ensuite correspond à k et n nuls)
(diff) ← Version précédente | Version actuelle (diff) | Version suivante → (diff)
Aller à la navigation Aller à la recherche

En mathématiques, les harmoniques cylindriques sont un ensemble de solutions linéairement indépendantes de l'équation différentielle de Laplace

2V=1ρρ(ρVρ)+1ρ22Vφ2+2Vz2=0

exprimées en coordonnées cylindriques Modèle:Mvar (rayon), Modèle:Mvar (azimut) et Modèle:Mvar (cote). Chaque fonction Modèle:Math est le produit de trois termes, chacun ne dépendant que d'une coordonnée. Le terme dépendant de Modèle:Mvar s'exprime avec les fonctions de Bessel (qui sont parfois également appelées harmoniques cylindriques).

Définition

Chaque fonction Modèle:Math s'exprime comme le produit de trois fonctions :

Vn(k;ρ,φ,z)=Pn(k,ρ)Φn(φ)Z(k,z)

avec Modèle:Math les coordonnées cylindriques, et Modèle:Mvar et Modèle:Mvar sont des constantes qui distinguent les membres de l'ensemble. Comme résultat du principe de superposition appliqué de l'équation de Laplace, des solutions générales à l'équation de Laplace peuvent être obtenus par combinaisons linéaires de ces fonctions.

Comme toutes les surfaces pour Modèle:Mvar, Modèle:Mvar ou Modèle:Mvar sont coniques, l'équation de Laplace est séparable en coordonnées cylindriques. Par la technique de séparation des variables, une solution séparée de l'équation de Laplace peut s'écrire :

V=P(ρ)Φ(φ)Z(z)

et en divisant l'équation de Laplace par Modèle:Mvar, elle se simplifie en :

P¨P+1ρP˙P+1ρ2Φ¨Φ+Z¨Z=0

Le terme en Modèle:Mvar ne dépend que de Modèle:Mvar et doit donc être égal à une constante :

Z¨Z=k2

Modèle:Mvar est, en général, un nombre complexe. Pour une valeur de Modèle:Mvar donnée, Modèle:Mvar a deux solutions linéairement indépendantes.

Z(k,z)=cosh(kz) ou sinh(kz)
ou, selon son comportement à l'infini :
Z(k,z)=ekz ou ekz
Z(k,z)=cos(|k|z) ou sin(|k|z)
ou :
Z(k,z)=ei|k|z ou ei|k|z

On peut remarquer que les fonctions Modèle:Math sont les noyaux de la transformation de Fourier ou de la transformation de Laplace de la fonction Modèle:Math et ainsi, Modèle:Mvar peut être une variable discrète pour des conditions de bord périodiques, ou une variable continue pour des conditions de bord non périodiques.

On remplace Modèle:Math pour Z¨/Z, on a maintenant :

P¨P+1ρP˙P+1ρ2Φ¨Φ+k2=0

En multipliant par Modèle:Math, on peut séparer les fonctions Modèle:Math et Modèle:Math et introduire une nouvelle constante Modèle:Mvar pour des raisons similaires à Modèle:Mvar pour le terme dépendant de Modèle:Mvar :

Φ¨Φ=n2
ρ2P¨P+ρP˙P+k2ρ2=n2

Comme Modèle:Mvar est périodique, on peut prendre Modèle:Mvar positif et ainsi, on notera les solutions Modèle:Math avec des indices. Les solutions réelles pour Modèle:Math sont

Φn=cos(nφ) ou sin(nφ)

ou, de façon équivalente :

Φn=einφ ou einφ

Il reste le terme Modèle:Math, qui suit l'équation de Bessel.

avec Modèle:Math et Modèle:Math, des fonctions de Bessel ordinaires.

  • si Modèle:Mvar est un nombre imaginaire, on peut écrire une solution réelle sous la forme :
    Pn(k,ρ)=In(|k|ρ) ou Kn(|k|ρ)
avec Modèle:Math et Modèle:Math, des fonctions de Bessel modifiées.

Les harmoniques cylindriques pour Modèle:Math sont donc le produit de ces solutions et la solution générale à l'équation de Laplace est une combinaison linéaire de celles-ci :

V(ρ,φ,z)=ndkAn(k)Pn(k,ρ)Φn(φ)Z(k,z)

où les Modèle:Math sont des constantes dépendant de la forme cylindrique et des limites de la somme et de l'intégrale, données par les conditions au bord du problème. Certains cas de conditions au bord permettent de remplacer l'intégrale par une somme discrète. L'orthogonalité des Modèle:Math est souvent utile pour trouver la solution dans un cas précis. Les fonctions Modèle:Math Modèle:Math sont essentiellement des développements de Fourier ou de Laplace, et forment un ensemble de fonctions orthogonales. Pour le cas Modèle:Math, l'orthogonalité des Modèle:Mvar, avec les relations d'orthogonalité de Modèle:Math et Modèle:Math permettent de déterminer les constantesModèle:Sfn.

En notant Modèle:Math les zéros positifs de Modèle:Mvar, on aModèle:Sfn:

01Jn(xkρ)Jn(xkρ)ρdρ=12Jn+1(xk)2δkk

Dans la résolution de problème, l'espace peut être divisé en un nombre fini de sous-espaces, tant que les valeurs du potentiel et de sa dérivée correspondent le long d'une frontière sans source.

Exemple : Point source dans un tube cylindrique conducteur

On cherche à déterminer le potentiel d'une source ponctuelle localisée en Modèle:Math dans un tube cylindrique conducteur (comme une boîte de conserve vide) borné par les deux plans Modèle:Mvar et sur les bords par le cylindre Modèle:Mvar[1]. (En unités MKS, on supposera Modèle:Math). Comme le potentiel est borné par les plans sur l'axe Modèle:Mvar, la fonction Modèle:Math peut être supposée périodique. Le potentiel doit être nul à l'origine, on prend Modèle:Math, tel que l'un de ses zéros soit sur le cylindre limitant. Pour un point de mesure sous le point source sur l'axe Modèle:Mvar, le potentiel sera :

V(ρ,φ,z)=n=0r=0AnrJn(knrρ)cos(n(φφ0))sinh(knr(L+z))zz0

avec Modèle:Mvar, le Modèle:MvarModèle:E zéro de Modèle:Math et, par les relations d'orthogonalité pour chaque fonction :

Anr=4(2δn0)a2sinhknr(Lz0)sinh2knrLJn(knrρ0)knr[Jn+1(knra)]2

Au-dessus du point source, on aura :

V(ρ,φ,z)=n=0r=0AnrJn(knrρ)cos(n(φφ0))sinh(knr(Lz))zz0
Anr=4(2δn0)a2sinhknr(L+z0)sinh2knrLJn(knrρ0)knr[Jn+1(knra)]2.

On retrouve bien que pour Modèle:Mvar ou Modèle:Math, la fonction s'annule. On peut aussi vérifier que les valeurs des deux solutions et de leurs dérivées coïncident pour Modèle:Math.

Point source dans un tube cylindrique conducteur infini

On supprime les conditions de bord en Modèle:Mvar (Modèle:Math). La solution devient alors :

V(ρ,φ,z)=n=0r=0AnrJn(knrρ)cos(n(φφ0))eknr|zz0|
Anr=2(2δn0)a2Jn(knrρ0)knr[Jn+1(knra)]2.

Point source dans un espace libre

On supprime aussi les conditions de bord en Modèle:Mvar (Modèle:Math). La somme sur les zéros de Modèle:Math devient une intégrale, et il vient alors le champ d'un point source dans un espace libre infini :

V(ρ,φ,z)=1R=n=00An(k)Jn(kρ)cos(n(φφ0))ek|zz0|dk
An(k)=(2δn0)Jn(kρ0)

et Modèle:Mvar est la distance du point source au point de mesure :

R=(zz0)2+ρ2+ρ022ρρ0cos(φφ0).

Point source dans un espace libre à l'origine

On fixe enfin Modèle:Math. Il vient alors

V(ρ,φ,z)=1ρ2+z2=0J0(kρ)ek|z|dk.

Voir aussi

Notes

Modèle:Traduction/Référence Modèle:Références

Références

Modèle:Portail

  1. Ce cas est étudié dans Modèle:Harvsp