Léogeats

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Modèle:Infobox Commune de France

Léogeats est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie

Localisation

À l’extrémité sud-ouest du canton de Langon, arrosé par le ruisseau du Moulin et le Loujat et situé sur la rive droite du Ciron, le village de Léogeats est composé de divers gros hameaux, Le Bourg, Brouquet, La Bernède, Cameillac, La Citadelle, La Herrade, Laulan, Les Levrauts.

La commune se trouve, par la route, à Modèle:Unité au sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département, à Modèle:Unité au sud-ouest de Langon, chef-lieu d'arrondissement et de canton[1].

Communes limitrophes

Les communes limitrophes en sont Sauternes au nord, Fargues au nord-est sur à peine plus d'un kilomètre, Roaillan à l'est, Le Nizan au sud-est, en quadripoint (point de la surface de la Terre où quatre frontières différentes se rejoignent), Noaillan au sud, Balizac à l'ouest également sur à peine plus d'un kilomètre et Budos au nord-ouest. Modèle:Carte communes limitrophes

Modèle:Communes limitrophes

Climat

Modèle:Article général Historiquement, la commune est exposée à un climat océanique aquitain[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (Modèle:Tmp), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à Modèle:Nobr)[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de Modèle:Tmp, avec une amplitude thermique annuelle de Modèle:Tmp. Le cumul annuel moyen de précipitations est de Modèle:Unité, avec Modèle:Unité de précipitations en janvier et Modèle:Unité en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Sauternes à Modèle:Unité à vol d'oiseau[5], est de Modèle:Tmp et le cumul annuel moyen de précipitations est de Modèle:Unité[6]Modèle:,[7]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].

Urbanisme

Typologie

Au Modèle:Date, Léogeats est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[9]. Elle est située hors unité urbaine[10]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux, dont elle est une commune de la couronne[Note 1]Modèle:,[10]. Cette aire, qui regroupe Modèle:Unité, est catégorisée dans les aires de Modèle:Unité ou plus (hors Paris)[11]Modèle:,[12].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (84,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (82 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (77,8 %), prairies (7,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,1 %), zones agricoles hétérogènes (3,9 %), zones urbanisées (2,1 %), cultures permanentes (1,8 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (Modèle:S-), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communication et transports

Le territoire communal est traversé par la route départementale Modèle:Nobr qui mène à Langon via Fargues vers le nord et à Villandraut via Noaillan vers le sud. La petite route départementale Modèle:Nobr qui prend naissance sur cette Modèle:Nobr mène vers l'ouest au bourg et continue vers le nord et les vignobles du Sauternais.

L'accès à l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse) le plus proche est le Modèle:Numéro, dit de Langon, distant de Modèle:Unité vers le nord-est.

L'accès Modèle:Numéro, dit de Bazas, à l'autoroute A65 (Langon-Pau) se situe à Modèle:Unité vers le sud-est.

La gare SNCF la plus proche est celle, distante de Modèle:Unité vers le nord-est, de Langon sur la Bordeaux-Sète du TER Nouvelle-Aquitaine.

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Léogeats est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité très faible)[14]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[15].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1995, 1999, 2009 et 2020[16]Modèle:,[14].

Léogeats est exposée au risque de feu de forêt. Depuis le Modèle:Date-, les départements de la Gironde, des Landes et de Lot-et-Garonne disposent d’un règlement interdépartemental de protection de la forêt contre les incendies. Ce règlement vise à mieux prévenir les incendies de forêt, à faciliter les interventions des services et à limiter les conséquences, que ce soit par le débroussaillement, la limitation de l’apport du feu ou la réglementation des activités en forêt[17]. Il définit en particulier cinq niveaux de vigilance croissants auxquels sont associés différentes mesures[18]Modèle:,[19].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Léogeats.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 80,1 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les Modèle:Unité dénombrés sur la commune en 2019, 351 sont en aléa moyen ou fort, soit 90 %, à comparer aux 84 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[20]Modèle:,[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[21].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2003 et par des mouvements de terrain en 1999[14].

Toponymie

On trouve, selon les périodes et les documents écrits, différentes graphies : Leujatz au Modèle:S-, puis Leujats, Laugeat au Modèle:S-, et enfin Léogeats depuis le Modèle:S.

L'absence de formes anciennes suffisamment caractérisées ne permet pas de définir avec certitude l'origine de ce toponyme.

Albert Dauzat et Charles Rostaing l'expliquent par la terminaison -at(s) en tant que variante de -ac, issu du suffixe gallo-roman -acum, précédé du nom de personne germanique Liudo[22]. Ils comparent avec Léojac, village de Tarn-et-Garonne.

Ernest Nègre suggère l'occitan leuge « chêne liège », suivi du suffixe augmentatif -at[23].

Selon Miquèu Audoièr, dans le n° 269 de la revue País Gascons[24], il s'agit en réalité du nom *Leujac au pluriel, avec valeur de collectif : gascon *Leujacs prononcé comme Leujats, avec le sens de « les habitants de Leujac », puis confusion avec le nom du village lui-même. En effet, cette adaptation phonétique, -ts pour -cs, présente dans plusieurs régions occitanes, est attestée pour la Gironde dans les œuvres de Meste Verdié. En même temps, est confirmée l'identité du nom originel avec celui du village du Tarn-et-Garonne cité par Dauzat et Rostaing. Cette explication à un problème qui n'avait pas trouvé jusque-là de solution satisfaisante a l'avantage de convenir pour la plupart des noms en -ats de la Gironde (sauf quelques cas comme Saucats, où il pourrait s'agir du suffixe -at). et même pour certains en -as. Cependant, il n'y a pas de trace de formes anciennes initiales en *-acs. En effet, l'usage des scribes était souvent de laisser, comme c'est le cas ici, telle quelle la forme orale en -ats, avec son adaptation phonétique vraisemblablement très ancienne du groupe cs en ts, ou bien de l'interpréter, parfois à tort (voir Coutras, avec une hypercorrection qui illustre cette habitude) comme représentant -ac, en rétablissant ce qu'ils estimaient être la forme d'origine débarrassée du pluriel dont ils connaissaient le sens.

En gascon, le nom de la commune est Leujats, qu'on pourrait peut-être écrire Leujacs (voir plus haut).

Ses habitants sont appelés les Léogeatais[25].

Histoire

Dans les Archives départementales de la Gironde relatives aux comptes de l'Archevêché de Bordeaux[26], on trouve trace au Modèle:S- de deux paroisses : Sanctus Laurencius de Camelhac (Saint Laurent de Cameillac) et Sanctus Christoforus de Leujatz (Saint Christophe de Léogeats).

Cameillac (graphie occitane Camelhac), lieu-dit situé à un km au sud du bourg, était un domaine d’époque gallo-romaine (Modèle:S- environ), nom provenant sans doute d'un résident gallo-romain en Novempopulanie, « Camilius ». Ce bourg fut détruit soit au cours des incursions des Wisigoths au Modèle:S-, des Francs au Modèle:VIe, des Vascons au Modèle:VIIe, des Maures au Modèle:VIIIe, des Vikings au Modèle:IXe, ou des Plantagenêt au Modèle:XIIe.

Tribus celtes et vasconnes

On trouve mention de Léogeats, paroisse Saint-Christophe, en 1314, à propos de biens relevant de la famille d’Albret. Léogeats a pu, à l’origine, être une seigneurie à part, mais au Modèle:S-, les archives du château de Suduiraut à Preignac (Georges Guillot de Suduiraut était propriétaire du château de Noaillan au début du Modèle:S-) donnent quelques indications : elle dépend de la seigneurie de Noaillan (Jean de La Motte) ; au Modèle:XVIIIe siècle, elle y est complètement intégrée.

Pour plus d'information sur la situation de la commune au Modèle:S-, voir l'ouvrage de Jacques Baurein[27].

À la Révolution, la paroisse Saint-Christophe de Léogeats forme la commune de Léogeats[28].

Politique et administration

Liste des maires

Modèle:ÉluDébut |- |colspan="5" align="center" bgcolor="#f3fff3" | Modèle:Boîte déroulante Modèle:Élu Modèle:Élu Modèle:Élu Modèle:Élu Modèle:Élu actuel Modèle:ÉluFin

Intercommunalité

Le Modèle:Date-, la communauté de communes du Pays de Langon ayant été supprimée, la commune de Léogeats s'est retrouvée intégrée à la communauté de communes du Sud Gironde siégeant à Mazères.

Démographie

Modèle:Population de France/section

Économie

Le coteau du Tucau produit un excellent vin d’appellation Graves, rouge et blanc.

À la fin du Modèle:XIXe siècle de nombreux métiers, artisans et commerces existaient encore au village : berger, boucher, boulanger, cafetier, charbonnier, charcutier, charpentier, charron, coiffeur, épicier, horloger, laboureur, laitier, marchand de bestiaux, maréchal-ferrant, menuisier, meunier (Ruisseau du Moulin), muletier, résinier, sabotier.

On dénombrait ainsi à Léogeats en 1898 pas moins de huit sabotiers, sept bistrots, cinq épiciers, cinq laitiers, trois boulangers, deux bureaux de tabac, un boucher et un charcutier. Aujourd’hui les seuls commerces originels subsistants sont une épicerie et l'auberge de Brouquet.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Entourée de son petit cimetière et située à l'extrémité d'un éperon rocheux dominant la vallée du Ciron, l'église Saint-Christophe, d'architecture romane, a été initialement construite au Modèle:S puis transformée au Modèle:S. La présence d'un hourd surmontant le portail ouest permet de supposer qu'elle a pu servir d'ouvrage de défense. Elle est inscrite au titre des Monuments historiques depuis 1925[29], ainsi qu'une partie de son mobilier et a servi de décor, dans les années 1960, pour le tournage du film Thérèse Desqueyroux tiré du roman éponyme de François Mauriac ainsi qu'en 1980, à l'adaptation télévisée du roman de Mauriac Le Baiser au lépreux.
  • À trois cents mètres à l'ouest de l'église, se trouve une fortification en ruine, la Tourasse qui fut étudiée par Léo Drouyn au Modèle:S-. Constituée d’une tour rectangulaire de 20 mètres sur 13 à trois étages et aux murailles d’un mètre d’épaisseur, il s'agissait vraisemblablement d'une maison forte.

Personnalités liées à la commune

  • François Mauriac (1885-1970) a eu l'occasion d'apprécier le charme bucolique du village et y fait référence dans plusieurs de ses ouvrages.
  • Joël Dumé, arbitre international de rugby, réside dans la commune.
  • Guillaume-Léonce Duprat psycho-sociologue naît en 1872 dans la commune.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Modèle:Autres projets

Notes et références

Notes et cartes

  • Notes

Modèle:Références

  • Cartes

Modèle:Références

Références

Modèle:Références

Modèle:Portail

  1. Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de Modèle:Unité pour Bordeaux et Modèle:Unité pour Langon. Données fournies par Lion1906.com, consulté le 4 juillet 2011.
  2. Modèle:Lien web, Modèle:P..
  3. Modèle:Lien web.
  4. Modèle:Article
  5. Modèle:Lien web.
  6. Modèle:Lien web.
  7. Modèle:Lien web.
  8. Modèle:Lien web.
  9. Modèle:Lien web.
  10. 10,0 et 10,1 Modèle:Métadonnées Commune
  11. Modèle:Lien web.
  12. Modèle:Lien web.
  13. Modèle:Lien web.
  14. 14,0 14,1 et 14,2 Modèle:Lien web.
  15. Modèle:Lien web.
  16. Modèle:Lien web, chapitre Risque inondation.
  17. Modèle:Lien web.
  18. Modèle:Lien web.
  19. Modèle:Lien web, chapitre Feux de forêts.
  20. Modèle:Lien web.
  21. Modèle:Lien web.
  22. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Lib. Guénégaud, 1978, Modèle:P..
  23. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 2, Lib. Droz, 1991, Modèle:P..
  24. Modèle:Ouvrage.
  25. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 4 juillet 2011.
  26. Liève des quartières de l'Archevêché, et Pouillé des Bénéfices de la France (registre administratif des biens et bénéfices ecclésiastiques) de 1420, 1546, et 1648 (manuscrits Monteil rédigé en latin).
  27. Modèle:Ouvrage, article 6.VI, pages 238-240 et page 132
  28. Historique des communes, Modèle:P., sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 7 avril 2013.
  29. Modèle:Base Mérimée, consulté le Modèle:1er novembre 2010.


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