Théorie de la cinétique d'oxydation de Wagner

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La théorie de la cinétique d'oxydation de Wagner est une théorie physique destinée à modéliser la vitesse de croissance d'une couche d'oxyde sur un métal lorsque celle-ci est compacte et adhérente, dans le cadre de la corrosion sèche. Elle fut proposée par Carl Wagner en 1933.

Cette théorie prédit une loi parabolique : la masse oxydée, ou la prise de masse Δm, est proportionnelle à la surface réactive S et à la racine carrée du temps t :

ΔmS×t.

Ce comportement en racine carrée du temps est également constaté expérimentalement. Intuitivement, on peut concevoir que la croissance est de moins en moins rapide car les espèces chimiques doivent traverser une couche d'oxyde de plus en plus épaisse.

Le calcul fait par Wagner prend en compte la diffusion sous l'effet de l'agitation thermique, les charges des espèces et notamment la force électrostatique qui s'y exerce, ainsi que les équations thermochimiques qui résultent du quasi-équilibre chimique à chaque point de l'oxyde.

Cependant, cette loi fait des hypothèses trop restrictives, et la cinétique calculée à partir de cette théorie ne correspond pas aux résultats expérimentaux (la forme de la courbe correspond, mais pas l'échelle). Elle reste malgré tout la loi la plus complète et sert de base à d'autres extrapolations prenant en compte, par exemple, l'effet des joints de grain.

Introduction

Pour traiter le problème de la cinétique d'oxydation à haute température, Carl Wagner[1] a fait les hypothèses suivantes quant à la migration des espèces dans l'oxyde[2]Modèle:,[3]Modèle:,[4] :

  • la migration fait intervenir, outre le déplacement par sauts aléatoires (diffusion), l'effet du gradient de potentiel chimique ainsi que l'effet du champ électrique local créé par la répartition des charges ;
  • l'oxyde a une composition proche de la stœchiométrie ;
  • à tout instant, l'oxyde est localement à l'équilibre chimique ;
  • le circuit est ouvert, c'est-à-dire que le courant électrique global est nul et donc que les flux d'espèces chargées sont couplés.

La formation d'oxyde se fait par diffusion d'ions, le but est donc de calculer le flux ionique en fonction des paramètres fondamentaux de l'oxyde (coefficient de diffusion, conductivités, pression partielle d'oxygène).

Prérequis

Les prérequis pour cette étude sont :

Convention de notation et stratégie

On considère que l'oxyde a pour formule :

MnO2

où « M » est un métal. On peut dans une première approche considérer que c'est un cristal ionique, les ions étant alors :

Mzc+ (parfois noté sans mettre le « c » en indice, Mzc + , pour simplifier) et O2−.

La neutralité électrique du cristal impose qu'il y ait autant de charges positives que de charges négatives, soit

n × zc = 2 × 2 = 4 Modèle:Equarefa

Il s'agit là de la neutralité électrique « constitutive », « stœchiométrique », de l'oxyde. Lors de l'oxydation, il se forme d'autres charges (comme les électrons libres et les trous d'électron), il y a donc une autre équation de la neutralité électrique qui prend en compte les concentrations des différentes espèces.

On considère qu'une « cellule élémentaire » MnO2 se forme par la rencontre de n ions métalliques Mzc + et de deux ions oxygène O2− selon la réaction :

n Mzc + + 2 O2− → MnO2.

donc :

  • une mole d'ions Mzc + peut contribuer à la formation de 1/n mole d'oxyde ;
  • une mole d'ions O2− peut contribuer à la formation de 1/2 mole d'oxyde.

Le but du présent article est donc de présenter un calcul du flux d'ions (nombre d'ions traversant une surface unité perpendiculaire au flux, c'est-à-dire parallèle à la surface libre de l'échantillon, durant un temps unité) :

jMzc+ étant le flux de cations métalliques vers l'extérieur, jO2 étant le flux d'anions oxygène vers l'intérieur.

Un flux de particules i chargées crée un courant électrique. Si chaque particule porte zi charges élémentaires e, alors la densité de courant électrique jel i est reliée au flux de particules ji par la formule :

jel i=zieji Modèle:Equarefa

Dans le cas des ions dans l'oxyde, le flux de cations vers l'extérieur et le flux d'anions vers l'intérieur crée un courant électrique nommé « courant ionique », noté jion, et valant :

jion=zcejMzc+2ejO2

Si la réaction de formation est très rapide devant la migration des espèces, alors pour une surface S, la vitesse v de formation de l'oxyde (en mole par seconde) est :

v=(1njMzc++12jO2)×S

ce qui, d'après l'électroneutralité Modèle:Equarefl devient

v=(zc4jMzc++12jO2)×S=14ejion×S Modèle:Equarefa

Nous allons donc chercher à déterminer le courant ionique afin de déterminer la vitesse de croissance de l'oxyde.

Migration sous l'effet d'un champ

Les espèces effectuant des sauts aléatoires, nous considérons le parcours moyen Modèle:Formule d'une particule (atome, ion, électron libre, trou d'électron) pendant une durée τ. On peut définir la vitesse moyenne v comme étant

v=Xτ

Si la particule est soumise à une force F, alors on peut relier la vitesse moyenne à la force et au coefficient de diffusion D par la loi de Nernst-Einstein :

v=DFkT

k étant la constante de Boltzmann et T la température absolue. Si l'on prend la comparaison avec le frottement fluide (freinage du parachute), on peut écrire que la vitesse est proportionnelle à la force :

Modèle:Formule

la grandeur B étant la mobilité (Beweglichkeit) de l'espèce. On a donc la relation d'Einstein :

Modèle:Formule Modèle:Equarefa

Le flux j, lui, résulte du mouvement sous l'effet

  • de la force, qui tend à faire migrer les espèces et donc à créer un gradient de concentration, et
  • de l'agitation thermique qui tend elle au contraire à uniformiser la concentration (loi de Fick).

Comme on se place dans le cas d'un oxyde dont la composition est proche de la stœchiométrie, on suppose également que la variation de concentration est faible. Le flux peut donc s'écrire, par approximation :

Modèle:Formule Modèle:Equarefa

la grandeur c étant la concentration.

Potentiel chimique

La force Fc, résultant du potentiel chimique μ, peut s'écrire à une dimension :

Fc=μx

et donc Modèle:Equarefl devient :

j=cBμx Modèle:Equarefa

Champ électrique

Si une particule porte z charges élémentaires e, alors elle subit la force Fe (force électrostatique ou force de Coulomb) :

Fe=zeE

Le champ électrique E dérive d'un potentiel V, ce qui s'écrit à une dimension :

E=Vx

d'où, d'après Modèle:Equarefl, un flux :

j=cBzeVx Modèle:Equarefa

soit une densité de courant électrique (flux de charges) jel[5] valant d'après Modèle:Equarefl

jel=zecBzeVx=cBz2e2Vx

On peut faire un parallèle avec le loi d'Ohm reliant cette densité de courant électrique jel au gradient de potentiel[6] :

jel=σVx

la grandeur σ étant la conductivité électrique. On a donc :

jel=cBz2e2Vx=σVx

soit

Modèle:Formule Modèle:Equarefa

et donc d'après la relation d'Einstein Modèle:Equarefl :

D=kTB=kTσcz2e2

Lorsqu'il y a plusieurs porteurs de charge i, la conductivité totale σ est la somme des conductivités pour chaque espèce σi :

Modèle:Formule

On peut aussi écrire que chaque σi est une portion ti de σ :

Modèle:Formule

avec évidemment

Modèle:Formule

Le coefficient ti est appelé le « nombre de transport » de l'espèce i.

On obtient donc pour une espèce donnée :

Di=kTσticizi2e2 Modèle:Equarefa

Équilibre thermodynamique

Dans cette partie, nous considèrerons pour simplifier que la migration, pour le métal ou bien l'oxygène, se fait par une seule espèce (ion interstitiel ou bien lacune, cf. Défaut cristallin et Notation de Kröger et Vink), et nous noterons :

  • M pour désigner l'ion métallique en position normale dans l'oxyde MM ;
  • Mzc+ pour désigner l'ion mobile dans l'oxyde, c'est-à-dire soit l'ion interstitiel Mizc, soit la lacune métallique VMzc ' ;
  • O pour désigner l'ion oxygène en position normale OO ;
  • O2− pour désigner l'ion mobile dans l'oxyde, Oi2 ' ou VO2• ;
  • e pour désigner les électrons libres e', et
  • h+ les trous d'électrons h.

Notez que lorsqu'une lacune se déplace, cela équivaut globalement au déplacement en sens inverse d'un ion de charge opposée à la charge effective de la lacune.

Si l'on écrit la relation de Gibbs-Duhem, on obtient :

cMdμM+cMzc+dμMzc++cOdμO+cO2dμO2+cedμe+ch+dμh+=0 Modèle:Equarefa

Écrivons maintenant les équilibres chimiques locaux :

La relation de Gibbs-Duhem Modèle:Equarefl s'écrit donc :

(cM+cMzc+)dμM+(cO+cO2)dμO+(zccMzc++2cO2+cech+)dμe=0

L'électroneutralité s'écrit :

zccMzc+2cO2ce+ch+=0

donc

(cM+cMzc+)dμM+(cO+cO2)dμO=0

Puisque nous sommes proches de la stœchiométrie, on peut écrire la neutralité électrique du cristal : l'ensemble des cations (en position interstitielle ou en position normale) contrebalance l'ensemble des anions (en position interstitielle ou en position normale) en ce qui concerne les charges :

zc(cM+cMzc+)2(cO+cO2)=0

La relation de Gibbs-Duhem devient donc finalement

dμM=zc2dμO

ou bien encore

dμMzc++zcdμe=zc2(dμO22dμe)

et donc

dμMzc+=zc2dμO2 Modèle:Equarefa

Courant ionique

Les espèces chargées migrent sous l'effet du gradient de potentiel chimique et électrique, donc pour une espèce i Modèle:Equarefl Modèle:Equarefl :

ji=Bici(μix+zieVx)

Ce flux crée un courant électrique dont la densité vaut Modèle:Equarefl Modèle:Equarefl Modèle:Equarefl :

jel i=zieji=(Bicizie)(μix+zieVx)

soit d'après Modèle:Equarefl:

jel i=σizie(μix+zieVx)=σetiziμixσiVx Modèle:Equarefa.

puisque σi = ti·σ.

Le circuit est ouvert : il n'y a pas de circulation de charges à l'extérieur de l'oxyde, on a donc :

ijel i=0

soit

σe(tMzc+zcμMzc+xtO22μO2xteμex+th+μh+x)iσiVx=0

Comme on a

iσi=σ

et avec Modèle:Equarefl, on obtient :

tO22μO2xtMzc+zcμMzc+x+(te+th+)μex=eVx

et d'après Modèle:Equarefl :

tO22μO2xtMzc+zcμMzc+x=tMzc++tO22μO2x=tion2μO2x Modèle:Equarefa

si l'on note le nombre de transport ionique tion = tMzc+ + tO2- et le nombre de transport électrique tel = te- + th+. On obtient :

tion2μO2x+telμex=eVx

et d'après Modèle:Equarefl

tion2μOx+(tion+tel)μex=eVx

comme tion + tel = 1, on obtient

tion2μOx+μex=eVx Modèle:Equarefa

La quantité qui nous intéresse est le courant ionique, qui s'écrit d'après Modèle:Equarefl :

jion=σe(tMzc+zcμMzc+xtO22μO2x)σtionVx

soit d'après Modèle:Equarefl

jion=σetion2μO2xσtionVx

en utilisant l'équilibre thermodynamique de l'oxygène Modèle:Equarefl et en remplaçant V/x par l'expression trouvée en Modèle:Equarefl, on a :

jion=σtione(12μOx+μextion2μOx)=σtion2e(1tion)μOx

soit

jion=σ2etiontelμOx

Modèle:Centrer

Vitesse de croissance

D'après Modèle:Equarefl et Modèle:Equarefl, on a :

v(x)S=σ8e2tiontelμOx

v(x) est le nombre de cellules de MnO2 créées en une seconde à la profondeur x par rapport à la surface (toutes les grandeurs sont en effet locales).

En remplaçant l'activité de l'oxygène par la pression partielle de dioxygène (dμO=12dμO2=12kTdlnpO2), on obtient

v(x)S=kTσ16e2tiontellnpO2x

En intégrant cette équation sur l'épaisseur Δx de la couche, on obtient :

1SdNdt=kT16e2(pO2IpO2IIσtionteldlnpO2)1Δx=kt1Δx

Modèle:Equarefa

  • N est le nombre de moles d'oxyde ;
  • pIO2 et pIIO2 sont les pressions partielles d'oxygène aux interfaces oxyde/gaz et oxyde/métal ;
  • kt est le coefficient d'oxydation parabolique.

Si l'on considère que la densité de l'oxyde est uniforme, l'épaisseur Δx de la couche est proportionnelle à la quantité d'oxyde N (Δx ∝ N) : le volume d'oxyde Vox s'écrit

Vox=SΔx=NMMnO2ρ

où ρ est masse volumique de l'oxyde et MMnO2 est sa masse molaire. On a donc

Δx=NMMnO2Sρ

et donc

NdNdt=ktS2ρMMnO2

donc en intégrant

12N2=ktS2ρMMnO2t

puisqu'en début d'oxydation, la quantité d'oxyde est nulle (N = 0 à t = 0), soit

NS×t


Comme la prise de masse est due à l'incorporation d'atomes d'oxygène, on a

Modèle:Formule

où 2 est le nombre d'atomes d'oxygène par maille de MnO2, et MO est la masse molaire de l'oxygène (Modèle:Unité·mol−1), donc

ΔmS×t


Ce sont donc bien des lois paraboliques.

Cas particuliers

Défauts prédominants et diffusion

Dans le cas général, on a deux défauts dominants : un défaut ionique (dans le sous-réseau d'oxygène ou de métal) et un défaut électronique (électron libre ou trou délectron).

En raison de la neutralité électrique, les défauts doivent avoir une charge de signe opposé, on a donc quatre possibilités :

  1. lacunes métalliques VMzc ' et des trous d'électron h, l'oxyde est alors dit « en déficit métallique » ;
  2. ions métalliques interstitiels Mizc et électrons libres e', l'oxyde est alors dit « en excès métallique » ;
  3. lacunes d'oxygène VO2 • et électrons libres e' ; l'oxyde est alors dit « en déficit d'oxygène » ;
  4. ions oxygène interstitiels Oi2 ' et trous d'électron h ; l'oxyde est alors dit « en excès d'oxygène ».

Les électrons et trous d'électron étant beaucoup plus rapide que les ions, l'oxyde se comporte comme un semi-conducteur de type P dans les cas 1 et 4, et de type N dans les cas 2 et 3.

Dans certains cas, lorsque l'oxyde est proche de la stœchiométrie, les deux défauts prédominants peuvent être ioniques et former des défauts de Frenkel VMzc ' + Mi2 • ou VO2 • + Oi2 ', ou des défauts de Schottky VMzc ' + VO2 •.

Du fait de la faible concentration en charges électroniques, le conducteur est de type ionique ; on parle « d'électrolyte solide ».

Dans une couche d'oxyde obtenue par réaction avec l'atmosphère, le type de défaut dominant peut varier en fonction de la profondeur puisque la pression partielle de dioxygène varie.

Les considérations ci-dessus ne sont valables que pour de faibles concentrations de défaut (jusqu'à environ 10−4 par maille, soit un défaut pour 10 000 mailles). Au-delà, les défauts interagissent et ne peuvent plus être considérés comme indépendants. Pour des concentrations élevées (fraction supérieure à 10−2), les défauts forment des « associations (ou amas) de défauts » (defect clusters)[7]. Un ion interstitiel de charge positive (ion métallique ou impureté) ayant une charge relative opposée à la lacune métallique, la présence d'interstitiels a tendance à stabiliser les lacunes par attraction coulombienne (électrostatique) ; lorsque l'on a a interstitiels entourés de b lacunes, on parle de défaut (b : a)[8]. Un exemple simple est l'amas de défauts (4:1) dans la wustite Modèle:Fchim (structure NaCl).

Oxyde ayant une conductivité électronique prédominante

Si l'oxyde a une conductivité électronique rpédominante, on a tel Modèle:≃ 1 et tion ≪ 1, soit

Modèle:Formule

avec

σion=σMzc++σO2.

D'après Modèle:Equarefl, on a donc

σion=e2kT(4DOcO+zc2DMcM)

le coefficient kt dépend donc des coefficients d'autodiffusion des anions et des cations dans l'oxyde (qui eux-mêmes dépendent de la pression de dioxygène dans l'oxyde) :

kt=cO4pOIpOII(DO+zc2DM)dlnpO2

Or, les coefficients de diffusion DM et DO s'expriment en fonction des coefficients d'autodiffusion des défauts et de leur concentration, par exemple dans le cas d'un oxyde déficitaire en oxygène,

DO=DVO2cVO2

la concentration en défaut peut elle-même se déduire de la pression partielle de dioxygène. Ainsi, il est possible d'exprimer kt en fonction des paramètres fondamentaux du matériau et de l'environnement.

Oxyde ayant une conductivité ionique prédominante

Si l'oxyde a une conductivité ionique prédominante, alors la diffusion est limitée par le transport des électrons et des trous d'électron. On a tion Modèle:≃ 1 et tel ≪ 1, soit

Modèle:Formule

et donc

kt=kT16e2pO2IpO2IIσeldlnpO2

Les équilibres de défauts permettent de relier la concentration en électrons à celle des trous d'électrons en fonction de la pression partielle de dioxygène. Si par exemple on suppose que le défaut prédominant est le défaut de Schottky chargé et que les trous d'électron sont prédominants sur les électrons, on a

nVMZc+2VO2

avec donc la constante d'équilibre

Ks=|VMZc|n|VO2|2.

Par ailleurs, on a

nMM+O2MnO2+nVMZc+zch

avec la constante d'équilibre

Kv=|h|zc|VMZc|npO2.

On peut ainsi exprimer le coefficient parabolique d'oxydation en fonction de Ks, Kv et de pO2 .

Notes et références

Modèle:Références

Annexes

Bibliographie

Modèle:Légende plume

Modèle:Portail

  1. physico-chimiste allemand (1901-1977), énonça sa loi parabolique en 1933 ; le premier à proposer une loi parabolique fut Tamman en 1920, avec un modèle plus simple.
  2. Modèle:Harvsp
  3. Modèle:Harvsp
  4. Modèle:Harvsp
  5. Certains ouvrages notent ce flux de charge I, mais il y a alors un risque de confusion avec le courant électrique global.
  6. Dans sa forme intégrale, on retrouve évidemment U = RI où U est la différence de potentiel, R la résistance et I l'intensité du courant.
  7. Modèle:Harvsp
  8. Modèle:Harvsp