Théorème de Dvoretzky-Rogers
Modèle:Confusion Le théorème de Dvoretzky-Rogers, dû à Aryeh Dvoretzky et Claude Ambrose Rogers[1], est un théorème mathématique d'analyse fonctionnelle sur les séries dans les espaces de Banach.
Lemme de Dvoretzky-Rogers
Ce lemme sur les espaces vectoriels normés de dimension finie garantit l'existence d'une base dans laquelle la norme euclidienne des coordonnées fournit une certaine estimation de la norme :
La qualité de l'estimation dépend du nombre Modèle:Math de termes de la somme. La valeur maximale du coefficient, égale à 1+Modèle:Sqrt, dépend de la dimension, mais on obtient une majoration indépendante de la dimension si l'on restreint le nombre Modèle:Math de termes, comme dans le corollaire suivant, qui est l'ingrédient essentiel de la démonstration du théorème de Dvoretzky-Rogers :
Théorème de Dvoretzky-Rogers
Pour le démontrer, on considère une suite de sous-espaces de dimensions finies appropriées, dans lesquels on choisit, à l'aide du corollaire ci-dessus, les vecteurs voulus.
Conséquences
Une caractérisation des espaces de dimension finie
En appliquant le théorème de Dvoretzky-Rogers à des aModèle:Ind positifs tels que la somme des aModèle:IndModèle:2 soit finie mais pas la somme des aModèle:Ind — [[Série de Riemann|par exemple aModèle:Ind = 1/n]] —, on conclut que si un espace de Banach est de dimension infinie, alors il contient des séries commutativement convergentes mais non absolument convergentes. Comme le théorème de réarrangement de Riemann garantit la réciproque, on en déduit le corollaire suivant (parfois nommé aussi « théorème de Dvoretzky-Rogers ») : Modèle:Énoncé
Un théorème d'Orlicz
D'après un théorème de Władysław Orlicz, toute série commutativement convergente ∑Modèle:IndxModèle:Ind dans [[Espace Lp|LModèle:Exp([0, 1])]] (avec 1 ≤ p < Modèle:Math), vérifie ∑Modèle:Ind║xModèle:Ind║Modèle:Exp < Modèle:Math pour r = max(2, p). Par conséquent, dans LModèle:2([0, 1]), une série ∑Modèle:IndxModèle:Ind telle que ∑Modèle:Ind║xModèle:Ind║Modèle:2 = Modèle:Math ne peut pas être commutativement convergente. Ceci montre que l'hypothèse du théorème de Dvoretzky-Rogers ne peut pas être affaiblie puisque pour cet espace, la condition suffisante est également nécessaire.
Inversement, le théorème de Dvoretzky-Rogers rend naturelle, dans le théorème d'Orlicz, la restriction aux exposants supérieur ou égaux à 2, puisqu'il montre que pour tout espace de Banach de dimension infinie, si un nombre r est tel qu'une série commutativement convergente ∑Modèle:IndxModèle:Ind vérifie toujours ∑Modèle:Ind║xModèle:Ind║Modèle:Exp < Modèle:Math, alors [[Espace de suites ℓp|ℓModèle:2 ⊂ ℓModèle:Exp]] donc r ≥ 2.