Cercle d'Euler

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Modèle:À sourcerEn géométrie, le cercle d'Euler d'un triangle (aussi appelé cercle des neuf points, cercle de Feuerbach, cercle de Terquem, cercle médian) est l'unique cercle passant par les neuf points remarquables suivants :

  • Les trois milieux Ii des trois côtés du triangle ;
  • Le pied Hi de chacune des trois hauteurs du triangle ;
  • Le milieu Ji de chacun des trois segments reliant l'orthocentre Modèle:Mvar à un sommet du triangle.
Cercle et droite d'Euler d'un triangle

Découverte

Dans son mémoire E325 présenté en 1763, Euler a considéré séparément les deux cercles circonscrits aux triangles I1I2I3 et H1H2H3 sans noter leur coïncidence [1].

En 1821, les mathématiciens français Brianchon et Poncelet démontrent ensemble que les milieux des côtés et les pieds des hauteurs du triangle sont cocycliques : ils mettent ainsi en évidence l'existence d'un cercle passant par ces six points remarquables. L'année suivante, le résultat fut redécouvert par le géomètre allemand Feuerbach. Le cercle d'Euler est aussi appelé cercle de Feuerbach. De plus, toujours en 1822, il démontra que le cercle des neuf points est tangent extérieurement aux cercles exinscrits et tangent intérieurement au cercle inscrit du triangle. Ce résultat s'appelle le théorème de Feuerbach et ajoute quatre nouveaux points remarquables : les points de contact, appelés points de Feuerbach.

Par la suite, Terquem mit en évidence que trois autres points appartiennent à ce cercle : les milieux des segments formés par les sommets du triangle et l'orthocentre. En 1842, Terquem apporta une deuxième preuve au théorème de Feuerbach. Une troisième preuve géométrique fut apportée en 1854.

Depuis, quelques dizaines d'autres points remarquables du triangle ont été ajoutés à la liste des points sur le cercle.

Démonstration géométrique

  • Le quadrilatère I1I3I2H1 est un trapèze car (I2I3) est parallèle à (BC)=(I1H1). Ce trapèze est isocèle car, d'après le théorème de Thalès dans le triangle (ABC), I1I2 est la moitié de AB. Or il en est de même de H1I3, médiane du triangle rectangle ABH1[2]. Or un trapèze isocèle est inscriptible dans un cercle. Il en résulte que les points I1, I2, I3 et H1 sont cocycliques. Il en est de même des autres points Hi.
  • L'angle I1H1J1 est droit. Il en est de même de l'angle I1I3J1 car (I1I3) est parallèle à (AC), et, d'après le théorème de Thalès dans le triangle ABH, I3J1 est parallèle à (BH), qui est perpendiculaire à (AC). Il en résulte que les deux triangles I1H1J1 et I1I3J1 sont rectangles, donc inscrits dans le cercle de diamètre [I1J1], et donc que les points I1, I3, H1 et J1 sont cocycliques. Les trois premiers étant éléments du cercle d'Euler, il en est de même de J1. Le même raisonnement s'applique aux autres points Ji[3].

Démonstration par homothétie

Le cercle des neuf points d'Euler est homothétique du cercle circonscrit au triangle dans deux homothéties :

  • l'homothétie de centre Modèle:Mvar et de rapport Modèle:Math : elle permet de mettre en place la droite et le cercle d'Euler.
  • l'homothétie de centre Modèle:Mvar et de rapport Modèle:Sfrac : elle permet de trouver les neuf points du cercle d'Euler comme points correspondants du cercle circonscrit.

L'homothétie de centre G

Notons IModèle:Ind le milieu de [BC], IModèle:Ind le milieu de [AC] et IModèle:Ind le milieu de [AB]. L'homothétie de centre G et de rapport Modèle:Math transforme le triangle (ABC) en le triangle médian (I1I2I3) et le cercle circonscrit à (ABC) en le cercle circonscrit à (I1I2I3) : ce dernier cercle est précisément le cercle d'Euler.

Le cercle d'Euler comme image du cercle circonscrit par l'homothétie de centre G et de rapport Modèle:Math.


Soit Modèle:Mvar le point aligné avec Modèle:Mvar et Modèle:Mvar, que l'homothétie de centre Modèle:Mvar et de rapport Modèle:Math transforme en Modèle:Mvar : alors Modèle:Mvar est l'orthocentre du triangle ABC. En effet, soit AModèle:Ind le symétrique de A par rapport à Modèle:Mvar et considérons le triangle AHAModèle:Ind : Modèle:Mvar en est le centre de gravité puisqu'au Modèle:Sfrac de la droite joignant le sommet Modèle:Mvar au point Modèle:Mvar, milieu du côté AAModèle:Ind; AG en est une autre médiane; IModèle:Ind est ainsi milieu de HAModèle:Ind, les droites (OIModèle:Ind) et (AH) sont donc parallèles, et OI1=12AH. Puisque (OIModèle:Ind) est orthogonale à (BC) par construction du cercle circonscrit au triangle ABC, la droite (AH) en est une hauteur de même que (BH) et (CH) par un raisonnement identique.

L'homothétie de centre H

L'homothétie de centre Modèle:Mvar et de rapport Modèle:Sfrac, transforme AModèle:Ind en IModèle:Ind, de même les points IModèle:Ind et IModèle:Ind sont les images de deux points du cercle circonscrit. Le cercle d'Euler circonscrit au triangle (I1I2I3) est l'image du cercle circonscrit à (ABC), dans l'homothétie de centre Modèle:Mvar et de rapport Modèle:Sfrac.

On note KModèle:Ind, le point d'intersection (autre que A) de la hauteur (AHModèle:Ind) avec le cercle circonscrit. Le segment [AAModèle:Ind] étant un diamètre, le triangle AKModèle:IndAModèle:Ind, inscrit dans un demi-cercle, est rectangle. Les droites (BC) et (KModèle:IndAModèle:Ind), perpendiculaires à la hauteur (AHModèle:Ind), sont parallèles. La droite (IModèle:IndHModèle:Ind) passe par le milieu IModèle:Ind de [HAModèle:Ind], c'est la droite des milieux de HAModèle:IndKModèle:Ind, HModèle:Ind est donc milieu de [HKModèle:Ind]. La droite (HKModèle:Ind) étant perpendiculaire à (BC), KModèle:Ind est le symétrique de H par rapport à (BC).

Modèle:Énoncé

Le point HModèle:Ind est le milieu de [HKModèle:Ind], c'est donc l'image de KModèle:Ind par l'homothétie de centre H. Comme KModèle:Ind est situé sur le cercle circonscrit, HModèle:Ind est sur le cercle d'Euler.

Modèle:Énoncé L'homothétie de centre Modèle:Mvar transforme les sommets du triangle en les milieux des segments [AH], [BH] et [CH] qui sont les trois points d'Euler KModèle:Ind, KModèle:Ind, KModèle:Ind situés sur le cercle.

C'est le mathématicien Leonhard Euler qui a remarqué le premier que dans un triangle quelconque (ABC) le centre de gravité Modèle:Mvar, le centre du cercle circonscrit Modèle:Mvar et l'orthocentre Modèle:Mvar sont alignés. (Précisément, l'homothétie de centre Modèle:Mvar et de rapport Modèle:Math transforme Modèle:Mvar en Modèle:Mvar.)

Quelques propriétés

On montre, en utilisant l'homothétie introduite au premier paragraphe, que :

  • Le rayon du cercle d'Euler est la moitié du rayon du cercle circonscrit.

GH=2GO      et      GΩ=12GO

ce dont on déduit que dans un triangle, le centre du cercle d'Euler Ω, est le milieu de [HO], segment joignant l'orthocentre Modèle:Mvar au centre du cercle circonscrit Modèle:Mvar.

GOGΩ=HOHΩ

  • le cercle d'Euler est le cercle circonscrit au triangle médian (formé par les milieux des côtés) et au triangle orthique (formé par les pieds des hauteurs).
  • toute hyperbole équilatère passant par les trois sommets a son centre sur le cercle d'Euler, en particulier l'hyperbole de Kiepert, de Jeřábek et de Feuerbach. C'est le théorème conique de Feuerbach.
  • le cercle d'Euler est tangent intérieurement au cercle inscrit à ABC et tangent extérieurement à ses cercles exinscrits. C'est le théorème de Feuerbach.
  • l'orthopôle de toute droite passant par le centre du cercle circonscrit est sur le cercle d'Euler.

Hexagramme de Pascal

Modèle:Article détaillé Modèle:Théorème

Hexagramme de Pascal


Les côtés opposés de l'hexagone croisé HModèle:IndIModèle:IndHModèle:IndIModèle:IndHModèle:IndIModèle:IndHModèle:Ind, inscrit dans le cercle d'Euler, se coupent en P, Q et R.

Une propriété projective que n'avait pas vue Euler : Modèle:Énoncé Modèle:Clr

Généralisation

La conique des neuf points est une ellipse pour un point intérieur au triangle.
La conique des neuf points est une hyperbole pour un point extérieur au triangle.

Le cercle d'Euler est un cas particulier de section conique, où l'on a considéré les trois sommets du triangle A, B et C et son orthocentre Modèle:Mvar. Ces quatre points forment un quadrilatère complet mais surtout un système orthocentrique. Si on considère un quadrilatère complet qui ne soit pas orthocentrique, on retrouve une propriété similaire en montrant qu'il existe une courbe conique passant par les intersections des diagonales et les milieux des six côtés du quadrilatère[4]. La courbe est une ellipse si Modèle:Mvar est intérieur à ABC, et une hyperbole sinon (elle est même équilatère si Modèle:Mvar est sur le cercle circonscrit de ABC).

Notes et références

Modèle:Références

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Michel Collet, Georges Griso, Le cercle d'Euler, Maths en plus, Vuibert, 1987
  • Jean-Denis Eiden, Géométrie analytique classique, Calvage & Mounet, 2009 Modèle:ISBN
  • François Netillard. « Cercle d’Euler et de Feuerbach », Mathématiques vivantes, n°72, p.9-59, 2022

Liens externes

Modèle:MathWorld

(de) Stefan Götz, Franz Hofbauer: Ein einfacher Beweis für den Satz von Feuerbach mit koordinatenfreien Vektoren

Modèle:Palette Modèle:Portail

  1. Modèle:Ouvrage
  2. Ce triangle rectangle est inscrit dans un cercle de centre I3 et de rayon I3A=I3B=I3H1.
  3. Modèle:Ouvrage
  4. Modèle:Article.