Théorème de Schwarz

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Version datée du 26 janvier 2025 à 14:19 par imported>Nicolas Franco UNamur (Remplacement dérivable par différentiable. Le théorème tel qu'énoncé était faux (il est bon en version anglaise). On peut soit utiliser une condition plus forte (classe $C^2$) soit une condition plus faible (différentiable). Mais dérivable en fonctionne pas nécessairement (cf. contre-exemple). La source citée en 5 contient bien l'hypothèse différentiable.)
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Le théorème de Schwarz ou de Clairaut[1] est un théorème d'analyse portant sur les dérivées partielles secondes d'une fonction de plusieurs variables. Sous certaines hypothèses, il dit que l'ordre des deux dérivations : dériver par rapport à la variable y d'abord, puis par rapport à une variable x revient au même que dériver par rapport à la variable x d'abord puis par rapport à la variable y. Autrement dit :

x(fy)(a)=y(fx)(a)

Il apparaît pour la première fois dans un cours de calcul différentiel donné par Weierstrass en 1861Modèle:Référence nécessaire auquel assistait alors Hermann Schwarz à Berlin.

Énoncé

Modèle:Théorème

La symétrie de la hessienne signifie que le résultat d'une dérivation partielle à l'ordre 2 par rapport à deux variables ne dépend pas de l'ordre dans lequel se fait la dérivation par rapport à ces deux variables :

x(fy)(a)=y(fx)(a).

Ce théorème est parfois appelé par les anglophones Modèle:Citation étrangère (théorème de Young), nom qui désigne également une extension aux dérivées d'ordre supérieur[2].

Un contre-exemple

La fonction Modèle:Math ne possède pas de dérivée seconde en Modèle:Math.

Le résultat ci-dessus peut tomber en défaut lorsque les hypothèses ne sont pas vérifiées. Un premier contre-exemple, assez compliqué, a été donné par Schwarz lui-même en 1873Modèle:Référence nécessaire. Un deuxième contre-exemple, plus simple, est proposé par Peano en 1884[3]. Il s'agit de la fonction définie par :

f(x,y)={xy(x2y2)x2+y2si (x,y)(0,0)0sinon,

qui vérifie

2fyx(0,0)=1tandis que2fxy(0,0)=1[4].

Application aux formes différentielles

Considérons, en dimension 2, la 1-forme différentielle exacte suivante, où Modèle:Math est de classe CModèle:2 :

df=a(x,y)dx+b(x,y)dy.

Alors,

a(x,y)=fx(x,y) et b(x,y)=fy(x,y).

En appliquant le théorème de Schwarz, on en déduit :

bx(x,y)=ay(x,y).

Ceci est donc une condition nécessaire d'exactitude de la forme différentielle. Une forme différentielle vérifiant cette condition nécessaire est dite fermée.

Plus généralement, en dimension n : Modèle:Énoncé ce qui, dans le cas particulier d'une 1-forme Modèle:Math, s'écrit :

si ω=df alors dω:=i<j(ωjxiωixj)dxidxj=0.

Modèle:Démonstration

Notes et références

Modèle:Références

Voir aussi

Modèle:Autres projets

Articles connexes

Lemme de Poincaré

Liens externes

Modèle:Portail

  1. En France et en Belgique, il est parfois appelé théorème de Clairaut. Cf. Modèle:Ouvrage.
  2. Modèle:Ouvrage.
  3. Modèle:Ouvrage.
  4. Ce contre-exemple est détaillé sur Wikiversité Modèle:Infra.