Formule de Faulhaber

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En mathématiques, la formule de Faulhaber, portant le nom du mathématicien allemand Johann Faulhaber, exprime la somme des puissances Modèle:Mvar-ième des Modèle:Mvar premiers entiers :

k=1nkp=1p+2p+3p++np(pour n* et p)

par une fonction polynomiale de degré Modèle:Mvar + 1 en Modèle:Mvar[1], les coefficients impliquant les nombres de Bernoulli :

B2=16,B4=130,B6=142

les nombres de Bernoulli d'indices impairs supérieurs ou égaux à trois étant nuls.

k=1nkp=1p+1(np+1+12(p+1)np+16(p+12)np1130(p+14)np3+142(p+16)np5++(p+1)Bpn).

Les coefficients

(p+1j)

qui apparaissent sont les coefficients binomiaux (anciennement notés

Cp+1j

).

Énoncé de la formule

Dans la convention la plus usuelle, les nombres de Bernoulli sont B0=1,B1=12,B2=16,B3=0,B4=130 mais ici, une convention moins courante est adoptée, à savoir que le nombre B1 est changé en +12.

La formule de Faulhaber s'écrit (pour

p

et

n*

) :

k=1nkp=1p+1j=0p(p+1j)Bjnp+1j (avec B1=12 au lieu de 12).

Faulhaber ne connaissait pas la formule sous cette forme, qui a été découverte par Jacques Bernoulli, et qui est un cas particulier de la formule d’Euler-MacLaurin. Mais il a obtenu l'expression dans les 17 premiers cas, et le fait que lorsque l'exposant est impair, la somme s'exprime en fonction de la somme des

n

premiers entiers. Dans ses calculs, il a manipulé la factorielle n! jusqu'à 24!, ce qui illustre son remarquable talent de calculateur, qu'il partage avec son correspondant Ludolph van Ceulen. Il est remarquable surtout par son anticipation des Modèle:Quoi à une époque où l'analyse balbutie. Il utilise la k-symétrie, et donne aussi certaines généralisations remarquables[2].

Exemples

10+20+30++n0=n

Modèle:Col-begin

1+2+3++n=12n2+12n=n(n+1)2
12+22+32++n2=13n3+12n2+16n=n(n+1)(2n+1)6
13+23+33++n3=14n4+12n3+14n2=n2(n+1)24=(1+2+3++n)2 (Théorème de Nicomaque)
14+24+34++n4=15n5+12n4+13n3130n=n(n+1)(2n+1)(3n2+3n1)30
15+25+35++n5=16n6+12n5+512n4112n2=n2(n+1)2(2n2+2n1)12
16+26+36++n6=17n7+12n6+12n516n3+142n=n(n+1)(2n+1)(3n4+6n33n+1)42

Modèle:Col-end

Une autre forme

On peut voir la formule énoncée avec des termes allant de 0 à Modèle:Mvar – 1 plutôt que de 1 à Modèle:Mvar[3]. Dans ce cas, la seule chose qui change est que l'on prend B1 = −1/2 au lieu de +1/2, donc le terme de deuxième plus haut degré dans chaque cas possède un signe moins au lieu d'un signe plus[4].

k=0n1kp=1p+1(np+112(p+1)np++(p+1)Bpn)=1p+1j=0p(p+1j)Bjnp+1j (avec B1=12).

La formule est valide pour tous entiers p0 et n1 (donc y compris pour Modèle:Mvar = 0 , avec [[Zéro puissance zéro|0Modèle:Exp = 1]]) :

Modèle:Col-begin Modèle:Col-2 00+10+20+30++(n1)0=n

0+1+2++(n1)=12n212n=n(n1)2

0+1+22++(n1)2=13n312n2+16n=n(n1)(2n1)6

Modèle:Col-2 0+1+23++(n1)3=14n412n3+14n2=n2(n1)24

0+1+24++(n1)4=15n512n4+13n3130n

0+1+25++(n1)5=16n612n5+512n4112n2 Modèle:Col-end

Relation avec les polynômes de Bernoulli

Définissons pour Modèle:Mvar et Modèle:Mvar entiers naturels : Snp=k=0nkp, donc Sn0=n+1 et Snp=k=1nkp pour n,p1.

On a alors pour tout

n,p0

:

Snp=Bp+1(n+1)Bp+1(0)p+1,

Bp(X)

est le polynôme de Bernoulli de rang Modèle:Mvar.

B0(X)=1
B1(X)=X12
B2(X)=X2X+16
B3(X)=X332X2+12X

On a Bp(0)=Bp, nombre de Bernoulli de rang Modèle:Mvar (avec B1(0)=12).

Modèle:Démonstration

Forme symbolique

Dans le calcul ombral classique, on traite formellement les indices j dans l'expression Bj comme s'ils étaient des exposants, c’est-à-dire que, dans ce cas, on applique la formule du binôme de Newton, ce qui donne, pour n,p1 :

k=1nkp=1p+1j=0p(p+1j)Bjnp+1j=1p+1j=0p(p+1j)Bjnp+1j=(B+n)p+1Bp+1p+1.

Dans le calcul ombral « moderne », on considère la forme linéaire T sur l'espace vectoriel des polynômes de variable b donnée par

T(bj)=Bj.

On peut alors écrire

k=1nkp=1p+1j=0p(p+1j)Bjnp+1j=1p+1j=0p(p+1j)T(bj)np+1j
=1p+1T(j=0p(p+1j)bjnp+1j)=T((b+n)p+1bp+1p+1).

Polynômes de Faulhaber

Faulhaber a observé (sans en donner de preuve) que

  • si Modèle:Math est impair, alors 1p+2p+3p++np est une fonction polynomiale de y=1+2+3++n=n2+n2,
  • si Modèle:Math est pair, alors 1p+2p+3p++np est le produit de 2n+1 par une fonction polynomiale de Modèle:Math.

Ces propriétés se montrent en utilisant respectivement les relations de récurrence forte sur les sommes de degré impair et les relations de récurrence forte sur les sommes de degré pair.

Ainsi, pour Modèle:Math impair :

13+23+33++n3=y2
15+25+35++n5=4y3y23
17+27+37++n7=6y44y3+y23
(et donc 15+25+35++n5+17+27+37++n7=2y4)
19+29+39++n9=16y520y4+12y33y25
111+211+311++n11=16y632y5+34y420y3+5y23

et pour Modèle:Math pair :

12+22+32++n2=(2n+1)y3
14+24+34++n4=(2n+1)6y2y15
16+26+36++n6=(2n+1)12y36y2+y15
18+28+38++n8=(2n+1)40y440y3+18y23y45

Quelques auteurs[5] appellent ces polynômes P(y), avec y=n(n+1)2, « polynômes de Faulhaber » ; Donald Knuth a donné des démonstrations de ces résultats (et d'autres les généralisant encore) en n'utilisant que des méthodes que Faulhaber maîtrisait[2].

Expression utilisant les nombres de Stirling de seconde espèce

Pour tout p1, on a la relation :

k=0nkp=i=1pS(p,i)i+1(n+1)i+1

où les S(p,i) sont les nombres de Stirling de seconde espèce (nombre de partitions en i parties d'un ensemble à Modèle:Mvar éléments) et (n+1)i+1=(n+1)(n)...(n+1i) (symbole de Pochhammer).

Modèle:Démonstration

Par exemple k=0nk=12(n+1)n, et k=0nk2=12(n+1)n+13(n+1)n(n1).

Relations de récurrence liant ces sommes

Relation de récurrence forte (Pascal, 1655)

Pour n,p0, les sommes Snp=k=0nkp peuvent se calculer de proche en proche grâce à la relation[6]:

(p+1)Snp=(n+1)p+1q=0p1(p+1q)Snq.

Modèle:Démonstration

Par exemple, on a Sn0=00+10+20+30++n0=n+1 ;

donc, 2Sn1=(n+1)2(n+1)=n(n+1),

puis 3Sn2=(n+1)3(n+1)3n(n+1)2=n+12(2n2+4n+223n)=n(n+1)(2n+1)2,

etc.

Relation de récurrence forte sur les sommes de degré impair

Elle s'écrit :

2(p+1)Sn2p+1=(n(n+1))p+121qp/2(p+12q+1)Sn2p+12q.

Modèle:Démonstration

En faisant p=1, on obtient par exemple directement que 4Sn3=(n(n+1))2.

Cette relation permet également de montrer par récurrence que Sn2p+1 est un polynôme de degré p+1 en n(n+1).

Relation de récurrence forte sur les sommes de degré pair

Elle s'écrit, pour Modèle:Math strictement positif :

(4p+2)Sn2p=np(n+1)p(2n+1)1qp/2(4(p2q+1)+2(p2q))Sn2p2q.

Modèle:Démonstration

En faisant p=1, on obtient par exemple directement que 6Sn2=n(n+1)(2n+1).

Cette relation permet également de montrer par récurrence que Sn2p est le produit de (2n+1) par un polynôme de degré Modèle:Math en n(n+1).

Expressions matricielles des formules de Faulhaber

Pour les sommes quelconques

Première forme

La relation de récurrence forte de Pascal vue plus haut peut s'écrire : Modèle:Centrer

Ces relations, pour Modèle:Mvar variant de 0 à Modèle:Mvar, constituent un système triangulaire dont les solutions sont Sn0,Sn1,,Snq.

Si Aq+1 est la matrice carrée triangulaire inférieure d'ordre Modèle:Mvar+1 définie par Aq+1(i,j)=(i+1j) (les indices variant de 0 à Modèle:Mvar), le système s'écrit[5] :

Aq+1(Sn0Sn1Snq)=(n+1(n+1)2(n+1)q+1)

On en déduit :

(Sn0Sn1Snq)=Aq+11(n+1(n+1)2(n+1)q+1).

Par exemple, A7=(1000000120000013300001464000151010500161520156017213535217), et A71=(10000001212000001612130000014121400013001312150001120512121601420160121217).

On retrouve bien Sn0=n+1, Sn1=(n+1)n2, etc.

La matrice Aq+1 est la matrice obtenue en tronquant la diagonale principale d'une matrice de Pascal et en enlevant la première ligne devenue nulle. La première colonne de la matrice inverse donne les nombres de Bernoulli[7].

Deuxième forme

La méthode précédente donne les Snp, comme polynômes en n+1 ; on peut obtenir directement les polynômes en n grâce à la relation, valable pour n1 : Modèle:Centrer

Modèle:Démonstration


En utilisant la matrice Bq+1 obtenue à partir de Aq+1 en alternant les signes : Bq+1(i,j)=(1)i+j(i+1j), on obtient alors [8]:

(Sn01Sn1Snq)=Bq+11(nn2nq+1)

Par exemple, B7=(1000000120000013300001464000151010500161520156017213535217), et B71=(10000001212000001612130000014121400013001312150001120512121601420160121217). d'où

(10000001212000001612130000014121400013001312150001120512121601420160121217)(nn2n3n4n5n6n7)=(n12n+12n216n+12n2+13n314n2+12n3+14n4130n+13n3+12n4+15n5112n2+512n4+12n5+16n6142n16n3+12n5+12n6+17n7)

Pour les sommes à exposants impairs

La relation ci-dessus sur les sommes à exposants impairs peut aussi s'écrire :Modèle:CentrerCes relations pour i de 1 à Modèle:Mvar constituent un système triangulaire dont sont solutions Sn1,Sn3,,Sn2p1.

Si Bp est la matrice carrée triangulaire inférieure d'ordre Modèle:Mvar définie par Bp(i,j)=2(i2ji1), le système s'écrit

Bp(Sn1Sn3Sn2p1)=(n(n+1)n2(n+1)2np(n+1)p) ; on en déduit (Sn1Sn3Sn2p1)=Bp1(n(n+1)n2(n+1)2np(n+1)p).

Par exemple, B4=2(1000020001300044), et B41=(1200001400011216001121618).

On retrouve bien Sn1=n(n+1)/2, Sn3=n2(n+1)24, Sn5=n3(n+1)36n2(n+1)212 etc.

La matrice Bp est le double de la matrice obtenue en tronquant une diagonale descendante sur deux de la matrice de Pascal triangulaire inférieure.

Généralisations de la formule de Faulhaber

La formule de Faulhaber peut être étendue à différents types de sommes multiples de puissances : soit à des sommes de produits de puissances distinctes (mais de même exposant), soit à des sommes de produits de puissances avec répétitions possibles ; elle se généralise également à des sommes de puissances d'une progression arithmétique.

Sommes multiples de produits de puissances distinctes

Pour tous m, q, n, p tels que nq+m1,m1, la somme multiple de puissances p distinctes, d'ordre m et de bornes q et n, est définie par

σm(qp,,np)=qk1<<kmnkmpk1p,

ce qui correspond à la somme des (nq+1m) produits de m entiers distincts entre q et n élevés à la même puissance p.

Ces sommes multiples de puissances peuvent être exprimées sous la forme d'une combinaison de sommes simples de puissances, comme illustré par le théorème suivant [9].

Modèle:Théorème L’application de la formule de Faulhaber pour des sommes simples de puissances conduit à la formule de Faulhaber généralisée suivante[9].

Modèle:Théorème

Exemples
1k1<k2nk2k1=n(n1)(n+1)(3n+2)24=(n+13)3n+24, Modèle:OEIS
1k1<k2nk22k12=n(n1)(n+1)(2n1)(2n+1)(5n+6)360=(2n+25)5n+64!, Modèle:OEIS
1k1<k2<k3nk32k22k12=(2n+27)35n2+91n+60144, Modèle:OEIS.

Notons que pour Modèle:Mvar =1, 1k1<<kmnkmk1=(1)ms(n+1,n+1m), où s(.,.) représente un nombre de Stirling de première espèce.

Sommes multiples de produits de puissances avec répétitions possibles

Pour tout m, q, n, p, cette somme de puissances p d'ordre m avec des bornes q et n est définie par

qk1kmnkmpk1p=km=qnkm1=qkmk1=qk2kmpk1p ,

ce qui correspond à la somme des ((nq+1m)) produits de m entiers entre q et n , avec répétitions possibles, élevés à la puissance p.

Ces sommes multiples de puissances peuvent être exprimées sous la forme d’une combinaison de sommes simples de puissances, comme illustré par le théorème suivant [10].

Modèle:Théorème Une conséquence directe de ce théorème est la formule de Faulhaber généralisée suivante [10].

Modèle:Théorème

Exemples
1k1k2nk2k1=n(n+1)(n+2)(3n+1)24=(n+23)3n+14, Modèle:OEIS.
1k1k2nk22k12=n(n+1)(n+2)(2n+1)(2n+3)(5n1)360=(2n+45)5n14!, Modèle:OEIS.
1k1k2k3nk32k22k12=(2n+67)35n221n+4144, Modèle:OEIS.

Notons que pour Modèle:Mvar = 1, 1k1kmnkmk1=S(n+m,n), où S(.,.) désigne un nombre de Stirling de seconde espèce.

Somme de puissances d'une progression arithmétique

Le problème consiste donc à trouver des polynômes en fonction de n calculant

Snp(h,d)=k=0n1(h+kd)p=hp+(h+d)p++(h+(n1)d)p,

avec p et n entiers non-négatif, h premier terme d'une progression arithmétique et d0 raison de la même progression, h et d étant des nombres réels ou complexes quelconques, et même des éléments quelconques d'un anneau.

Snp(1,1) sont les polynômes identifiés par la formule de Faulhaber présenté à titre posthume par Bernoulli en 1713[11];

Snp(0,1) sont les polynômes du deuxième paragraphe, différant des précédents que par le signe d'un monôme de degré p;

Snp(1,2) sont les polynômes par sommes de puissances de nombres impairs successifs.

Utilisant la même représentation matricielle, le cas général est résolu par la formule suivante: Sn(h,d)=T(h,d)A1Nn,

[Sn(h,d)]r=Snr1(h,d),[T(h,d)]r,c={0,si c>r,(r1c1)hrcdc1si cr.,[A]r,c={0,si c>r,(rc1),si cr,,[Nn]r=nr, avec 1rm et 1cmr (ligne), c (colonne) et m (ordre de la matrice) sont des entiers [12].

Exemple

La formule dans le cas particulier m=5(p=0,1,...,m1) devient :

(Sn0(h,d)Sn1(h,d)Sn2(h,d)Sn3(h,d)Sn4(h,d))=(10000hd000h22hdd200h33h2d3hd2d30h44h3d6h2d24hd3d4)(100001200013300146401510105)1(nn2n3n4n5)

Et dans le cas particulier m=5,h=1,d=2, elle calcule la somme des n premiers nombres impairs consécutifs

En calculant la matrice T(h,d), dont les éléments suivent la formule du binôme de Newton avec les valeurs attribuées, c'est-à-dire T(1,2), et en trouvant la matrice inverse de la matrice triangulaire inférieure A obtenue à partir du triangle de Pascal privé du dernier élément de chaque ligne (matrice dont la dernière colonne est formée des nombres de Bernoulli, indiqués en rouge), on a :

T(1,2)=(10000120001440016128018243216),A1=(10000121200016121300014121401300131215)

En multipliant les lignes par les colonnes des deux matrices, on obtient

(Sn0(1,2)Sn1(1,2)Sn2(1,2)Sn3(1,2)Sn4(1,2))=(10000010001304300010207150830165)(nn2n3n4n5)=(nn213n+43n3n2+2n4715n83n3+165n5).

et donc :

Sn0(1,2)=nSn1(1,2)=n2Sn2(1,2)=13n+43n3Sn3(1,2)=n2+2n4Sn4(1,2)=715n83n3+165n5.

Enfin, si l'on s'intéresse aux trois premières additions des sommes de puissances de nombres impairs, on a bien :

S30(1,2)=10+30+50=3,S31(1,2)=11+31+51=9=32,S32(1,2)=12+32+52=35=1+36,

S33(1,2)=13+33+53=153=9+162,S34(1,2)=14+34+54=707=(211080+16×729)/15.

Notes et références

Modèle:Traduction/Référence

  1. Nulle en n = 0 (cf. « Somme vide ») donc produit de n par une fonction polynomiale de degré p.
  2. 2,0 et 2,1 Modèle:Article.
  3. Modèle:Ouvrage
  4. Ceci vient de ce que k=1n1kp=k=1nkpnp, ce qui change np2 en np2.
  5. 5,0 et 5,1 Modèle:Article
  6. Modèle:Ouvrage
  7. Modèle:Lien web, cité par Modèle:Article.
  8. Modèle:Lien web
  9. 9,0 et 9,1 Modèle:Lien web
  10. 10,0 et 10,1 Modèle:Lien web
  11. Modèle:Lien web
  12. Modèle:Lien web

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes

Modèle:Portail