Écoulement de Hiemenz

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Fichier:Écoulement en point d'arrêt.jpg
Écoulement en point d'arrêt.

L'écoulement de Hiemenz est un écoulement potentiel de point d'arrêt en symétrie plane dont la solution est analytique au sens où elle se ramène à la résolution d'une simple équation différentielle. Il a été décrit par Karl Hiemenz dans sa thèse à l'université de Göttingen en 1911[1] et a été étendu au cas de la symétrie de révolution par Fritz Homann en 1936[2].

Solution de Hiemenz

Fichier:Hiemenz flow.jpg
Écoulement de point d'arrêt plan. Fonction ϕ(η)
Écoulement de point d'arrêt plan : profil de vitesse.

Le problème posé est celui d'un écoulement irrotationnel impactant un cylindre perpendiculairement à celui-ci. Le potentiel est ψ=axz, z étant l'axe portant l'écoulement amont[3]. Les composantes de la vitesse dans le milieu amont sont :

U=ax,V=az

Si p0 est la pression au point d'arrêt, la pression en tout point est donnée par la conservation de quantité de mouvement :

p0p=12ρ(U2+V2)=12ρa2(x2+z2)

Au voisinage de la paroi il apparaît une couche limite et la solution générale est recherchée sous la forme suivante :

u=xf(z),v=f(z),p0p=12ρa2(x2+F(z)2)

Ces équations satisfont par construction à l'équation de continuité. La conservation de quantité de mouvement conduit à :

f'2ff=a2+νf
ff=12a2Fνf

où υ est la viscosité cinématique.

Les conditions aux limites sont :

f(0)=0,f(0)=0,F(0)=0,lim\limits zf=a

La première équation est indépendante et peut être transformée en posant :

η=αz,f(z)=Aϕ(η)

Elle devient :

α2A2(ϕ'2ϕϕ)=a2+νAα3ϕ

En posant :

α2A2=a2,νAα3=a2η=aνz,f(z)=aνϕ(η)

Elle devient l'équation adimensionée :

ϕ+ϕϕϕ2+1=0

avec les conditions aux limites :

ϕ(0)=0,ϕ(0)=0,lim\limits ηϕ=1

La vitesse relative parallèle à la paroi (dans la « couche limite ») est indépendante de x :

uU=1af(z)=ϕ(η)

L'accélération pariétale est ϕ(0)=1,2326.

Si l'on prend pour définition de l'épaisseur de couche limite uU=0.99, l'épaisseur de celle-ci (voir courbe) est donnée par δ2.4νa.

Généralisations

La méthode a été généralisée à un point d'arrêt axisymétrique[3], à un jet en incidence et à des parois en mouvement, par exemple un cylindre en rotation.

Références

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