Aqueduc et moulins de Barbegal

De testwiki
Aller à la navigation Aller à la recherche

Modèle:Infobox Site archéologique

L'aqueduc et les moulins de Barbegal constituent un complexe romain de meunerie hydraulique situé à Fontvieille, à proximité de la ville d'Arles. Cet ensemble a été présenté comme « la plus grande concentration connue de puissance mécanique du monde antique »[1].

L'aqueduc est partiellement classé au titre des monuments historiques depuis le Modèle:Date[2], certaines de ses parties faisant l'objet d'une inscription depuis le Modèle:Date[3].

Description

Localisation et description

Situé dans la commune de Fontvieille, à environ sept kilomètres à l'est de la ville d'Arles, le vallon des Arcs est franchi par deux ponts aqueducs parallèles, en partie sur arches. Ce dispositif s'explique par les modifications intervenues sur l'aqueduc d'Arles au début du Modèle:S. L'ouvrage primitif comportait deux branches convergeant dans un bassin d'où partait un conduit unique alimentant Arles. Sa branche orientale fut détournée pour alimenter la meunerie de Barbegal, tandis que la branche occidentale continua à alimenter la ville d'Arles. Le pont nouvellement édifié traversait en tranchée le chaînon de la Pène pour alimenter la meunerie. L'eau actionnait deux séries de huit roues verticales à augets disposées de part et d'autre d'une allée centrale. Elles fournissaient l'énergie à des moulins à farine.

Origines

L'aqueduc et les moulins de Barbegal ont été construits pour desservir la ville d'Arles. La meunerie pouvait produire Modèle:Unité de farine par jour, de quoi alimenter les Modèle:Nombre d'Arles de cette époque[4]. Toutefois, pour Henry-Paul Eydoux reprenant une hypothèse de Fernand Benoit, la meunerie de Barbegal était :

« Une affaire d'État, relevant vraisemblablement du service de l'annone, produisant pour les subsistances militaires et le ravitaillement officiel, avec une grande partie de la production réservée à l'exportation »[5].

Mais cette proposition a été infirmée par les fouilles conduites dans les années 1990[6]. Une récente étude, basée sur l'analyse des dépôts calcaires présents sur les roues à aubes, suggère quant à elle que la farine produite par les moulins était utilisée pour produire de grandes quantités de pain à destination des bateaux[7].

Concepteur et réalisateur

Maquette des moulins au Musée de l'Arles antique

Les fouilles de son émissaire oriental et celles du bassin amont du vallon des Arcs ont montré que ce complexe a été construit au début du Modèle:S et a fonctionné jusqu'au début du Modèle:S[8]. Le propriétaire en était probablement celui de la villa romaine proche de la Mérindole. D'après Fernand Benoit, qui pensait que ces moulins dataient de la fin de l'Antiquité, ce complexe aurait été réalisé par l'ingénieur gallo-romain Q. Candidius Benignus qui appartenait au corps des charpentiers d'Arles et dont le sarcophage comportait une inscription suggestive louant les mérites du maître : Modèle:Citation bilingue bloc

Caractéristiques et puissance

Le débit de l'aqueduc a été estimé entre 240 et Modèle:Unité par seconde[9]. Le dénivelé exploité par les moulins serait de Modèle:Unité[10]. La puissance (P) maximale brute de l'aménagement devait être de l'ordre de Modèle:Unité. En effet, la puissance (P) d'une chute est le produit de son débit par sa hauteur et est donnée selon la formule suivante :

P=Qρgh

Q est le débit du liquide, ρ la masse volumique de ce dernier, g l'accélération de la pesanteur et h la hauteur de la chute. Ce qui donne pour de l'eau avec un débit de Modèle:Unité :

P=0.310009.8118=52974W

À titre de comparaison, le barrage de Vallabrègues près de Beaucaire sur le Rhône a une puissance installée de Modèle:Unité, soit 4 000 fois supérieure.

L'installation étant divisée en deux séries de 8 moulins, la puissance brute de chacun devait être de l'ordre de 3 000 watts.

Restitution d'une roue de la meunerie

Entre 2017 et 2020, une équipe pluridisciplinaire (comité roue) a été constituée sous l'autorité de Philippe Leveau, pour la restitution d'une des roues de la meunerie. Un film (>Liens externes) résume le parcours de cette restitution.

Situation actuelle

Le site a été partiellement classé monument historique en 1937. Aujourd'hui, des vestiges importants de ce complexe, aqueduc et meunerie, sont encore bien visibles. La roue restituée (comité roue : 2020), visible au château de Montauban, permet d'apporter un complément à la visite sur site.

Notes et références

Modèle:Références

Voir aussi

Modèle:Autres projets

Bibliographie

  • Amouretti, M.-C., « Barbegal : de l'histoire des fouilles à l'histoire des moulins », Provence Historique, 167-8 (1992), Modèle:P.
  • Modèle:Article, compte-rendu par Modèle:Article
  • Sagui, C.L., « La meunerie de Barbegal (France) et les roues hydrauliques chez les Anciens et au Moyen Âge », Isis, vol. 38, Modèle:Numéro, Modèle:Date-, Modèle:P.
  • Modèle:Chapitre
  • Sellin, R.H.J., « The large Roman water mill at Barbegal (France) », History of Technology, 8, 1983, Modèle:P.
  • Modèle:En Bellamy, R.B. & Hitchner, P.-S., « The villas of the Vallee des Baux and the Barbegal Mill : Excavations at la Merindole villa and cemetery », Journal of Roman Archaeology 9 (1996), Modèle:P.
  • Les moulins romains de Barbegal, les ponts-aqueducs du vallon des Arcs et l'histoire naturelle de la vallée des Baux (Bilan de six ans de fouilles programmées), CRAI, janvier Modèle:Date-, Modèle:P..
  • Modèle:Chapitre
  • Philippe Leveau, « The Barbegal water-mill in its environment: Archaeology and the economic and social history of antiquity », Journal of Roman Archaeology 9 (1996), Modèle:P.
  • Modèle:En Hodge, A.T., « A Roman factory », Scientific American (November 1990), Modèle:P.
  • Hodge, A.T., « L'usine gallo-romaine de Barbegal », Pour la Science (Modèle:Date-), Modèle:P. (Traduction de la référence précédente)
  • Modèle:Article
  • Modèle:Article

Articles connexes

Liens externes

Modèle:Palette Modèle:Portail

  1. The greatest known concentration of mechanical power in the ancient world, cf Kevin Greene, “Technological Innovation and Economic Progress in the Ancient World: M.I. Finley Re-Considered”, The Economic History Review, New Series, Vol. 53, No. 1. (Feb., 2000), Modèle:P. (39)
  2. Modèle:Base Mérimée
  3. Modèle:Base Mérimée
  4. La meunerie de Barbegal
  5. Congrès archéologique de France - 1976 - Modèle:134e, Pays d'Arles, page 169.
  6. (Ph. Leveau, Les moulins romains de Barbegal, les ponts-aqueducs du vallon des Arcs et l'histoire naturelle de la vallée des Baux (Bilan de six ans de fouilles programmées), CRAI, janvier mars 1995, Modèle:P.).
  7. Gül Sürmelihindi, Philippe Leveau, Christoph Spötl, Vincent Bernard, Cees W. Passchier, The second century CE Roman watermills of Barbegal: Unraveling the enigma of one of the oldest industrial complexes, Science Advances05 septembre 2018.
  8. (Leveau Ph., Walsh K., Bertucchi G., Bruneton, H., Bost J.-P., Tremmel B., Le troisième siècle dans la vallée des Baux : les fouilles de la partie basse et de l’émissaire oriental des moulins de Barbegal, Revue Archéologique de Narbonnaise, 2000, 381-439.
  9. http://traianvs.net/textos/barbegal.pdf
  10. Modèle:Lien web.