Hydrure de magnésium

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Modèle:Infobox Chimie L'hydrure de magnésium est un composé chimique de formule Modèle:Fchim. Il se présente comme une poudre ayant, à température ambiante, la structure cristalline du rutile[1]. On connaît au moins quatre formes à haute pression : le Modèle:Nobr dans le système cristallin cubique avec le groupe d'espace PaModèle:Surligner (Modèle:N°)[2], le Modèle:Nobr avec la structure du Modèle:Nobr[3], et les formes orthorhombiques HP1 dans le groupe d'espace Pbc2Modèle:Ind et HP2 dans le groupe d'espace Pnma[4]. Une variété non-stœchiométrique Modèle:Fchim a également été caractérisée, mais semble n'exister que sous forme de particules de très petite taille[5], tandis que le Modèle:Fchim massif est essentiellement stœchiométrique dans la mesure où il ne permet qu'une faible concentration de lacunes d'hydrogène[6].

Propriétés et réactions

La substance est pyrophorique lorsqu'elle est finement divisée, en revanche l'hydrure de magnésium macrocristallin ne s'enflamme spontanément dans l'air qu'au-dessus de Modèle:Tmp. Comme la plupart des hydrures métalliques, il réagit violemment avec l'eau en libérant de l'hydrogène :

Modèle:Fchim + 2 [[Eau|Modèle:Fchim]] ⟶ [[Hydroxyde de magnésium|Modèle:Fchim]] + 2 [[Dihydrogène|Modèle:Fchim]].

L'hydrure de magnésium contient une fraction massique de 7,66 % d'hydrogène de sorte qu'il fait l'objet de recherches comme solution de stockage de l'hydrogène[7]. Des procédés ont été décrits pour la synthèse d'hydrure de magnésium à partir des éléments magnésium et hydrogène, mais ils nécessitent ou bien des pressions et des températures élevées, ou bien des catalyseurs de manipulation délicate et qui sont parfois toxiques, ce qui les rend économiquement et écologiquement peu satisfaisants. Par exemple, la réaction peut être réalisée avec un mélange d'iodure d'alkyle, de bromure propargylique et d'iode comme catalyseur[8].

Mg + [[Dihydrogène|Modèle:Fchim]] ⟶ Modèle:Fchim.

Il est également possible de faire réagir un halogénure de magnésium, tel que l'iodure de magnésium Modèle:Fchim dissous dans l'éther diéthylique, avec de l'hydrure de sodium NaH[8] :

[[Iodure de magnésium|Modèle:Fchim]] + 2 NaHModèle:Fchim + 2 NaI.

L'hydrogénation du magnésium est une réaction exothermique qui s'auto-entretient. C'est également une réaction autocatalytique, l'hydrure de magnésium catalysant sa propre formation. Le produit formé est une poudre grise avec peu d'impuretés de magnésium. D'autre voies de synthèse sont également possibles, comme des dialkyles de magnésium (par exemple du diéthylmagnésium, du dibutylmagnésium, du diphénylmagnésium) ou des réactifs de Grignard correspondants sous un vide poussé[8].

La synthèse directe à partir de magnésium et d'hydrogène a été réalisée en 1951 à Modèle:Tmp sous Modèle:Unité en présence d'iodure de magnésium Modèle:Fchim[9]. Des modes production nécessitant des conditions moins extrêmes ont été explorés, comme l'utilisation de nanocristaux de magnésium obtenus par moulin à billes[10], l'hydrogénation d'anthracène-magnésium en conditions modérées[11], la réaction de diéthylmagnésium avec de l'aluminohydrure de lithium Modèle:Fchim[12] ou encore la production de complexes de Modèle:Fchim, comme le Modèle:Fchim·THF en faisant réagir du phénylsilane et du dibutylmagnésium dans de l'éther diéthylique ou des solvants hydrocabonés en présence de THF ou de TMEDA comme ligand[13].

L'hydrure de magnésium se décompose sous Modèle:Unité à partir de Modèle:Tmp en libérant de l'hydrogène[14] :

Modèle:FchimMg + [[Dihydrogène|Modèle:Fchim]].

Cette température relativement élevée constitue une limitation à l'utilisation du Modèle:Fchim comme matériau de stockage réversible de l'hydrogène[15]. Des recherches ont donc été menées en vue d'améliorer la cinétique des réactions d'hydrogénation et de déshydrogénation[15]Modèle:,[16]. On peut y parvenir en partie par dopage ou en réduisant la taille des particules au moulin à billes[17]Modèle:,[18]Modèle:,[19].

Notes et références

Modèle:Références

Modèle:Palette

Modèle:Portail

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  2. Modèle:Article
  3. Modèle:Article
  4. Modèle:Article
  5. Modèle:Article
  6. Modèle:Article
  7. Modèle:Article
  8. 8,0 8,1 et 8,2 Modèle:De Georg Brauer, en collaboration avec Marianne Baudler, Handbuch der Präparativen Anorganischen Chemie, Modèle:3e révisée, Modèle:Vol., Ferdinand Enke, Stuttgart 1978, Modèle:P.. Modèle:ISBN
  9. Modèle:Article
  10. Modèle:Article
  11. Modèle:Article
  12. Modèle:Article
  13. Modèle:Article
  14. Modèle:En T. R. McAuliffe, Hydrogen and Energy, édition illustrée, Springer, 1980, Modèle:P.. Modèle:ISBN
  15. 15,0 et 15,1 Modèle:Article
  16. Modèle:En J. Huot, « Hydrogen in Metals », New Trends in Intercalation Compounds for Energy Storage, Christian Julien, J. P. Pereira-Ramos, A. Momchilov, Springer, 2002. Modèle:ISBN
  17. Modèle:Article
  18. Modèle:Article
  19. Modèle:Article