Inégalité de Lubell-Yamamoto-Meshalkin

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En mathématiques, l'inégalité de Lubell-Yamamoto-Meshalkin, ou inégalité LYM, est une inégalité combinatoire sur les tailles des ensembles d'une famille de Sperner, démontrée par Bollobás[1], Lubell[2], Meshalkin[3] et Yamamoto[4].

Elle a beaucoup d'applications en combinatoire ; en particulier, elle peut être utilisée pour démontrer le lemme de Sperner. Ce terme est aussi utilisé pour désigner des inégalités similaires[5].

Énoncé

Soient U un ensemble à n éléments, A une famille de parties de U dont aucune n'est incluse dans une autre, et aModèle:Ind le nombre de parties de taille k dans la famille A. Alors,

k=0nak(nk)1.

Démonstration de Lubell

Modèle:Harvsp démontre cette inégalité LYM par un argument de double dénombrement, dans lequel il dénombre les permutations de U = {1, … n} de deux façons. D'abord, par dénombrement direct, il y en a n!. Mais d'autre part, on peut choisir un membre S de la famille A et une bijection s : {1, … , |S|} → S, puis compléter s en une permutation de U. Si Modèle:Nobr on lui associe ainsi k!(n – k)! permutations. Chaque permutation est associée à au plus un membre S de A. En effet par l'absurde, si s est une permutation associée à deux membres, S et T de A pris tels que |S|≤|T|, alors l'image de {1, … , |S|} par s est S, et est incluse dans T. Par conséquent, le nombre des permutations engendrées par cette construction est

SA|S|!(n|S|)!=k=0nakk!(nk)!.

Comme ce nombre est au plus égal au nombre total de permutations,

k=0nakk!(nk)!n!,

ce qui conclut.

Notes et références

Modèle:Traduction/Référence Modèle:Reflist

Modèle:Portail