Lemme de Jordan

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Modèle:Confusion En mathématiques, le lemme de Jordan est un lemme utilisé essentiellement pour le calcul d'intégrales par le théorème des résidus. Il porte le nom de son inventeur, le mathématicien Camille Jordan. Il y a trois lemmes de Jordan et l'expression « lemme de Jordan » fait référence à l'un des trois énoncés suivants.

Premier énoncé

Modèle:Théorème

Modèle:Démonstration

Deuxième énoncé

Il existe une version particulière du lemme de Jordan dans un demi-cercle qu'on peut toujours supposer être le demi-cercle supérieur.

Modèle:Théorème

Modèle:Démonstration

Remarque

Une inégalité du même genre peut être obtenue dans le demi-disque inférieur sous les mêmes conditions sauf Modèle:Math.

En utilisant de même l'inégalité de la corde pour le cosinus, on obtient également un « lemme de Jordan » valable cette fois dans un demi-disque vertical.

Cette version est surtout utile pour le calcul des transformées de Fourier ou de Laplace.

Troisième énoncé

Pour être précis, il y a en fait un autre lemme (le lemme I) qui est du même genre et qui est rapporté ainsi dans son cours de Modèle:1re 1878-1879 :

Modèle:Théorème

Modèle:Démonstration

Histoire

Le lemme de Jordan est exprimé ainsi dans le cours d'analyse de l'École polytechnique de Camille Jordan (Modèle:1re 1882-1883, page 57) :

Modèle:Début citation Lemme II : soit f une fonction telle que zf(z) tende vers zéro lorsque z augmente indéfiniment ; l'intégrale Cf(z)dz est prise le long d'un cercle de rayon infini tend vers zéro. On a

Cf(z)dz=Czf(z)dzz<M2πRR=2πM.

M tendant vers 0, Cf(z)dz a aussi cette limite.Modèle:Fin citation

Mais ce lemme n'existe pas dans son cours de Modèle:1re 1878-1879. Dans la Modèle:3e du tome 2 (1913) de son cours d'analyse de l'école polytechnique chez Gauthier-Villars, le « lemme de Jordan » est remplacé par tout un tas de petits lemmes du même genre (tome 2, chapitre VI : intégrales complexes, p. 306-311).

Suivant les auteurs le lemme est cité sous une forme ou sous une autre, parfois sans même indiquer le nom de Jordan.

Voici comment il apparaît dans le cours d'analyse de l'école polytechnique de Favard[1].

Modèle:Début citationSoit f(z) une fonction définie sur tout ou partie C d'un cercle de rayon R aussi grand qu'on veut, centré en un point fixe a ; de

|Cf(z)dz|2πRmax|(za)f(z)|,

on déduit que lorsque |(z-a)f(z)| tend uniformément vers zéro avec 1/R l'intégrale tend vers zéro.

Il en est de même lorsqu'on a à intégrer f(z) le long de tout ou partie d'un cercle de rayon r, aussi petit qu'on veut, centré en a, et que |(z-a)f(z)| tend vers zéro sur la partie de ce cercle le long de laquelle on intègre f(z).Modèle:Fin citation sans citer le nom de Jordan.

Voir aussi

Notes et références

  1. Favard, Cours d'analyse de l'école polytechnique, Gauthier-Villars, T2, 1960, p. 252-253.
  • Camille Jordan, Cours d'analyse de l'école polytechnique, Modèle:1re, année 1882-1883, polycopié.
  • Camille Jordan, Cours d'analyse de l'école polytechnique, Gauthier-Villars, Paris, 3 tomes, 1909-1913-1915

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