Sermilik (Sud-Est du Groenland)
Modèle:En-tête label Modèle:Voir homonymes Modèle:Infobox Étendue d'eau
Sermilik Modèle:Incise est un fjord situé dans le Sud-Est du Groenland. Il fait partie de la municipalité de Sermersooq. Recouvrant une surface totale de Modèle:Unité, Sermilik est le plus vaste fjord du Sud-Est du Groenland.
Sermilik, qui s'inscrit dans la zone géographique du roi Christian IX et dans le sud de la région arctique, constitue l'un des trois principaux fjords de l'ancien district d'Ammassalik. Le fjord, qui trouve son emplacement à quelques dizaines de kilomètres au-dessous du cercle polaire arctique est bordé au sud par la mer d'Irminger et au nord par la chaîne de montagnes du Schweizerland, et longe, dans sa partie sud-est l'île d'Ammassalik. Tasiilaq, localité la plus proche de Sermilik, est distante d'environ Modèle:Unité.
Le fjord comporte deux bras principaux : le Johan Petersen fjord, au sud-ouest, et l'Helheimfjord, au nord-ouest.
Vers 2 000 Modèle:Av JC, au cours de la période de Saqqaq, une occupation humaine est attestée au sein du fjord. La présence humaine à Sermilik se prolonge, de manière continue ou discontinue, durant les périodes dorsétienne, nordique et thuléenne.
Vers la fin du Modèle:S-, Sermilik et l'ensemble du district d'Ammassalik font l'objet de nombreuses explorations polaires, d'abord avec l'expédition entreprise par Gustav Holm, puis avec celle menée par Fridtjof Nansen. Les explorateurs découvrent alors une population restée isolée pendant plusieurs siècles. D'autres expéditions sont réalisées à Sermilik et sa région dans la première moitié du Modèle:S-, par le météorologue suisse Alfred de Quervain, par l'explorateur danois Knud Rasmussen, par le Britannique Gino Watkins, ou encore par l'ethnologue Paul-Émile Victor et l'anthropologue Robert Gessain.
Une station de recherche glaciologique, la Modèle:Citation, établie sur la rive est du fjord, a été construite au début des Modèle:Nobr. Ce centre de recherche est destiné à observer et surveiller les glaciers du fjord, et principalement celui de Mittivakkat. Sermilik, qui s'étend sur une longueur d'environ Modèle:Unité pour une largeur comprise entre Modèle:Unité, se décharge sur trois principaux glaciers : celui d'Helheim, celui de Fenris et celui de Midgard. En raison du réchauffement climatique, les fronts de ces trois glaciers ont été marqués par d'importants retraits au cours du Modèle:S mini- et du début du Modèle:S-.
Géographie
Situation et territoire

Sermilik est localisé au sein du district d'Ammassalik, subdivision de la municipalité de Sermersooq, dans la partie sud-est du Groenland. À l'instar des deux autres principaux fjords de la région d'Ammassalik, le fjord de Sermiligaaq et le fjord d'Ammassalik, Sermilik est orienté selon un axe nord-sud[1]Modèle:,[2]Modèle:,[3]Modèle:,[4]Modèle:,[5].
La partie sud-est du fjord est située à gauche de lModèle:'île d'Ammassalik[3]. Sermilik est borné au nord par le massif de Schweizerland[6]Modèle:,[2]. Positionné à proximité du cercle arctique[5], il se trouve entre le cap Gustav Holm (ou Modèle:Langue) et le cap Poul Løvenørn (ou Modèle:Langue)[2]. En outre, Sermilik, encadré par le fjord Nattivit Kagervitat et le fjord d'Ammassalik[2], est situé dans la partie sud-est de la région du roi Christian IX[6]. Un détroit, anciennement appelé Modèle:Langue Modèle:Incise, établit une connexion entre les fjords d'Ammassalik et de Sermilik[7]. Le Johan Petersen fjord, au sud-ouest, et l'Helheimfjord, au nord-ouest, constituent les deux principaux affluents de Sermilik[2]Modèle:,[8]Modèle:,[9]Modèle:,Modèle:Sfn. La localité de Tasiilaq (ou Tassîlaq, Angmagsalik, Angmagssalik[10]Modèle:,[4]), bourg le plus proche de Sermilik est distant d'environ Modèle:Unité en axe est de l'embouchure du fjord[11]Modèle:,[12]. LModèle:'embouchure du fjordModèle:Note, bornée à l'ouest par le cap Tycho Brahe[13], se trouve à une distance de Modèle:Unité de la station de recherche météorologique de Tasiilaq[14], la station de SermilikModèle:Note, étant localisée sur la rive est du fjord[15]Modèle:,Modèle:Note.
Sermilik, le plus vaste fjord de la partie sud-est du Groenland, recouvre une superficie de Modèle:Unité[14]Modèle:,[16] et se développe sur une longueur totale d'environ Modèle:Unité à Modèle:Unité, pour une largeur s'échelonnant entre un minimum de Modèle:Unité et un maximum de Modèle:Unité[14]Modèle:,[17]Modèle:,[18]Modèle:,Modèle:Note. Le fjord atteint une profondeur moyenne d'environ Modèle:Unité (Modèle:Unité)[18]. Son bassin versant s'étend sur une surface de Modèle:Unité. Le fjord relie directement lModèle:'inlandsis du Groenland à la mer d'Irminger[14]Modèle:,[19].
Outre celle d'Ammassalik, plusieurs îles sont baignées par les eaux du fjord : Aammangaa, une terre de Modèle:Unité d'altitude localisée à l'embouchure de SermilikModèle:Note ; l'île d'IkkateqModèle:Note ; ImmikkeerteqModèle:Note de Modèle:Unité de long, située dans la partie orientale du fjord ; Immikeertikajik, dont le point culminant est établi à Modèle:Unité d'altitude ; Kitak ; Pikiitsi ; Qeertartivatsiaq ; l'île de Sukkersit, localisée sur la rive ouest de SermilikModèle:Note ; et Ukiiverajik, d'environ Modèle:Unité de long[2]Modèle:,[13].
- Vues panoramiques de Sermilik
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Panorama du fjord
vue depuis la rive est, à Tiniteqilaaq. -
Vue panoramique de Sermilik et du glacier de Mittivakkat.
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Vue de Sermilik.
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Panorama du fjord.
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Panorama du fjord et de ses rives.
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Panorama du fjord et de ses rives.
Géologie et topographie

L'embouchure du fjordModèle:Note, qui vient se jeter dans la mer d'Irminger, s'élève à une altitude minimale de Modèle:Unité, tandis que sa têteModèle:Note s'élève à une cote de Modèle:Unité[20]. Ces deux éléments, datés au béryllium 10 (Modèle:10Be), sont essentiellement formés de blocs erratiques[20]Modèle:,[21]. L'un et l'autre sont distants de Modèle:Unité[21]. L'embouchure de Sermilik est datée de Modèle:Unité (Modèle:Unité) ± Modèle:Unité. Sa lithologie est constituée de gneiss associé à du schiste. Le front du fjord, qui trouve son emplacement à la jonction entre le fjord d'Heilheim et celui de Fenris, est formé de paragneiss. Il est daté de Modèle:Unité ± Modèle:Unité[21].
Le fjord et l'ensemble de la région d'Ammassalik font partie du bouclier canadien. Ce bouclier géologique s'est formé au cours du Précambrien. La région d'Ammassalik possède un substratum composé de roches cristallines Modèle:InciseModèle:Note. Dans les marges occidentales de la région, lModèle:'inlandsis recouvre ces formations géologiques sur une épaisseur pouvant atteindre Modèle:Unité. En raison d'une forte érosion fluvioglaciaire et marine, la région présente un relief relativement modelé associé à de basses élévations topographiques. Ce type de relief, constitué de formations rocheuses moutonnées, se retrouve particulièrement dans la partie sud du bassin de Sermilik[1], mais également dans sa partie ouest[22] et sur les îles comprises dans son delta[23]Modèle:,[24]Modèle:,[25]. Dans sa partie orientale, le panorama du fjord est dominé par un relief de type alpin[22]. La partie sud du fjord est marquée par le retrait de l'inlandsis. Cette récession est datée entre 11 100 et Modèle:Unité (début de lModèle:'Holocène)[26]. Dans la même zone, cette séquence de déglaciation est suivie par une phase de déposition sédimentaire datée de Modèle:Unité AP[27].

La vallée de Sermilik, la vallée de Toqulertivit ImiatModèle:Note, présente une altitude moyenne inférieure à Modèle:Unité. Sa roche-mère a été datée grâce aux isotopes du Modèle:10Be et lModèle:'aluminium 26 (Modèle:26Al)[20]. Les analyses réalisées sur les fossiles de foraminifères ont permis d'établir que lModèle:'érosion fluvioglaciaire de la vallée a pris effet il y a 11 100 à Modèle:Unité dans ses marges. Ce processus est attesté entre 12 800 et Modèle:Unité, Modèle:Unité plus au nord de la dépression groenlandaise[26].
Le front de Sermilik, qui se termine sous la forme de trois branches Modèle:Incise est encadré au nord par un massif, le Schweizerland[28], une région montagneuse qui comporte notamment le mont Forel[29], dont le sommet culmine à Modèle:Unité d'altitude[30] ou Modèle:Unité selon les données altimétriques de l'Institut d'études géologiques des États-Unis en 1995[31] et celles de lModèle:'Modèle:Lien (Modèle:Langue) en 2015[2]Modèle:,Modèle:Note. Le front du fjord est distant d'environ Modèle:Unité du mont Forel[32]. La partie septentrionale du fjord présente un paysage géomorphologique constitué de vallées glaciaires séparées par des crêtes. Le relief du nord de Sermilik est également marqué par la présence de cirques glaciers[33]. Au niveau de sa partie sud-est, les rives du fjord sont surplombées par le Modèle:LangueModèle:Note, un mont culminant à une altitude de Modèle:Unité et qui se présente sous la forme d'un Modèle:Citation[34]Modèle:,[35]Modèle:,[6].
Climatologie

Le climat du fjord et de ses environs, situés dans la partie sud de la zone arctique, juste au-dessous du cercle polaire, est, selon la classification de Köppen, de type ET (climat de toundra)[36]Modèle:,[37]Modèle:,[38]. Le climat local est simultanément influencé par le courant du Groenland oriental Modèle:Incise, dans sa partie orientale, et par la présence de la calotte polaireModèle:Note, qui induit des courants glaciaires dans sa partie occidentale[39]Modèle:,[20]Modèle:,[40]Modèle:,[38]. La masse de l'inlandsis groenlandais, dont l'épaisseur atteint localement près de Modèle:Unité, fait dévier les circulations cyclonales. La présence de cette masse de glace induit également une baisse des températures par son important albédo (localement appelé Modèle:Langue[41]) et provoque un mécanisme de cyclogénèse par la confrontation entre les coulées d'air froid du Groenland et les remontées de l'air marin, qui, lui, est plus chaud en raison de son ouverture vers le Gulf Stream[5]. La présence d'une banquise durant une longue période de l'année contribue à résorber les influences modératrices de la masse océanique[5]. Le climat local est caractérisé par des températures moyennes mensuelles basses, celles-ci ne dépassant que rarement les Modèle:Tmp. Le fjord, et l'ensemble du littoral de la région d'Ammassalik, aux étés de courte durée, sont soumis à de fréquentes précipitations et rafales de vent Modèle:Incise[38]Modèle:,[42]. Ces vents catabatiques, localement appelés Modèle:LangueModèle:Note, arrivent en direction de l'est, Modèle:Latin la mer d'Irminger[42]Modèle:,[43]. Le climat est également caractérisé par de violentes tempêtes appelées Modèle:Langue et Modèle:Langue[41].

En 1970, selon les données climatologiques enregistrées par lModèle:'Institut météorologique danois, les températures annuelles moyennes étaient de Modèle:Tmp avec un minimum de Modèle:Tmp observé au mois de février et un maximum de Modèle:Tmp répertorié au mois de juillet[38]. Un record de température minimal de Modèle:Tmp a été enregistré en Modèle:Date, tandis qu'un maximum de Modèle:Tmp a été observé en Modèle:Date[38].
Sur la période comprise entre 1961 et 1990, les données météorologiques enregistrées à la station de Tasiilaq sont les suivantes : Modèle:Tmp de température moyenne annuelle ; Modèle:Tmp de température moyenne minimale observée au mois de janvier ; Modèle:Tmp de température moyenne maximale relevée en juillet ; et un total de Modèle:Unité d'ensoleillement par an[12]Modèle:,[44]. Durant la période comprise entre 1958 et 1999, un record de température minimale de Modèle:Tmp a été enregistré le Modèle:Date- et un record de température maximale de Modèle:Tmp a été relevé aux Modèle:Date- et Modèle:Date-[44]. Un record de pression atmosphérique maximale de Modèle:Unité a été observé le Modèle:Date- et un record de pression atmosphérique minimale de Modèle:Unité a été relevé le Modèle:Date-[44].
Une épaisse couche de glace recouvrait encore le bassin de Sermilik au cours de l'hiver 1985. En raison du réchauffement climatique, cette masse de glace n'est plus réapparue durant les Modèle:Nobr[41]Modèle:,Modèle:Note.
Avec une valeur moyenne de Modèle:Unité de précipitations annuelles Modèle:Incise enregistrée entre 1961 et 1990[44], Sermilik et ses environs est l'une des zones les plus humides du Groenland[16]Modèle:,Modèle:Note. Durant la période de 1999 à 2008, la température annuelle moyenne relevée à Modèle:Unité au-dessus de la surface des eaux du fjord s'élevait à Modèle:Tmp, cette moyenne s'échelonnant entre un maximum d'environ Modèle:Tmp, température observée à proximité de Tasiilaq et des autres localités côtières, et un minimum d'environ Modèle:Tmp, température observée au niveau de la calotte polaire du Groenland[45].
Les phénomènes climatiques et les pressions atmosphériques enregistrés à la station météorologique de Tasiilaq durant la période comprise entre 1961 et 1990 sont les suivants :
Glaciologie, hydrographie et océanographie

Sur la période allant de 1999 à 2008, le fjord comprenait en moyenne un volume de Modèle:Unité ± Modèle:Unité d'eau douce, dont 85 % issue de la fonte de ses glaciers de décharge Modèle:Incise ; 11 % issue des eaux de ruissellement ; 3 % issue des précipitations ; et 1 % issue de lacs subglaciaires. Entre 1999 et 2005, le volume des eaux de ruissellement a varié de Modèle:Unité ± Modèle:Nobr à Modèle:Unité ± Modèle:Nobr[45]. Au-dessous d'une profondeur de Modèle:Unité, les eaux du fjord sont essentiellement constituées de celles provenant de l'océan Atlantique Nord, via la mer d'Irminger[46].
Les icebergs formés au sein de Sermilik, dans les années 2010, mesurent entre Modèle:Unité/2 de long pour une hauteur immergée (profondeur sous l'eau) allant de Modèle:Unité à Modèle:Unité[47].
Des relevés, effectués entre l'Modèle:Date- et l'Modèle:Date-, ont mis évidence que les eaux du fjord présentent, à leur surface, un taux de salinité proche de Modèle:Unité au mois d'août 2009 et de Modèle:Unité au mois de mars de l'année suivante. Au-delà de Modèle:Unité de profondeur, ce taux, sur l'ensemble de la période considérée, augmente jusqu'à Modèle:Unité. À environ Modèle:Unité de profondeur, la salinité des eaux de Sermilik présente des variations corrélées avec celles de la température. La fonte du glacier d'Helheim et de ces eaux de ruissellement affecte également ce taux de salinité[48].
Sermilik se décharge sur trois principaux glaciers : le glacier d'Helheim, le glacier de Fenris et le glacier Midgard[14]. Les glaciers de Sermilik forment une barrière d'environ Modèle:Unité de hauteur[18]. Le fjord se décharge également sur le Modèle:Lien[14]Modèle:,[20], un glacier d'une superficie de Modèle:Unité et dont la surface de drainage recouvre Modèle:Unité[36]Modèle:,[49]. Ce glacier, localisé dans la partie sud-est du fjord, sur l'île d'AmmassalikModèle:Note et qui atteint une altitude s'échelonnant entre un minimum de Modèle:Unité et un maximum de Modèle:Unité[49], repose sur une assise stratigraphique composée d'argile et de grès[20], laquelle est surmontée par des dépôts morainiques[36]. Le bassin versant de Sermilik comporte d'autres glaciers dont le glacier d'Hobbs, situé dans sa partie ouestModèle:Note, le glacier de Tinit[50]Modèle:,[51], le glacier Modèle:NobrModèle:NoteModèle:,[52]Modèle:,[53], ainsi que le glacier d'HeimModèle:NoteModèle:,[54] et le glacier d'HannModèle:Note, tous deux localisés dans le Johan Petersen Fjord[55]Modèle:,[56].

Le couple formé par Sermilik et le glacier d'Helheim constitue l'un des plus importants systèmes d'exutoire en eau solidifiée du Groenland[47]Modèle:,Modèle:Note. De récentes recherches glaciologiques et océanographiques réalisées par lModèle:'Institut océanographique de Woods Hole (WHOI) ont montré que le glacier d'Helheim, a marqué un retrait, sous la surface de l'eau, de 1 500 (profondeur initilale) à Modèle:Unité (profondeur actuelle)[18]. À la fin des années 1990 et début des années 2000, le front de l'Hehleim n'a pas été marqué de variations saisonnières importantes. En revanche, entre les années 2002 et 2010, le front de ce glacier a présenté des amplitudes saisonnières de Modèle:Unité. Au cours de la période s'échelonnant entre 1981 et 2001, la partie centrale du front glaciaire d'Helheim a régressé de Modèle:Unité. Sur la période comprise entre 2002 et 2005, il a présenté un retrait de Modèle:Unité, tandis qu'entre 2005 et 2006, il s'est avancé d'environ Modèle:Unité avant de se stabiliser[46]. Au cours des périodes considérées, les glaciers de Fenris et de Midgård ont observé les mêmes variations de leur front glaciaire[46]. En outre, l'Institut d'études géologiques des États-Unis, selon des relevés satellitaires, a mis en évidence que le glacier de Fenris a marqué une récession globale de Modèle:Unité entre la fin des années 1900 et le milieu des années 1990 tandis que le front du glacier Midgard a, quant à lui, régressé de Modèle:Unité au cours de cette même période[31]Modèle:,Modèle:Note.
Des relevés effectués au sein du fjord entre 2003 et 2011, indiquent que les transferts thermiques entre les eaux océaniques et les glaciers oscillent autour d'une moyenne Modèle:Unité et s'échelonnent entre une valeur minimale de Modèle:Unité et une valeur maximale de Modèle:Unité[57]Modèle:,Modèle:Note. Néanmoins, les recherches glaciologiques et océanographiques ont mis en évidence que les régressions des formations glaciaires de Sermilik ne sont pas induites par l'augmentation de la salinité et du réchauffement des eaux nord-atlantiques, mais sont affectées par l'accroissement de la température de l'air[46].
- Les glaciers de Sermilik
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Vue satellite du glacier d'Helheim.
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Front du glacier d'Helheim en 2005.
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Vue aérienne du glacier d'Helheim.
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Glacier de Mittivakkat.
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Rivière formée par la fonte du glacier de Mittivakkat.
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Glacier Midgard, ici dans le massif du Schweizerland.
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Glacier de Hann.
Toponymie

Le toponyme groenlandais de Modèle:Langue (prononcé Modèle:API[58]) signifie littéralement, Modèle:Citation[40]. L'une des premières mentions du fjord, sous sa forme groenlandaise, apparaît dans la seconde moitié du Modèle:S-, dans le journal de bord de l'explorateur dano-norvégien Modèle:Lien, rédigé entre Modèle:Nobr. En Modèle:Date, Olsen, conduisant une expédition dans le sud du Groenland, au sein de la région située au-dessous de Paamiut (anciennement Modèle:Langue), rencontre trois familles originaires de la côte sud-orientale qui lui font état de plusieurs lieux habités, dont ceux dModèle:'Modèle:Langue, de Modèle:Langue, de Sermilik et dModèle:'Modèle:Lien[59]Modèle:,[60]Modèle:,[61]Modèle:,[62]. En danois, le nom du fjord est connu sous les termes de Modèle:Langue[6]Modèle:,[2]Modèle:,[10]Modèle:,Modèle:Note. Les termes Modèle:Langue font probablement référence à l'expédition conduite vers la fin du Modèle:S- (en 1786-1787) par les officiers de marine Christian Testrup Egede[63], Modèle:Lien et Modèle:Lien[64]Modèle:,[6], lors d'une approche de la côte sud-est du Groenland, en direction du fjord en date du Modèle:Date[65]Modèle:,[66]. Ces mêmes termes sont pour la première fois mentionnés en 1789[65]Modèle:,Modèle:Note. Ultérieurement, dans la première moitié du Modèle:S-, dans les années 1820 et début des années 1830, l'explorateur Wilhelm August Graah, bien qu'il ne soit jamais parvenu jusqu'à Sermilik lors de son expédition dans le Sud-Est du Groenland[67]Modèle:,[68]Modèle:,[64]Modèle:,Modèle:SfnModèle:,Modèle:Note, mentionne le fjord sous le terme de Modèle:Citation[64], et lui donne le nom dModèle:'Modèle:Langue[65]Modèle:,[66]Modèle:,[6].
La toponymie locale révèle que les îles, établissements, presqu'îles et villages se trouvant compris dans l'aire territoriale de la vallée de Sermilik, se déclinent sous plusieurs termes anciennement ou actuellement employés. Ainsi, le village de Tiniteqilaaq, situé dans la partie est du fjord, est également connu sous le nom de Modèle:Langue[69], mais également de Modèle:Langue, ou encore Modèle:Langue et de Modèle:LangueModèle:NoteModèle:,[70]Modèle:,[71]Modèle:,[72]. Le nom de l'île d'Immikkeerterajik a pour équivalent danois Modèle:Langue[2]. Sivinganeq, qui se présente sous la forme d'une presqu'île située sur la rive orientale de Sermilik et distante d'environ Modèle:Unité en axe nord de l'île dModèle:'Ikkatteq[2], est anciennement connu sous les toponymes norrois de Fjeldskråning ou SkråningModèle:Note, se prononce Modèle:API, en groenlandais oriental et peut être décliné sous la forme de Modèle:Langue[73]Modèle:,[74]Modèle:,[75]Modèle:,[58], de Modèle:Langue[76]Modèle:,[77] et, plus rarement, de Modèle:Langue[78]. À la fin du Modèle:S-, l'île d'Ikkatek était connue sous le nom dModèle:'Modèle:Langue, prononcé Modèle:API en groenlandais oriental, et se déclinait localement en Modèle:Langue, Modèle:Langue et Modèle:Langue[58]. Le toponyme Modèle:Langue était l'ancien terme pour désigner l'île de Qeertartivatsiaq[79]. Sous son ancienne forme, le nom désignant l'île d'Aammangaa était Modèle:Langue et a pour équivalent danois Modèle:Citation (termes pouvant se traduire par « Son cœur »)[80]. L'ancien établissement dModèle:'Modèle:Langue, situé dans la partie sud-ouest de Sermilik, se décline sous les formes dModèle:'Modèle:Langue et dModèle:'Modèle:Langue[80]Modèle:,[2]. L'île dModèle:'Modèle:Langue est également connue sous les noms dModèle:'Modèle:Langue et dModèle:'Modèle:Langue[80]Modèle:,[2]Modèle:,[81]. Le toponyme du hameau et ancien établissement de Modèle:Langue[81], dont le nom signifie littéralement Modèle:Citation[82], se décline, en danois, sous le terme de Modèle:Langue[80]Modèle:,[2]. Le site dModèle:'Modèle:Langue[81] se revèle être mentionné sous les formes dModèle:'Modèle:Langue, dModèle:'Modèle:Langue, dModèle:'Modèle:LangueModèle:Sfn. L'île de Modèle:Langue est également connue sous les termes de Modèle:Langue, Modèle:Langue, Modèle:Langue et Modèle:Langue[80]Modèle:,[79]Modèle:,[73].
Les noms des deux glaciers de Fenris et de Midgård, pourraient renvoyer, pour l'un, au loup de la mythologie nordique Fenrir Modèle:Incise, et pour le second au serpent de mer appelé Jörmungand Modèle:Incise[6]. En groenlandais, les noms de ces deux glaciers sont respectivement connus sous les termes dModèle:'Modèle:Langue et de Modèle:Langue[6]. À l'instar des glaciers de Fenris et de Midgård, le toponyme du glacier d'Helheim pourrait faire référence au nom d'un personnage mythologique, celui d'HelModèle:NoteModèle:,[6]. Le terme désignant le glacier de Mittivakkat, se décline en Modèle:Langue, en langue groenlandaise de l'ouest et son nom officiel est Modèle:Langue, et fait référence au Modèle:Langue, cartographié par l'explorateur Knud Rasmussen, lors de la Modèle:Citation[83]Modèle:,[84]Modèle:,[33].
Les deux bras de Sermilik, le Johan Petersen Fjord et lModèle:'Helheimfjord, ont, en langue groenlandaise, pour équivalent respectif Modèle:Langue et Modèle:Langue[2]. Enfin, le terme Kingigtit, désignant le mont situé dans la zone sud-est du fjord, se décline sous la forme dModèle:'Modèle:Lien[35]Modèle:,[6], et signifie littéralement Modèle:Citation[85]Modèle:,[86].
Histoire
Préhistoire, protohistoire et Moyen Âge
La région d'Ammassalik, comprenant le fjord de Sermilik, est occupée dès Modèle:Unité Modèle:Av JC[87]. Au sein de la région d'Ammassalik, la présence de peuples de la culture de Saqqaq, mise en évidence par des fouilles archéologiques réalisées au cours des années 1980, est datée de Modèle:Unité Modèle:Av JC[88] Les eskimos de la culture de Dorset s'établissent vers 500 Modèle:Av JC[87]
Des peuples vikings venant de Norvège, menés par Gunnbjørn Ulsson se seraient probablement établis pour la première fois sur ces territoires (mentionnés sous les termes de Gunnbjørn Skær) dès la fin du Modèle:S-, en 877[88]Modèle:,Modèle:Note. Cette première vague de colonisation nordique est suivie par une seconde vague, sous Erik le Rouge, au cours des années 980[88]Modèle:,[89]. Pour l'archéologue danois Modèle:Lien, l'explorateur norvégien aurait possiblement abordé cette zone du littoral au niveau des îles Gunnbjørn[90]Modèle:,[89]Modèle:,Modèle:Note. En 1028, des navires venant de Norvège abordent les côtes du Sud-Est. Finn Fegin, le neveu dModèle:'Olaf II, meurt au cours de cette expédition et son corps est enterré sur une île que les navigateurs vikings appellent alors Korsø[88]. Les recherches archéologiques et historiques effectuées au début des années 1980 ont permis de confirmer que cette île, qui s'inscrit au sein d'une petite baie mentionnée sous le terme de Finbur, correspond à celle d'Ammassalik[88]Modèle:,Modèle:Note.
Les peuples thuléens succèdent aux Vikings vers la fin du bas Moyen Âge (Modèle:S-)[87]Modèle:,[88], voire au début de l'époque moderne, vers l'an 1500[91]Modèle:,Modèle:Note. Bien que l'ensemble de ces cultures soient représentées, aucun indice matériel n'est venu confirmer une continuité d'occupation[87]. En 1476, les navigateurs et corsaires Didrik Pining et Hans Pothorst atteignent le littoral sud-est groenlandais et rencontrent des populations autochtones de la région d'Ammassalik probablement au niveau des Modèle:Citation[88].
Époque contemporaine : le temps des explorations et des expéditions
Explorations et expéditions à la fin du Modèle:S-

Au cours de l'été 1884, l'explorateur Gustav Holm conduit une expédition dans la région d'Assammalik[92]. L'expédition, débutée à Copenhague en date du Modèle:Date-, arrive à Nanortalik le Modèle:Date[7]. À bord de Modèle:Nombre Modèle:Incise, l'expédition repart de Nanortalik le Modèle:Date, longe les côtes sud et sud-est du Groenland, puis rallie le Modèle:Lien le Modèle:Date-, lieu où Holm et son équipe rencontrent trois familles originaires de la vallée de Sermilik et les accompagnent sur une partie de leur route[7]. Après avoir atteint lModèle:'île Dannebrog en date du Modèle:Date, Holm et son équipe traversent Sermilik et atteignent l'établissement d'Ammassalik le Modèle:Date-[67]Modèle:,[7]Modèle:,[93]Modèle:,[94]. L'explorateur danois et son équipe Modèle:Incise prennent alors contact avec les habitants du fjord et de sa région (Modèle:Unité à cette époque)[92], une population inuite restée isolée et sans contact extérieur pendant une longue période[95]Modèle:,Modèle:SfnModèle:,Modèle:Note. À Sermilik, les explorateurs réalisent des recherches archéologiques, botaniques, ethnographiques, géologiques et hydrographiques[67]Modèle:,[95]Modèle:,[74]Modèle:,[58]. Après un hivernage passé à Ammassilik, Holm et son équipe retournent à Sermilik le Modèle:Date et y restent jusqu'au Modèle:Date[7]. À la suite de cette expédition, la Modèle:Citation, Holm, à partir des relevés d'arpentage et des mesures géodésiques collectées, établit une carte de la côte sud-est du Groenland et de la région du roi Christian IX sur laquelle les contours et le nom du fjord sous ses formes danoise et groenlandaise apparaissent[96].

L'histoire de Sermilik est également liée à l'explorateur danois Fridtjof Nansen. Lors de son expédition à bord du navire Thyra, à la fin des années 1880, l'explorateur polaire estimait que Sermilik pouvait lui offrir une route pour atteindre la calotte glaciaire et ainsi mener à bien son projet de traversée terrestre du Groenland d'est en ouest et rejoindre Qasigiannguit (ou Modèle:Langue, en danois)[98]. En date du Modèle:Date, un chasseur norvégien, le Modèle:Lien ramasse le groupe de Nansen dans le port islandais dModèle:'Ísafjörður, au nord-ouest de l'Islande[98]. Une semaine plus tard, la côte du Groenland a été aperçue, mais la progression du chasseur a été entravée par une épaisse banquise. Le Modèle:Date, alors que le navire se trouvait encore à Modèle:Unité de la côte, l'expédition arrive en vue de Sermilik et Nansen décide de mettre les embarcations à l'eau[98]. L'équipe de Nansen quitte le navire à Modèle:Nobr du matin, et, d'après le capitaine du Jason, Mauritz Jacobsen, Modèle:Citation[98]. Il s'ensuivit des jours de frustration extrême pour la partie car, empêchés par les conditions météorologiques et maritimes, d'atteindre la côte, les hommes dérivèrent vers le sud avec la glace[99]Modèle:,[100]. Le Modèle:Date, ils étaient à Modèle:Unité au sud du point où ils avaient quitté le navire. Ce jour-là, ils ont finalement atteint la terre, mais étaient trop au sud pour commencer la traversée[101]. Le Modèle:Date, après un bref repos, Nansen et son équipe décide de retourner dans les bateaux et de commencer à ramer vers le nord. Après avoir navigué sur une distance de Modèle:Unité, ils parviennent en vue d'une île connue sous le nom de Modèle:Langue[101]. En date du Modèle:Date, ils atteignent la baie d'Umivik[102]. Le Modèle:Date, Nansen décide finalement de commencer sa traversée au niveau de cette baie[103]Modèle:,[97].
Explorations et expéditions au début du Modèle:S-
Au cours de l'été 1905, Gustav Holm mène une seconde exploration dans la région d'Ammassalik. Son équipe comprend alors le philologue William ThalbitzerModèle:Note et l'officier de marine Georg Carl Amdrup. Ils rencontrent les habitants de Sermilik, dont ceux de la péninsule de Qeertartivatsiaq[95].

En 1912, l'explorateur et météorologiste suisse Alfred de Quervain, accompagné du glaciologue Paul-Louis Mercanton, entreprend une expédition au Groenland. Partant de Godhavn Modèle:Incise, un port situé dans la partie sud de l'île de Disko à l'ouest du Groenland, ils rallient Sermilik le Modèle:Date de la même année[32]Modèle:,[29]. En arrivant au fjord, De Quervain découvre un massif montagneux qu'il baptise Schweizerland[29]Modèle:,[32]Modèle:,[6].

En 1919, Knud Rasmussen mène la Modèle:Citation à Ammassalik. Lors de cette exploration, l'anthropologue danois réalise des recherches ethno-folkloristiques sur la population de la région d'Ammassalik[105]Modèle:,[106]Modèle:,[107]. Rasmussen renouvelle une exploration polaire à Ammassalik en 1931 avec la Modèle:Citation[108]Modèle:,[106]Modèle:,[105]Modèle:,[107]. À bord du navire appelé le Dagmar, l'explorateur danois et son équipe initient leur route à partir du Cap Farewell, longent la Modèle:Lien et rallient le district d'Ammassalik le Modèle:Date-[109]. Au cours de cette Modèle:6e édition, Rasmussen rencontre des chasseurs de Sermilik, tandis que l'archéologue Therkel Mathiassen, qui fait alors partie de l'expédition polaire, réalise des fouilles sur plusieurs sites locaux[109]. En 1932 et 1933, Rasmussen réalise sa troisième expédition à Ammassalik avec la Modèle:Citation[108]Modèle:,[106]Modèle:,[105]Modèle:,[107]. Lors la Modèle:7e exploration, le géologue K. Milthers, alors membre de l'expédition, entreprend des relevés géodésiques et topographiques sur trois des glaciers de Sermilik, dont le Mittivakkat et le Modèle:Lien. Le géologue réalise également une cartographie de chacun des glaciers au moyen d'un théodolite[110]. C'est au cours de cette dernière expédition que l'explorateur danois tombe malade, affecté d'une intoxication alimentaire. Il est alors rapatrié au Danemark[107]Modèle:,[111]Modèle:,[112].

En 1930-1931, le britannique Gino Watkins et son équipe, lors de leur mission au Groenland (la British Arctic Air Route Expedition), établissent une base aérienne sur les rives de Sermilik. À l'été 1931, le groupe effectue des photographies aériennes du bassin de Sermilik (dont le fjord de Johan Petersen[113]) ainsi que de la côte allant du fjord jusqu'à la baie d'Umivik[114]. L'explorateur britannique réalise une seconde expédition sur les mêmes lieux l'année suivante[115]Modèle:,[116].
En 1932, alors que la seconde édition de l'Année polaire internationale est initiée par lModèle:'Organisation météorologique internationale, une mission d'exploration est organisée à Ammassalik sous la direction du climatologue, naturaliste, météorologue et océanographe néerlandais Modèle:Lien[117]Modèle:,[118]. À bord du navire Gertrud Rask, l'expédition, conduite par le physicien Jan van Zuylen et également composée de J. Andre de Bruine, d'Henk van Lohuizen et de Karel van Schouvenberg quittent Copenhague le Modèle:Date[117]. L'expédition rallie les côtes orientales du Groenland en date du Modèle:Date-. Le Modèle:Date-, après s'être arrêtée à la station néerlandaise d'Ammassalik, l'équipe repart à bord du navire Sökongen afin d'explorer et de parcourir le district d'Ammassalik. Durant cette mission d'exploration, qui s'étale jusqu'à l'été 1933, les chercheurs effectuent des relevés, études et des observations climatologiques, météorologiques ainsi que des recherches sur l'activité du champ magnétique terrestre[117]. Van Zuylen rencontre des résidents de Sermilik, en particulier ceux habitant à Tiniteqilaaq, hameau situé à l'embouchure du fjord et réalise un documentaire photographique[119]Modèle:,[120]Modèle:,Modèle:Note.
En Modèle:Date, l'explorateur Paul-Émile Victor et l'anthropologue Robert Gessain, lors de leur exploration au Groenland Modèle:Incise, établissent un campement sur le site de Panargayik, un établissement eskimo localisé dans la partie nord-est de la vallée de Sermilik[121]Modèle:,[122]. Victor mène une seconde expédition scientifique Modèle:Incise à Ammassalik en 1936[123].
En 1938, une expédition est organisée par le Club alpin suisse. Cette expédition alpine, dont le point de départ débute à Sermilik et aux environs d'Ammassalik le Modèle:Date, a pour objectif d'escalader des sommets tels que le mont Forel, le Col des Poulies, le Col des Eskimos, le mont Perez, le Laupejboerg (Modèle:Unité) et le Rödenhorn (Modèle:Unité)[32].
Recherches glaciologiques et station d'observation de Sermilik

Les premières études glaciologiques de la région d'Ammassalik dans la première moitié des années 1930 sont effectuées par le géologue danois K. Mithers lors de l'exploration polaire dirigée par Knud Rasmussen sur la Modèle:Lien[124]Modèle:,[125]Modèle:,[126]. En 1957 et 1958, lors de lModèle:'année géophysique internationale, le centre de recherche danois opte pour l'étude du glacier de Mittivakkat. Au début des années 1960, en 1961, le géographe Modèle:Lien reprend ces recherches sur le glacier. La station de recherche et d'observation de Sermilik est construite et inaugurée en 1970. La station, un bâtiment préfabriqué d'une surface de Modèle:Unité, est implantée sur l'île d'Ammassalik, au sein du bassin du glacier de Mittivakat, à l'extrémité sud-est du fjord. Bien que le centre scientifique ait pour principale destination l'observation et la surveillance du glacier, les premiers relevés de turbidité et de flux sédimentaires sont effectués en 1972. Au printemps de la même année, la station est détruite par une avalanche de neige. Un nouveau bâtiment pour abriter le centre de recherche Modèle:Incise est construit en 1973 à Modèle:Unité de l'établissement d'origine[125]Modèle:,[127]. En 1990 un groupe de scientifiques formés au département de géographie de Copenhague, et dont le domaine de recherche porte sur la géophysique de l'Arctique, est constitué et opère à la station[124]. Depuis 1997, cet établissement abrite également un centre de recherches météorologiques[42].
Archéologie
Les premières investigations archéologiques sont réalisées au milieu des années 1880 durant la mission d'exploration de Gustav Holm à Sermilik et à Ammassilik[74]Modèle:,[128].


À Sivinganeq Modèle:Incise trois vestiges d'habitations hivernales inuites, datés entre 1350 et 1500 (période thuléenne) ont été identifiés[129]Modèle:,[58]Modèle:,[75]Modèle:,[74]Modèle:,[130]. Ces structures, mises en évidence dans les années 1880 par Gustav Holm et fouillées au début des années 1930 par Therkel Mathiassen, ont été construites au moyen de blocs faits à partir de tourbe amalgamée à des pierres[129]Modèle:,[74]. Les trois structures domestiques découvertes sur le site de Sivinganeq (ou Savanganeq) ne comportent qu'une seule et unique pièce de logement[130] qui se présente sous une forme circulaire de 3 à Modèle:Unité de diamètre[129]. Des artefacts métalliques ont été recueillis au milieu de vestiges thuléens de Sivinganeq lors de leur excavation[74]Modèle:,[58]. Les prospections réalisées au sein de ces abris hivernaux ont permis de retrouver des pointes de flèche conçues dans du bois de renne. Ces objets destinés à la chasse sont datés, par [[Datation par le carbone 14|procédé radiométrique au Modèle:14C]], du Modèle:S-[131]Modèle:,Modèle:Note.
Les investigations archéologiques entreprises en 1935 à Sivinganeq ont permis d'exhumer une statuette anthropomorphe confectionnée en bois[77]. La pièce, d'une hauteur de Modèle:Unité, est dépourvue de membres antérieurs et postérieurs[77]. La figurine est affectée d'un cou proportionnellement long, qui pour Robert Gessain, fouilleur à Sermilik et ses environs lors de l'expédition française à l'est du Groenland en 1934 et 1935, ressemble à celui d'un Modèle:Citation[77]. Elle présente à sa surface une gravure représentant un squelette[77]. Le bas de la pièce, taillé, présente une incision circulaire[77]. Pour Robert Gessain, les caractéristiques de la partie inférieure de la statuette suggèrent que la pièce peut venir s'adapter à un support[77]. Les os, le système digestif ainsi que le sexe mâle du personnage Modèle:Incise, sont très clairement représentés[77]. Les fouilles conduites dans les années 1880 ont permis de retrouver des reliefs conçus en ivoire et en bois. Ces ornements sont composés de figures animalières aux formes épurées et de motifs géométriques[132].
Le site de Sukkersit et dModèle:'Modèle:Langue Modèle:Incise, deux anciens établissements inuits situés dans la vallée de Sermilik, a révélé des anciennes structures d'habitats hivernaux : six vestiges pour l'un (dont deux se présentant sous la forme d'une simple pièce) et trois vestiges pour le second. Ces structures, comme celles de Sivinganeq sont attribuées à l'époque thuléenne[129]Modèle:,[130]. Trois des ruines découvertes à Suukkersit Modèle:Incise révèlent une mise en œuvre architecturale typique de la région du Groenland du nord-est, avec un mur de façade comprenant une sorte de niche[133]. En outre, parmi les six habitations retrouvées sur le site archéologique, quatre d'entre elles comportent des vestiges de foyers. Deux des maisons de Suukkersit ont délivré des artefacts d'origine post-nordique Modèle:Incise. Une troisième maison a fourni une pièce fabriquée en bronze d'artisanat nordique[134]. Les restes osseux d'un individu de sexe féminin ont été exhumés des vestiges la maison Modèle:N°[135]. Le site de Modèle:Langue, dont la période d'occupation est établie entre 1 350 et 1 500, a délivré sept artefacts fabriqués à partir de bois de renne. Quatre d'entre eux ont été confectionnés sous forme d'outils domestiques et sont des objets probablement importés ; les trois autres pièces se présentent sous forme d'éléments de fourche (dont des dents) et révèlent une conception artisanale également extérieure au site et à la région d'Ammassalik[131]. Le mobilier archéologique fourni par le site de Sukkersit est également constitué d'une tête de harpon à crochets de culture thuléenne[133]Modèle:,Modèle:Note.

Un site archéologique situé dans la localité de Tiredia Modèle:Incise a délivré un ajagak Modèle:Incise[136]. L'artefact, une sorte d'ancien bilboquet eskimo attribué à la culture de Dorset[137], a été fabriqué dans un fémur de chien et mesure Modèle:Unité de long[136]. Le jouet en os présente une surface patinée. Il est percé de cinq trous destinés au jeu et de deux autres servant à la suspension de la boule[136]. Pour William Thalbitzer, ce type d'artefact n'est pas uniquement caractéristique du territoire groenlandais. D'autres objets de ce type auraient été également découverts en Alaska (tel qu'à Point Barrow), sur l'île de Baffin, ainsi que dans le Labrador[138]. Des couteaux, de type Modèle:Langue (ou Modèle:Langue[139], Modèle:Langue), ont été découverts à Ammassilik au cours des années 1880, puis lors d'une campagne de fouilles effectuée en 1923 et 1924[92]Modèle:,[74].
Des artefacts de culture thuléenne, confectionnés en bronze, ont été mis en évidence sur le site de Sivinganeq. Le site, ainsi que d'autres localisés sur lModèle:'île d'Ammassalik et établis à proximité des rives de Sermilik[140], ont délivré des vestiges et des mobiliers archéologiques, certains attribués à la culture de Saqqaq Modèle:Incise, d'autres à celles de Thulé et Dorset Modèle:Incise[74]Modèle:,[141]. À Pupik, sur la côte de l'île d'Ikateq, de nombreux vestiges de maisons paléo-esquimaudes ont été mis au jour[13]. Bien que l'ensemble de ces cultures archéologiques soient représentées, aucun indice matériel n'est venu confirmer une continuité d'occupation des sites de Sermilik[87]Modèle:,Modèle:Note.
Enfin, des structures domestiques, inventoriées et identifiées comme étant de Modèle:Citation, ont été mises au jour sur les rives du fjord, dans l'île d'Ammassalik. Ces maisons, datées du thuléen tardif, ont délivré plusieurs têtes de harpons fabriquées en os de mammifère marin. Ces pièces sont munies de trous et présentent deux barbelures latérales[142].
Population et société

Les habitants de Sermilik, comme l'ensemble des résidents de la région d'Ammassalik, sont appelés Ammassalimuit[143]Modèle:,[144]Modèle:,[145]Modèle:,[146], ou Sermilimmiit (signifiant Modèle:Citation)[147], et font partie du peuple des Tunumiit[69]. Le nom de Sermilimmiit fait probablement référence à la première vague de colonisation de groenlandais d'Ammassalik, principalement issus de la vallée de Sermilik, et venant s'établir au sein d'établissements situés plus au sud[147]. Les habitants du fjord parlent la langue Tunumiisut[69]. Au début du Modèle:S-, en 1905, des Modèle:Langue (singulier : Modèle:Langue, Modèle:Langue et Modèle:Langue), des chamans inuits, pratiquaient des rituels religieux à Sermilik et ses environs[148]. À cette époque, selon le philologue danois William Thalbitzer, Modèle:Unité vivant à Ammassalik adoptaient alors les rites des chamans inuits[148].
Plusieurs hameaux sont, ou ont été, établis dans la vallée de Sermilik[81]. En 1829, selon la liste de recensement dressée par Wilhelm August Graah, aucun habitant ne résidait à SermilikModèle:NoteModèle:,[149]Modèle:,[66]. En 1851, un missionnaire danois, dénommé Lund, a recensé à Sermilik une population totale de Modèle:Nombre[149]. Alors que l'ancienne commune d'Ammassalik a été créée en 1894, quatre des établissements de Sermilik ont été fondés avant 1884 Modèle:Incise, et trois dans la seconde moitié des années 1890 Modèle:Incise[150]. Douze hameaux occupés ont été répertoriés au sein de l'aire géographique de Sermilik au cours du Modèle:S-Modèle:Note : Akkernernaq ; Ikkatteq ; Innartalik ; Kakalik ; Paarnakajiit (ou Modèle:Langue[13]) ; Puppik ; Qeertartivatsiaq ; Sarpaq ; Sivinganeq ; Tinileqilaaq ; Ukiverajik ; et Umittivartivik[81]. En 1925, dans le but d'accroître leurs colonies dans l'île nord-américaine, les autorités danoises proposent à des chasseurs volontaires habitant à Ammassalik de venir s'installer avec leurs familles à Scoresbysund (actuelle Illoqortormiut), une localité fondée au sein du Scoresby Sund situé plus au nord. Modèle:Nombre originaires de Sermilik Modèle:Incise, sont alors acheminées dans la colonie de Scoresbysund. Deux autres vagues de colonisation ont lieu en 1935. Puis en 1945 Modèle:Incise[144]Modèle:,[146]. La plupart des établissements de Sermilik ont été abandonnés avant la fin de la première moitié du Modèle:S-[81]. Bien qu'ils soient moins nombreux, la majeure partie des établissements du district sont répartis autour de Sermilik, de l'Ammassalikfjord et du fjord de Sermiligaaq (le Modèle:Langue). Les habitants, économiquement dépendant des ressources naturelles, élisent domicile dans de longues maisons durant la saison hivernale et viennent s'installer quelques kilomètres plus loin sur les rives du fjord au cours des mois d'été[151].
| Nom de l'établissement | Population en 1934 | Population en 1940-1941 | Population en 1945 | Population en 1950 | Population en 1955 |
|---|---|---|---|---|---|
| AkernernaqModèle:Note | 0 | 7 et 11 | 10 | 10 | 14 |
| IkkatteqModèle:Note | 33 | 56 | 57 | 60 | 82 |
| InnartalikModèle:Note | 0 | 9 et 14 | 0 | 0 | 0 |
| Kakalik | 10 | 16 | 16 | 0 | 0 |
| PaarnakajiitModèle:Note | 17 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| PupikModèle:Note | 21 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Qeertartivatsiaq | 7 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| SarpaqModèle:Note | 15 | 8 | 0 | 0 | 0 |
| Sivinganeq | 14 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Tiniteqilaaq | 43 | 73 | 126 | 110 | 133 |
| Ukiverajik | 19 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Umiattuartivit (ou Umittivartivik)Modèle:Note |
16 | 31 | 20 | 18 | 26 |
En 1968, la population d'Ikkatteq atteignait un total de Modèle:Nombre[152] et au Modèle:Date-, le hameau comptait un habitant[153]Modèle:,Modèle:Note. Selon les données du bureau national des statistiques du Groenland, ce hameau ne comprenait aucun habitant en 2009[154]. La même année, en raison de possibles facteurs économiques et sociaux, quatre femmes originaires de l'aire territoriale de Sermilik, dont deux d'Ikkateq et deux de Tiniteqilaaq, viennent s'installer au Danemark. Entre 1955 et 1969, trois enfants dont les parents sont originaires d'Ikkatek et dix enfants issus de parents originaires de Tiniteqilaaq naissent au Danemark[155].
En 2009, le village de Tiniteqilaaaq, la principale localité située sur les rives de Sermilik, comprenait Modèle:Unité[154].
En outre, aux douze hameaux recensés au Modèle:S mini- et première moitié du Modèle:S-, s'ajoutent ceux des îles d'Immikkeerteq, situées au sein du fjord et d'Immikkeerterajik[2]Modèle:,Modèle:Note, ainsi que les sites de Modèle:LangueModèle:Note, dModèle:'Modèle:LangueModèle:Note et dModèle:'Modèle:LangueModèle:NoteModèle:,[13].
- Hameaux et habitations sur les rives de Sermilik
-
Maisons bordant les rives de Sermilik, à Tiniteqilaaq.
-
Le village de Tiniteqilaaq.
-
Détail d'une maison à Tiniteqilaaq bordant les rives de Sermilik.
-
Maison sur les rives de Sermilik.
Faune et flore
Faune
Peu d'espèces animales représentent la faune locale. Des taxons, tels que le lièvre arctique (Modèle:Latin), ou le bœuf musqué (Modèle:Latin), ne sont plus présents sur le territoire de Sermilik et de sa région depuis la période préhistorique du Groenland[156]Modèle:,[151]. Le renne (Modèle:Latin) a, quant à lui, disparu de la vallée du fjord depuis la fin du Modèle:S-[131]Modèle:,Modèle:Note. Quelques renards arctiques (Modèle:Latin) et ours polaires (Modèle:Latin) peuvent être parfois rencontrés et venir nicher aux environs du fjord[156]Modèle:,[157]Modèle:,[151].
Des groupes de narvals opèrent leur migration dans les eaux de Sermilik durant les mois d'été, afin de se reproduire[158]. Au sein du fjord, à l'instar de certains pinnipèdes[159]Modèle:,[160], ces cétacés font, ou faisaient, fréquemment l'objet de chasse[158]Modèle:,[161]Modèle:,[162]Modèle:,Modèle:Note. La partie sud de Sermilik, à l'instar du fjord de Scoresby Sund et ceux de la localité de Kangerlussuaq, constitue l'une des zones écologiques privilégiées par les narvals[163] et leur population y est particulièrement importante[161]Modèle:,Modèle:Note. Des phoques à capuchon (Modèle:Latin) viennent occuper la zone située à l'embouchure de Sermilik durant les mois d'été[156]. D'autres espèces appartenant à la famille des phocidés, notamment le phoque commun (Modèle:Latin) et le phoque annelé Modèle:Incise, nichent dans l'aire territoriale du fjord[156]. En outre, la présence de morses de l'Atlantique (Modèle:Latin[164]) a été observée à Sermilik. Un total de Modèle:Nombre a fait l'objet d'une chasse entre 1980 et 1988[165]Modèle:,Modèle:Note.
Les eaux du fjord abritent des poissons tels que lModèle:'omble chevalier (Modèle:Latin) Modèle:Incise, le chaboisseau à épines courtes (Modèle:Latin) Modèle:Incise et la morue de l'Atlantique (Modèle:Latin)[156].
Le bécasseau de l'Anadyr Modèle:Latin et le tournepierre à collier (Modèle:Latin) comptent parmi les taxons aviaires inventoriés dans le fjord[166]. Cette espèce, et ce genre d'oiseau, accomplit une migration jusqu'à Sermilik au cours des mois de juin et juilletModèle:NoteModèle:,[166]. D'autres espèces limicoles Modèle:Incise, qui effectuent leur parcours migratoire en partant de l'Islande via le fjord de Sermilik jusqu'à lModèle:'île d'EllesmereModèle:Note, dans le territoire fédéral canadien du Nunavut, ont été également répertoriées[166]Modèle:,[167]. Entre Sermilik et la baie de Disko, lors de leur mouvement trans-glacial du printemps, ces oiseaux utilisent des courants aériens dont les vents peuvent atteindre des vitesses s'échelonnant entre Modèle:Unité/2Modèle:NoteModèle:,[166]. Enfin, la présence de goélands bruns (Modèle:Latin) a été observée à Sermilik au début des années 1990[168].
- Faune de Sermilik
-
Renard arctique du Groenland.
-
Un phoque commun.
-
Un phoque annelé.
-
Un couple de morses de l'Atlantique.
-
Groupe de narvals.
Flore
La vallée de Sermilik et des deux autres fjords, qui comportent des niches écologiques exposées et aux températures relativement douces, sont favorables à une croissance végétative pérenne[169]Modèle:,[170]Modèle:,[24]Modèle:,[23]. La flore bordant les rives du fjord se compose notamment de variétés de campanules (Modèle:Latin) Modèle:Incise, de variétés de Modèle:Latin Modèle:Incise, de Modèle:Latin, de Modèle:Latin (azalée couchée), de Modèle:Latin (épilobe à feuilles larges), et de Modèle:Latin (rhododendron lapon). Ces essences se retrouvent aussi autour des fjords d'Ammassalik et de Sermiligaaq[169]Modèle:,[24]Modèle:,[170]. D'autres espèces florales, comme l'orpin rose (Modèle:Latin), la cassiope hypnoïde ou encore lModèle:'angélique officinale (Modèle:Latin) et la renouée vivipare sont inventoriées dans la vallée de Sermilik[24]Modèle:,[169]Modèle:,[170]. Des spécimens de Modèle:Latin (ou sélaginelle spinuleuse), une espèce de Modèle:Citation dans le sud du Groenland et appartenant à l'ordre des lycophytes, et des herbacées, telles que l'Modèle:Latin, la Modèle:Latin, la gentiane amère, la renoncule âcre, et le Modèle:Latin (nom vernaculaire : Scirpe cespiteux), Modèle:Latin (synonyme : Modèle:Latin[171]Modèle:,[172]), Modèle:Latin, la violette des marais, ainsi qu'une espèce d'orchidée, Platanthera hyperborea (nom vernaculaire anglais : Modèle:Citation[173]) ont été recensées[22]Modèle:,Modèle:Note.
La couverture végétative de la vallée, notamment dans sa partie sud-est, dans la zone entourant le glacier de Mittivakkat, ainsi que sur les îlots se trouvant dans son delta, comprend plusieurs espèces de lichens, dont Modèle:Latin (ordre des Acarosporales[174]Modèle:,[175]), Modèle:Latin (espèce appartenant à la famille des Modèle:Latin et au genre Modèle:Latin[176]Modèle:,[177]), Modèle:Latin (famille des Modèle:Latin, genre Modèle:Latin[178]Modèle:,[179]), Modèle:Latin (genre Modèle:Latin[180]Modèle:,[181]), Modèle:Latin (famille des Modèle:Latin, genre Modèle:Latin[182]), Modèle:Latin (famille des Modèle:Latin, genre Modèle:Latin[183]), Modèle:Latin (genre Modèle:Latin[184]), Modèle:Latin (famille des Modèle:Latin, genre Modèle:Latin[185]Modèle:,[186]) et Modèle:Latin (famille des Modèle:Latin, genre Modèle:Latin[187])[25]. Ces espèces poussent essentiellement sur des formations de type morainique (essentiellement des blocs erratiques), ainsi que sur des roches moutonnées[25]Modèle:,[24]. Les thalles (ou Modèle:Latin) des spécimens de Modèle:Latin, d'Modèle:Latin et d'Modèle:Latin poussant sur les moraines de la partie sud de Sermilik, ont été observées avec des diamètres respectifs de 125, 53 et Modèle:Unité en 1900 ; tandis qu'en 1970, ils n'étaient plus que de 20, 46 et Modèle:Unité[25]Modèle:,[24]. Des spécimens de Modèle:Latin ont été également inventoriés dans la vallée de Sermilik[188]Modèle:,[24]Modèle:,[25]. Ces formations hétérotrophes sont associées à des taxons de mousses et des Modèle:Latin dont Carex rariflora (nom vernaculaire : carex rariflore[189]Modèle:,[190])[170]Modèle:,[24]Modèle:,[23].
Par ailleurs, des petits arbrisseaux producteurs de baies, tels que Modèle:Latin (camarine noire) et la myrtille des marais, sont répertoriés à Sermilik et dans le district d'Ammassalik. Enfin, des espèces arbustives naines, notamment le bouleau nain (Modèle:Latin), le saule herbacé (Modèle:Latin) et le saule glauque (Modèle:Latin), viennent compléter le panorama végétatif du fjord[24]Modèle:,[169]Modèle:,[170]Modèle:,.
- Flore de Sermilik
-
Herbacées poussant sur les rives du fjord.
-
Formations de mousses et de lichens sur les rives du fjord.
Notes et références
Notes
Références
Pour approfondir
Bibliographie
- Modèle:Chapitre. Modèle:Plume
- Modèle:Article. Modèle:Plume
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- Modèle:Ouvrage. Modèle:Plume
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Articles connexes
Liens externes
Modèle:Portail Modèle:Bon article
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- ↑ 2,00 2,01 2,02 2,03 2,04 2,05 2,06 2,07 2,08 2,09 2,10 2,11 2,12 2,13 2,14 et 2,15 Erreur de référence : Balise
<ref>incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nomméesgéo-Sermilik-sivinganeq - ↑ 3,0 et 3,1 Modèle:Lien web.
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