Tétracarbonyle de nickel
Modèle:Infobox Chimie Le tétracarbonyle de nickel, souvent appelé nickel carbonyle, est un composé chimique de formule Modèle:Formule chimique. Il s'agit d'un liquide incolore à jaune pâle parmi les plus toxiques utilisés en milieu industriel, intervenant dans le procédé Mond de purification du nickel ainsi que dans la chimie des organométalliques.
Structure
Le tétracarbonyle de nickel possède 18 électrons de valence et un atome de nickel à l'état d'oxydation 0. C'est un agrégat atomique à géométrie tétraédrique dans lequel quatre ligands carbonyle CO sont liés à l'atome de nickel par une liaison carbone-métal. Les analyses géométriques par diffraction des électrons ont permis de mesurer la longueur des liaisons Modèle:Nobr et Modèle:Nobr respectivement à Modèle:Unité/2 et Modèle:Unité/2[1].
Préparation
La première synthèse du tétracarbonyle de nickel a été réalisée par Ludwig Mond en 1890 par réaction directe de nickel métallique avec le monoxyde de carbone CO[2]. Ce travail de pionnier a éclipsé l'existence de nombreux autres carbonyles métalliques, entre autres ceux de vanadium, de chrome, de manganèse, de fer et de cobalt. Il a trouvé une application industrielle avant la fin du Modèle:S dans la purification du nickel[3] en faisant circuler du monoxyde de carbone sur du nickel non purifié à Modèle:Unité/2, le rendement optimal se situant autour de Modèle:Unité/2[4].
Le tétracarbonyle de nickel ne se trouve pas facilement dans le commerce ; il est en revanche aisément généré en laboratoire par carbonylation du bis(1,5-cyclooctadiène)nickel qui est, quant à lui, disponible dans le commerce.