Théorème de sélection approchée

De testwiki
Aller à la navigation Aller à la recherche

En mathématiques et plus précisément en analyse fonctionnelle, les théorèmes de sélection approchée permettent d'approcher, en un certain sens, une multifonction hémicontinue à valeurs convexes par une fonction continue. Alors que pour une multifonction hémicontinue inférieurement, le théorème de sélection de Michael et celui de Browder fournissent des sélections « exactes », dans le cas d'une multifonction hémicontinue supérieurement, on doit se contenter de telles approximations. Ces théorèmes ont de nombreuses applications en théorie des jeux et en économie, via des théorèmes de point fixe comme celui de Kakutani.

Théorème de Cellina

Soient E un compact de [[Espace euclidien|ℝModèle:Exp]] et Γ une multifonction hémicontinue supérieurement de E dans ℝModèle:Exp, à valeurs compactes convexes non vides. On peut utiliser le théorème de Carathéodory pour prouver[1]Modèle:,[2] que pour tout ε > 0, il existe δ > 0 tel que le graphe de la multifonction ΓModèle:Ind suivante soit inclus dans le ε-voisinage de celui de Γ :

Γδ(x)=Co(d(x,z)<δΓ(z)),

Modèle:Math désigne l'enveloppe convexe.

De plus, ΓModèle:Ind est hémicontinue inférieurement[2]. On peut donc lui appliquer le théorème de sélection de Michael et en déduire une fonction continue dont le graphe est, lui aussi, ε-proche de celui de Γ, ou plus simplement, utiliser le même lemme que ce théorème et en déduire une fonction continue dont le graphe est 2ε-proche de celui de Γ.

Plus généralement (en dimension quelconque et sans hypothèses de compacité) :

Modèle:Théorème

Théorème de Repovš-Semenov-Ščepin

On peut même supposer que X est seulement paracompact et que Y est un espace vectoriel topologique quelconque. Dans ce contexte, la précision de l'approximation d'un sous-ensemble G de X×Y par un autre, F, ne s'exprime plus en termes d'un ε > 0 mais d'un recouvrement U = (UModèle:Ind)Modèle:Ind de X et d'un voisinage V de 0 dans Y : on dit que F est une U×V-approximation de G si pour tout point de F, il existe un point de G qui appartient à une même partie du recouvrement (UModèle:Ind×(y + V))Modèle:Ind de X×Y. Le théorème ci-dessus se généralise alors ainsi :

Modèle:Théorème

Si X est compact, f peut de plus être choisie à valeurs dans un sous-espace vectoriel de dimension finie de Y.

Démonstration

Par hémicontinuité, pour tout point x de X, il existe un ouvert U(x), contenant x et inclus dans l'un des UModèle:Ind du recouvrement U, tel que pour tout z de cet ouvert, Γ(z) ⊂ Γ(x) + V.

Par paracompacité, il existe une partition de l'unité (localement finie) — ou même finie si X est compact — (ϕModèle:Ind)Modèle:Ind telle que pour tout z, les supports des ϕModèle:Ind qui contiennent z sont tous inclus dans un même U(x).

En choisissant, pour tout j, un xModèle:Ind dans le support de ϕModèle:Ind puis un yModèle:Ind dans Γ(xModèle:Ind), la fonction suivante est une solution :

f(z)=jJϕj(z)yj.

Notes et références

Modèle:Références

Modèle:Portail