Variété de Fujiki

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En géométrie algébrique complexe, une variété complexe est dite de classe 𝒞 ou de Fujiki si elle est biméromorphe à une variété Kählerienne compacte. Cette notion a été définie par Akira Fujiki[1].

Propriétés

Soit M une variété compacte de Fujiki-classe 𝒞, et XM une sous-variété complexe de M. Alors X est aussi de Fujiki-classe 𝒞 ([2] Lemme 4.6). De plus,l'espace de Douady de X (c'est-à-dire les modules de déformations d'une sous-variété XM, M fixe) est compact et de Fujiki-classe 𝒞[3].

Les variétés de Fujiki-classe 𝒞 sont des exemples de variétés complexes compactes qui ne sont pas nécessairement de Kähler, mais pour lesquelles le lemme-¯ est valable[4].

Conjectures

J.-P. Demailly et M. Pǎun ont montré qu'une variété est de classe Fujiki 𝒞 si et seulement si elle contient un courant de Kähler [5]. Ils ont également supposé qu'une variété M appartient à la classe Fujiki. 𝒞 s'il admet un courant nef (numériquement effectif) big, c'est-à-dire satisfaisant :

MωdimM>0.

Pour une classe de cohomologie [ω]H2(M) qui est rationnel, cette affirmation est connue : par la conjecture de Grauert-Riemenschneider, un fibré en droites holomorphe L de première classe de Chern

c1(L)=[ω]

nef et big a une dimension Kodaira maximale, d'où l'application rationnelle correspondante à

H0(LN)

est génériquement fini sur son image, qui est algébrique, et donc Kähler.

Fujiki [6] et Ueno [7] se sont demandé si la propriété d'être de Fujiki-classe 𝒞 est stable sous déformations. Cette conjecture a été réfutée en 1992 par Y.-S. Poon et Claude Lebrun [8]

Voir aussi

Références

  1. Modèle:Article
  2. Modèle:Article
  3. Modèle:Article
  4. Modèle:Article
  5. Modèle:Article
  6. Modèle:Article
  7. K. Ueno, ed., "Open Problems," Classification of Algebraic and Analytic Manifolds, Birkhaser, 1983.
  8. Modèle:Article

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