Équation de Fermat généralisée

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En arithmétique, l'équation de Fermat généralisée est l'équation

Axp+Byq+Czr=0

A,B,C0

sont des entiers non nuls,

x,y,z

sont des entiers non nuls premiers entre eux et

p,q,r2

sont entiers.

Comme son nom le laisse transparaître, cette équation généralise l'équation xn+yn=zn dont le fameux dernier théorème de Fermat établit l'impossibilité quand n3. À l'instar de celui-ci avant sa résolution, son principal intérêt réside aujourd'hui dans la stimulation du développement des nouveaux outils mathématiques nécessaires à son appréhension. Parmi ces outils, se trouvent les courbes de Frey, les formes modulaires et les représentations de Galois. À ce titre, le sujet des équations de Fermat généralisées profite fortement des ponts jetés entre arithmétique et théorie des représentations par le programme de Langlands. Certaines approches cyclotomiques ont aussi été avancées, mais aucune ne semble suffisamment puissante.

L'équation de Fermat généralisée se réfère parfois à la seule équation Axn+Byn+Czn=0 ou à la seule équation xp+yq=zr. Cette dernière est la plus étudiée et au moins deux conjectures non résolues s'y rapportent : la conjecture de Fermat-Catalan et la conjecture de Beal.

Définitions

On appelle (p,q,r) la signature et χ=1p+1q+1r la caractéristique de l'équation Axp+Byq+Czr=0. On distingue plusieurs grands cas selon la caractéristique, nommés par analogie avec la classification des espaces selon leur courbure :

  • χ>1, le cas sphérique. (p,q,r) est à permutation près (2,2,n),n2 ou (2,3,3),(2,3,4),(2,3,5).
  • χ=1, le cas euclidien (ou parabolique). (p,q,r) est à permutation près (3,3,3), (2,4,4) ou (2,3,6).
  • χ<1, le cas hyperbolique.

De par le nombre relativement faible de valeurs de (p,q,r) les concernant, les cas sphérique et euclidien sont aujourd'hui bien compris. Le cas hyperbolique est donc celui qui fait l'objet du plus de recherches.

Conjectures

Conjecture de Fermat-Catalan

Modèle:Article détaillé

La conjecture de Fermat-Catalan ou conjecture de Fermat généralisée s'énonceModèle:ÉnoncéIl est nécessaire de demander une infinité de valeurs pour (xp,yq,zr) et non une infinité de valeurs pour (x,y,z,p,q,r) car 1p+23=32 fournit cette infinité sans être toutefois intéressant.

Dix solutions à cette équation sont connues de nos jours. Voir Cas hyperbolique.

Henri Darmon offrira 300(11p+1q+1r1) dollars canadiens à quiconque trouvera une nouvelle solution à xp+yq=zr[1].

Conjecture de Beal

La conjecture de Beal s'énonceModèle:Énoncé

Autrement dit, la conjecture de Beal est vraie si et seulement si toutes les solutions de l'équation de Fermat généralisée avec (A,B,C)=(1,1,1) utilisent au moins une fois 2 comme exposant.

Elle porte le nom d'Andrew Beal, banquier millionnaire américain et mathématicien amateur, qui la formula en 1993 dans un but de généralisation du dernier théorème de Fermat. Il l'a dotée en 1997 d'un prix monétaire en échange d'une preuve ou d'un contre-exemple. Le prix, qui s'élève aujourd'hui à 1 million de dollars, est détenu par la Société Américaine de Mathématiques[2].

Elle est parfois aussi appelée conjecture de Tijdeman et Zagier car eux aussi l'ont formulée en 1994. Si Andrew Beal l'a vraisemblablement formulée indépendamment, des questions très proches étaient déjà discutées par les chercheurs du domaine si bien que son origine exacte reste incertaine. Certains auteurs la font remonter à des discussions d'Andrew Granville datant de 1985.

Relations avec d'autres conjectures

La conjecture de Beal implique le dernier théorème de Fermat. En effet, à toute solution (x,y,z) de xn+yn=zncorrespond une solution (x,y,z) respectant pgcd(x,y,z)=1. Elle s'obtient en divisant x,y,z par leur plus grand facteur commun.

La conjecture abc implique la conjecture de Fermat-Catalan et implique la conjecture de Beal à un nombre fini d'exceptions près.

Remarques générales

Quand n apparait comme exposant, il peut être toujours remplacé par kn pour tout k entier naturel puisqu'une puissance kn-ième est aussi une puissance n-ième. Cela permet souvent de ne traiter que les cas n premier et n=4.

Si |A|=|B|=|C|=1, la condition pgcd(x,y,z)=1 équivaut à la condition pgcd(x,y)=1 ou pgcd(y,z)=1 ou pgcd(z,x)=1 car tout entier divisant facteur de deux termes parmi x,y,z divise aussi le troisième.

Si (A,B,C)=(1,1,1), alors

  • p et q jouent des rôles symétriques et peuvent donc être échangés.
  • Si q est impair, alors résoudre l'équation de signature (p,q,r) équivaut à résoudre celle de signature (r,q,p) en remplaçant y par y.
  • Ensemble, ces deux remarques font que, si au moins deux entiers parmi p,q,r sont impairs, l'équation de signature (p,q,r) équivaut à toutes celles dont la signature est une permutation de (p,q,r).

La condition xyz0 est là pour éviter qu'un terme de l'équation ne disparaisse. Dans le cas où il n'y a que deux termes, l'équation est très facile à résoudre.

La condition pgcd(x,y,z)=1 s'explique par le fait qu'on peut obtenir facilement d'au moins deux manières une infinité de solutions inintéressantes[1]Modèle:,[3] :

  • si p,q,r sont premiers entre eux, alors il existe par le théorème des restes chinois (λa,λb,λc) tels que {pλa+1,λb,λcqλa,λb+1,λcrλa,λb,λc+1 de sorte qu'à tous a,b,c tels que Aa+Bb+Cc=0 on puisse associer une solution de l'équation de Fermat généralisée (x,y,z)=(aλa+1pbλbpcλcp,aλaqbλb+1qcλcq,aλarbλbrcλc+1r) (qui s'obtient en multipliant les deux membres de l'égalité Aa+Bb+Cc=0 par aλabλbcλc).
  • À toute solution (x0,y0,z0) correspond une infinité de solutions (xn,yn,zn) définies par (xn+1,yn+1,zn+1)=(xnqr+1ynqrznqr,xnrpynrp+1znrp,xnpqynpqznpq+1).

Les tableaux de résultat sur cette page ne consignent que les solutions primitives non triviales. Lorsque l'exposant est pair, les différents signes sont omis. On utilisera la notation {p,q,r} pour signifier que toutes les permutations de (p,q,r) sont considérées.

Cas sphérique

Frits Beukers a démontré que, à (p,q,r) fixé, soit il n'y a aucune solution, soit il y en a une infinité[4].

Si (A,B,C)=(1,1,1), on dispose d'un nombre fini de paramétrisations polynomiales à coefficients entiers à deux variables[3] générant toutes les solutions :

(p,q,r)= sous-cas date auteurs notes (u,v sont des entiers non nuls premiers entre eux)
(2,2,n) n=2 Les solutions sont les triplets pythagoriciens : (x,y,z)=(u2v2,2uv,u2+v2)
n quelconque Une paramétrisation : (x,y,z)=(𝔢(u+iv)n,𝔪(u+iv)n,u2+v2). Voir Théorème des deux carrés de Fermat
(2,n,2) C'est un cas facile à résoudre
{2,3,3} Louis Mordell[5]
(2,3,4) Don Zagier[5]
(2,4,3) 4 paramétrisations polynomiales
{2,3,5} 2004 Johnny Edwards[6] 27 paramétrisations polynomiales

Cas euclidien

Si (A,B,C)=(1,1,1), on a les résultats suivants

(p,q,r)= sous-cas date auteurs notes
{2,3,6} 2014 Michael Bennett, Imin Chen, Sander Dahmen, Soroosh Yazdani[7] Une solution, 16+23=32
{2,4,4} (2,4,4) ~1640 Pierre de Fermat Aucune solution. Voir Théorème de Fermat sur les triangles rectangles
(4,4,2) 1738 Leonhard Euler[8]
(3,3,3) 1760 Aucune solution. Découle du dernier théorème de Fermat

Cas hyperbolique

Le théorème de Darmon-Granville[9] assure qu'il n'y a qu'un nombre fini de solutions à l'équation à (p,q,r) fixé si 1p+1q+1r<1.

Alain Kraus donne des bornes supérieures explicites (dépendant de A,B,C) sur les nombres premiers n tels que l'équation Axn+Byn+Czn=0 a des solutions primitives non triviales[10].

Dong Quan Ngoc Nguyen a montré en 2012, en utilisant l'Modèle:Lien, que, pour tout n2, il existe une infinité de courbes de Fermat généralisées de signature (12n,12n,12n) violant le principe de Hasse[11] ; c'est-à-dire qu'il existe une infinité de triplets (A,B,C) tels que l'équation Ax12n+By12n+Cz12n=0 a des solutions dans /p pour tout nombre premier p mais aucune solution dans .

Cas (A, B, C) = (1, 1, -1)

Résultats partiels quand min(p, q, r) = 2

Quand (p,q,r)=(2,3,n) ou (3,n,2), l'équation admet toujours la solution dite de Catalan 1n+23=32. Celle-ci est systématiquement omise dans le tableau ci-dessous.

Cas traités quand min(p,q,r)=2
(p,q,r)= sous-cas date auteurs notes
{2,3,n} n=7 2005 Bjorn Poonen, Edward Schaefer, Michael Stoll[12] 4 solutions non-Catalan

153122832+92623=1137

22134592+14143=657

173+27=712

762713+177=210639282

n=9 2003 Nils Bruin[13] Une solution non-Catalan, 132+73=29
n=11 2017 Nuno Freitas, Bartosz Naskręcki, Michael Stoll[14]Modèle:Note Aucune solution non-Catalan
n=13 Partiellement résolu
n=15 2013 Samir Siksek, Michael Stoll[15] Aucune solution non-Catalan
3n,n31mod8 premier 2013 Michael Bennett, Imin Chen, Sander Dahmen, Soroosh Yazdani[16]
(2,3,8) 2003 Nils Bruin[17] Une solution non-Catalan,

962223+438=300429072

(2,3,10) 2009 David Brown[18] Aucune solution
(2,4,n),n5 5n<211 premier 2008 Michael Bennett, Jordan Ellenberg, Nathan C. Ng[19] 2 solutions, 72+25=34 et 114+35=1222
n211 premier 2003 Jordan Ellenberg[20] Aucune solution
n=5,6 voir ci-dessous Nils Bruin
{2,4,5} 2003 Nils Bruin[13]
{2,4,6} 1997 Nils Bruin[21]
(2,6,n),n3 2011 Michael Bennett, Imin Chen[22] Aucune solution
(2,2n,3),3n107 n=3 voir ci-dessus
n=4 Une solution, 15490342+338=156133
n=31 2011 Sander Dahmen[23] Aucune solution
n1mod6
n8 pair,n2±2mod5 ou n2±2,±4mod13 2014 Michael Bennett, Imin Chen, Sander Dahmen, Soroosh Yazdani[7]
11n<107 premier,n31 2007 Imin Chen[24] Aucune solution.

Il suffit que n respecte une condition simple, vérifiée numériquement pour les petites valeurs

(2,2n,5) n29 premier,n1mod4 2010 Imin Chen[25] Aucune solution
(2,2n,9),n2 2014 Michael Bennett, Imin Chen, Sander Dahmen, Soroosh Yazdani[7]
(2,2n,10),n2
(2,2n,15)
(2,n,6),n3
(4,2n,3),n2
(6,n,2),n3 Aucune solution non-Catalan
(n,n,2),n5 n=6 Leonhard Euler Aucune solution
n=5,9 1998 Bjorn Poonen[26]
n7 premier 1995 Henri Darmon, Loïc Merel[5]

Résultats partiels quand p, q, r ≥ 3

x=1 ou y=1 est impossible en vertu de la conjecture de Catalan, démontrée par Preda Mihăilescu en 2002. z=1 est impossible pour des raisons similaires. Les résultats partiels suivants sont pertinents pour l'établissement de la conjecture de Beal. Si elle est vraie, il n'y a aucune solution non triviale quand p,q,r3. L'inexistence de solutions n'est donc pas rappelée à chaque ligne.

Cas traités quand p,q,r3
(p,q,r)= sous-cas date auteurs notes
(n,n,n),n4 n=5 1825 Dirichlet
1994 Andrew Wiles C'est le dernier théorème de Fermat
(n,n,3),n4 n=4 1873 Édouard Lucas[27]Modèle:,[7]Modèle:Note
n=5 1998 Bjorn Poonen[26]
n7 1995 Henri Darmon, Loïc Merel[5]
{3,3,n},4n<109 n=4,5 2000 Nils Bruin[28]
n=7,11,13 Partiellement résolu
17n<104 premier 1998 Alain Kraus[29] Il suffit que n respecte une condition simple, vérifiée numériquement pour les petites valeurs
104<n<109 premier 2008 Imin Chen, Samir Siksek[30] Amélioration de la condition de Kraus et vérification numérique
n premier,n2mod3 2016 Nuno Freitas[31]
n4 pair 2014 Michael Bennett, Imin Chen, Sander Dahmen, Soroosh Yazdani[7]
d'autres conditions de modulo
(4,2n,3),n2
(3,6,n),n3
{3,4,5} 2011 Samir Siksek, Michael Stoll[32]
(4,4,n) voir sous-cas n17 premier,n≢1mod8 2003 Luis Dieulefait[33]
(4,n,4) voir sous-cas n11 premier,n1mod4 1993 Henri Darmon[34]
n11 premier,z pair
{5,5,n} voir sous-cas n=3 1998 Bjorn Poonen[26]
n7 premier,z pair 2007 Nicolas Billerey[35]Modèle:,[36]
n=7 2013 Sander Dahmen, Samir Siksek[37]
n=19
n=11 Preuve conditionnelle supposant l'hypothèse de Riemann généralisée
n=13
{7,7,11}
{5,7,7}
(2l,2m,n) voir sous-cas n=3,l2,m3mod4 2014 Michael Bennett, Imin Chen, Sander Dahmen, Soroosh Yazdani[7]
n=5,l=m2 2006 Michael Bennett[38]
n{3,5,7,11},l,m5 premiers 2015 Samuele Anni, Samir Siksek[39]
n=13,l,m5 premiers,l,m7
n=13,l,m5 premiers 2018 Nicolas Billerey, Imin Chen, Lassina Dembélé, Luis Dieulefait, Nuno Freitas[40]
(3l,3m,n),l,m2,n3 1998 Alain Kraus[29] Kraus prouve que a3+b3=znv2(ab)=1. En prenant, (a,b,c)=(xl,ym,z), on a le résultat

Recherche numérique

Peter Norvig, directeur de recherche chez Google, a annoncé avoir numériquement éliminé toutes les solutions éventuelles avec p,q,r7 et x,y,z250000 ainsi que p,q,r100 et x,y,z10000[41].

Cas général

Le cas A,B,C 3-smooth a été étudié par Lucas dans beaucoup de cas particuliers[27].

équation sous-cas date auteurs notes
x2+y2=2z2 1877 Édouard Lucas[42] Une infinité de solutions. Voir Cas sphérique.
x2+2y2=3z2
x2+3y6=zn n3 2018 Angelos Koutsianas[43] Une solution, 472+326=74
x3+y5=156z7 2008 Sander Dahmen[44] Aucune solution
16x2+3y3=z5
16x2+9y3=z5
Ax3+By3=Cz3 beaucoup de cas particuliers différents 1951 Ernst Selmer[45]
Ax2+y4=zn 24x4+y4=z4 2016 Gustav Söderlund[46] Preuve élémentaire, aucune solution
A=2,n=3 Preuve élémentaire, une solution, 254+34=113
A=2,n4 2008 Michael Bennett, Jordan Ellenberg, Nathan C. Ng[19] Aucune solution
A=3,n137 premier 2006 Luis Dieulefait, Jorge Jiménez Urroz[47]
x2+3y6=zn n3 2018 Angelos Koutsianas[43] Une solution, 472+326=74
x4+Byn=z4 B=2α,n5 premier,α1 2006 Andrzej Dąbrowski[48] Aucune solution
B=2αqβ,n>(8q+8+1)2q2 premier,q pas de la forme 2m±1 premier,β1
xr+yr=Czp r5,p3 2002 Alain Kraus[49] Il n'existe qu'un nombre fini de C donnant des solutions
x4+y4=Czn C{73,89,113},n17 premier 2005 Luis Dieulefait[50] Aucune solution
x5+y5=Czn n7 premier,C=2α5β,2α4,0β4 2007 Nicolas Billerey[35] Aucune solution
quelques autres cas particuliers quand C est 5-smooth
n17 premier,n1mod4 ou n±1mod5,C=2γ,q1mod5 premier,qγ 2011 Luis Dieulefait, Nuno Freitas[51]Modèle:Note
n89 premier,n1mod4 ou n±1mod5,C=3γ,q1mod5 premier,qγ
C{1,2},n premier,pgcd(c,10n)>1 2017 Nicolas Billerey, Imin Chen, Luis Dieulefait, Nuno Freitas[52] Une solution, 15+15=21n
C=3,n2 Aucune solution
x7+y7=Czn n>(318+1)2 premier 2012 Nuno Freitas[53] Aucune solution
x14+y14=Czn n17 premier,C=2α23α35α5γ,α21 ou α31 ou α52,7γ,q1mod7 premier,qγ Aucune solution
x13+y13=Czn C=3,n2 2018 Nicolas Billerey, Imin Chen, Lassina Dembélé, Luis Dieulefait, Nuno Freitas[40] Aucune solution
n premier,n{2,3,5,7,11,13,19,23,29,71},C=dγ,d{3,5,7,11},13z,q1mod13 premier,qγ 2013 Nuno Freitas, Samir Siksek[54] Aucune solution
x26+y26=Czn n premier,n{2,3,5,7,11,13,19,23,29,71},C=10γ,q1mod13 premier,qγ
xn+2αyn=Cz2 n7 premier,C=1,2αp2 2000 Wilfrid Ivorra[55] 2 solutions, 1n+231n=32,

2n+2n31n=(32n32)2

n5 premier,C=2,αp1 Une solution, 1n+201n=21n
n7 premier,nC,αα0,(C,α0){(1,2),(3,2),(5,6),(7,4),(13,2),(15,6),(17,6)} 2002 Michael Bennett, Chris M. Skinner[56] Aucune solution
n11 premier,α2,(α,n)(3,13)
xn+yn=Cz2 C{1,2,3,5,6,10,11,13},n4 3 solutions, 12+12=212,

35+(1)5=2112,

35+25=1152

C=17,n5 Aucune solution
C=2αM,n>M132M2 premier,α1,M quadratfrei ,3M,7M 2009 Andrzej Dąbrowski[36]
xn+yn=pαz3 n,p premiers,n>p4p2 2000 Michael Bennett, Vinayak Vatsal, Soroosh Yazdani[57] Aucune solution
xn+pαyn=3βz3 n,p premiers,β=0,p5 pas de la forme s3±3t,t1
n,p premiers,n>p2p,β=0,p pas de la forme s3±3t,t1
n,p premiers,α,β1,p5 pas des formes 3s2±1,9s2±1
xn+Lαyn+zn=0 L{3,5,7,11,13,17,19,23,29,53,59},α1,n11 premier,nL 1996 Alain Kraus[58] Aucune solution
L=2,3n29 premier Pierre Dénes Une solution, 1n+2(1)n+1n=0
L=2,n17 premier,n1mod4 1995 Kenneth Ribet[59]
L=2,n3mod4 premier Partiellement résolu
Axn+Byn=Czn A,B,C impairs et premiers entre eux 2002 Emmanuel Halberstadt, Alain Kraus[60] Il existe un ensemble de nombres premiers P de densité strictement positive tel qu'il n'y a aucune solution pour tout nP.

Généralisations

La conjecture de Beal est fausse si on l'étend aux entiers de Gauss. Après qu'un prix de Modèle:Unité ait été mis en jeu pour une preuve ou un contre-exemple, Fred W. Helenius proposa (2+i)3+(2i)3=(1+i)4[61].

Le dernier théorème de Fermat tient toujours dans certains anneaux. On dit que le dernier théorème de Fermat asymptotique est vrai dans le corps K (ou dans son anneau des entiers 𝒪K, c'est équivalent) si Modèle:ÉnoncéCi-dessous, deux solutions (x,y,z),(x,y,z) sont dites équivalentes s'il existe λK tel que (x,y,z)=(λx,λy,λz) :

équation corps K sous-cas date auteurs résultats/notes
xn+yn+zn=0 (d) d>0 2013 Nuno Freitas, Samir Siksek[62] FLT asymptotique établi pour un ensemble de d de densité 56 parmi les entiers quadratfrei.

(améliorable à une densité de 1 en supposant une généralisation de la conjecture d'Eichler-Shimura)

d<0,d2,3mod4 2016 Mehmet Şengün, Samir Siksek[63] FLT asymptotique établi en supposant une variante de la conjecture de modularité de Serre

(voir Programme de Langlands)

n=3 Paulo Ribenboim S'il existe une solution non triviale, il en existe une infinité (non équivalentes entre elles)
Alexander Aigner Toute solution est équivalente à une solution de la forme (a+bd)3+(abd)3=c3
Alexander Aigner, Fueter Il y a des solutions non triviales dans (d) si et seulement si il y en a dans (3d)
(3) 2003 Frazer Jarvis, Paul Meekin[64] Aucune solution
(2) Il existe une infinité de solutions générées par la solution (18+172)3+(18172)3=423
n4 Aucune solution
(3) Pour tout n entier non divisible par 3, 2n+(1+3)n+(13)n=0(cela correspond à ω2+ω+1=0ω est racine primitive troisième de l'unité)[65]
xn+yn=zn (i) n=5,7,11 1978 Benedict Gross, David Rohrlich[66] Aucune solution
(2)
(7)
(i) n=13 2004 Pavlos Tzermias[67]
(2)
(7)
(i) n=17 1982 Fred Hao, Charles Parry[68]
(2)
(i) n=3 ou n19 premier 2017 George Ţurcaş[65] Aucune solution en supposant une variante de la conjecture de modularité de Serre

(voir Programme de Langlands)

(2) n19 premier
(7) n17 premier
(17) n5 premier,n3,5mod8, 2015 Nuno Freitas, Samir Siksek[69] Aucune solution
(d) 3d23,d5,17 et quadratfrei,n4
d<0,n=4,6,9 1934 Alexander Aigner[70]Modèle:,[71] Aucune solution sauf si (n,d)=(4,7) : (1+7)4+(17)4=24
xn+yn+qrzn=0 d13 quadratfrei,q29 premier,(dq)=1,dq5mod8 2015 Heline Deconinck[72] BK existe en supposant que K respecte la conjecture d'Eichler-Shimura

Notons aussi les généralisations à des exposants algébriques fournies par John Zuehlke par des preuves très simples n'utilisant que le théorème de Gelfond-Schneider[73]Modèle:,[74] :Modèle:Énoncéet le corollaireModèle:Énoncé

Notes et références

Notes

Modèle:Références

Références

  1. 1,0 et 1,1 Modèle:Article
  2. Modèle:Lien web
  3. 3,0 et 3,1 Modèle:Chapitre
  4. Modèle:Article
  5. 5,0 5,1 5,2 et 5,3 Modèle:Article
  6. Modèle:Article
  7. 7,0 7,1 7,2 7,3 7,4 et 7,5 Modèle:Article
  8. Modèle:Article
  9. Modèle:Article
  10. Modèle:Article
  11. Modèle:Lien web
  12. Modèle:Article
  13. 13,0 et 13,1 Modèle:Article
  14. Modèle:Article
  15. Modèle:Article
  16. Modèle:Article
  17. Modèle:Article
  18. Modèle:Article
  19. 19,0 et 19,1 Modèle:Article
  20. Modèle:Article
  21. Modèle:Article
  22. Modèle:Article
  23. Modèle:Article
  24. Modèle:Article
  25. Modèle:Article
  26. 26,0 26,1 et 26,2 Modèle:Article
  27. 27,0 et 27,1 Modèle:Article
  28. Modèle:Article
  29. 29,0 et 29,1 Modèle:Article
  30. Modèle:Article
  31. Modèle:Article
  32. Modèle:Article
  33. Modèle:Article
  34. Modèle:Article
  35. 35,0 et 35,1 Modèle:Article
  36. 36,0 et 36,1 Modèle:Article
  37. Modèle:Article
  38. Modèle:Article
  39. Modèle:Article
  40. 40,0 et 40,1 Modèle:Article
  41. Modèle:Lien web
  42. Modèle:Article
  43. 43,0 et 43,1 Modèle:Article
  44. Modèle:Ouvrage
  45. Modèle:Article
  46. Modèle:Article
  47. Modèle:Article
  48. Modèle:Article
  49. Modèle:Article
  50. Modèle:Article
  51. Modèle:Article
  52. Modèle:Article
  53. Modèle:Article
  54. Modèle:Article
  55. Modèle:Article
  56. Modèle:Article
  57. Modèle:Article
  58. Modèle:Article
  59. Modèle:Article
  60. Modèle:Article
  61. Modèle:Lien web
  62. Modèle:Article
  63. Modèle:Article
  64. Modèle:Article
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