Dilatation (géométrie)

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Modèle:Homon

Dessin d'origine
Résultat de la dilatation


Cet article est à lire en parallèle avec celui sur les transvections.

Dilatation vectorielle

Une dilatation d'un espace vectoriel E est une affinité de base un hyperplan, et de rapport non nul.

Les dilatations sont bijectives. L'ensemble des dilatations de base et direction fixées forme un sous-groupe du groupe linéaire GL(E), isomorphe au groupe multiplicatif du corps de base.

En dimension finie, un automorphisme de E est diagonalisable si et seulement s'il est produit commutatif de dilatations ; si de plus le corps de base a au moins 3 éléments, GL(E) est engendré par les dilatations.

Matrice de dilatation

Dans une base de E formée de vecteurs de la base et de la direction de la dilatation, la dilatation a pour matrice une matrice du type diag(1,1,..,1,λ,1,..,1)=In+(λ1)Eii. Ces matrices sont donc appelées matrices de dilatation.

Dilatation affine

Une dilatation d'un espace affine E est une affinité de base un hyperplan, et de rapport non nul ; ce sont les applications affines de partie linéaire une dilatation vectorielle, sauf dans le cas du rapport 1.

Étant donnés deux points A et AModèle:' et un hyperplan H non parallèle à la droite (AAModèle:'), il existe une unique dilatation de base H envoyant A sur AModèle:' ; on obtient facilement l'image MModèle:' d'un point M par la construction :

En dimension finie, et si le corps de base a au moins 3 éléments, le groupe affine GA(E) est engendré par les dilatations.

Dilatation projective

Si l'on plonge l'espace affine E dans son complété projectif, en lui adjoignant un hyperplan à l'infini H, on sait que l'on peut munir le complémentaire E de l'hyperplan H d'une structure d'espace affine (les droites qui sont sécantes en un point de H dans E deviennent parallèles dans E et celles qui sont parallèles dans E deviennent sécantes en un point de H).

À toute dilatation d'hyperplan H de E est alors associée une application affine de E qui n'est autre qu'une homothétie.

Les dilatations en perspective deviennent donc en fait des homothéties. Si l'on regarde par avion une dilatation de base parallèle à la ligne d'horizon, on voit une homothétie dont le centre est sur la ligne d'horizon :

Si maintenant on envoie un autre hyperplan que H et H à l'infini, la dilatation devient une homologie non spéciale.

En résumé, il y a, en géométrie projective, identité entre les homothéties, les dilatations, et les homologies non spéciales.

Dilatation orthogonale

Ce sont, dans le cas euclidien, les dilatations dont la base est orthogonale à la direction. Elles contiennent comme cas particulier les réflexions.

Réalisation d'une dilatation par perspective parallèle

Plongeons l'espace euclidien En de dimension n comme hyperplan d'un espace En+1 de dimension n+1 et faisons tourner En autour de son hyperplan H, de façon à en obtenir une copie E~n.

Tout point M de En a une copie M~ dans E~n, donc aussi l'image M de M par une dilatation de base H.

On montre que la droite (MM~) garde une direction fixe D, ce qui montre que M~ s'obtient par projection de M dans En+1 (projection de base E~n et de direction D).

Voir ici une réalisation concrète de ce procédé.

Annexes

Articles connexes

Référence

Source pour la partie projective : Alain Bigard, Géométrie, Cours et exercices corrigés pour le Capes et l'agrégation, Masson, 1998 Modèle:Portail