Égalité de Parseval

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L'égalité de Parseval dite parfois théorème de Parseval ou relation de Parseval[1] est une formule fondamentale de la théorie des séries de Fourier. On la doit au mathématicien français Marc-Antoine Parseval des Chênes (1755-1836). Elle est également appelée identité de Rayleigh du nom du physicien John William Strutt Rayleigh. Cette formule peut être interprétée comme une généralisation du théorème de Pythagore pour les séries dans les espaces de Hilbert.

Dans de nombreuses applications physiques (courant électrique par exemple), cette formule peut s'interpréter comme suit : l'énergie totale s'obtient en sommant les contributions des différents harmoniques. L'énergie totale d'un signal ne dépend pas de la représentation choisie : fréquentielle ou temporelle.

E=+|x(t)|2dt=+|X(f)|2df.

Inégalité de Bessel

Modèle:Article détaillé Le théorème suivant est démontré dans l'article détaillé. Modèle:Énoncé

Formule pour les séries de Fourier

Soit Modèle:Mvar une [[Fonction périodique|fonction Modèle:Mvar-périodique]] et de carré intégrable sur une période (c'est donc valable notamment pour une fonction Modèle:Mvar-périodique et continue par morceaux). On définit ses coefficients de Fourier :

cn=1TT/2T/2f(t)ein2πTtdt.

L'égalité de Parseval affirme la convergence de la série suivante et énonce l'identité :

n=+|cn|2=1TT/2T/2|f(t)|2dt=f2.

Si la fonction Modèle:Mvar est à valeurs réelles, on peut adopter les conventions suivantes :

  • a0=1TT/2T/2f(t)dt=c0 ;
  • an=2TT/2T/2f(t)cos2πntTdt ;
  • bn=2TT/2T/2f(t)sin2πntTdt.

L'égalité de Parseval devient :

f2=a02+12n=1+(an2+bn2).

Attention : certains auteurs préfèrent une convention pour laquelle l'expression de Modèle:Math est aussi en Modèle:Math :

a0=2TT/2T/2f(t)dt.

La formule de Parseval devient alors :

f2=14a02+12n=1+(an2+bn2).

Applications

Réciproque : théorème de Riesz-Fischer

On note [[Espace de suites ℓp|ℓModèle:2 l'espace vectoriel des suites]] (cn)n telles que la série +cn2  converge.

Le théorème de Riesz-Fischer permet d'énoncer qu'une telle suite (cn)n est la suite des coefficients de Fourier d'une fonction de carré intégrable, Modèle:Mvar-périodique.

Ainsi il y a isomorphisme entre l'espace [[Espace L2|Modèle:MathModèle:Ind]] des fonctions de carré intégrable et Modèle:Mvar-périodiques et l'espace ℓModèle:2. La formule de Parseval montre qu'il s'agit même d'une isométrie.

Voir aussi

Notes et références

Modèle:Références

Modèle:Portail