Cinétique du point matériel ou sans masse

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La cinétique du point matériel ou sans masse est une théorie définissant le mouvement d'une particule de masse[1] positive ou nulle dans un référentiel en tenant compte de son inertie (c'est-à-dire principalement de sa masse inerte).

La cinétique du point matériel apparaît sous sa forme classique[2] avec Isaac Newton (1643 - 1727) ; plus de deux siècles plus tard - en 1905 - Albert Einstein (1879 - 1955) crée la cinétique des particules matérielles sous sa forme relativiste[3] ainsi que celle du photon (base de la cinétique des particules sans masse[4]).

Définitions des grandeurs cinétiques

On définit trois grandeurs cinétiques pour décrire le mouvement d'une particule dans un référentiel en tenant compte de son inertie :

Quantité de mouvement

La quantité de mouvement d'une particule est usuellement notée p, sa définition dépend de la cinétique utilisable :

En cinétique classique

Modèle:Centrerm>0 est la masse de la particule et v sa vitesse (avec vc correspondant pratiquement à v<c10).

En cinétique relativiste des particules massiques

Pour une particule ayant une masse m>0 et une vitesse v (avec v<c.)[5] : Modèle:Centrer (si la masse m0, vcγ rendant la formule inapplicable dans le cas limite des particules de masse nulle).

En cinétique (relativiste) des particules de masse nulle

Pour des particules de masse nulle (essentiellement des photons) : Modèle:Centrer la première étant de norme variable[6] et la seconde de norme constante.

Unité

Dans le système international d'unités (ou S.I.), la norme de la quantité de mouvement s'exprime en kgms1.

Moment cinétique (relativement à un point O du référentiel)

Le moment cinétique d'une particule (relativement à un point O du référentiel) est noté σO (ou LO).

En cinétique classique ou relativiste, quelle que soit la masse

Ce dernier est défini comme le « moment de la quantité de mouvement calculé par rapport à O »[7] Modèle:CentrerM est la position de la particule à l'instant considéré.

Unité

Dans le système international d'unités (ou S.I.), la norme du moment cinétique d'une particule s'exprime en kgm2s1.

Énergie cinétique

L'énergie cinétique est la seule grandeur scalaire parmi les trois principales[8], elle est usuellement notée Ec (ou Ek ou encore K), sa définition dépend de la cinétique utilisable :

En cinétique classique

Modèle:Centrer

En cinétique relativiste des particules massiques

Pour une particule de masse m>0, de vitesse v (avec v<c) et de facteur de Lorentz « γ>1 »[9] : Modèle:Centrer le plus souvent on remplace l'utilisation de l'énergie cinétique Ec par l'énergie totale E ; celle-ci est l'énergie cinétique décalée d'une constante égale à l'énergie de masse .E0=mc2. c.-à-d. : Modèle:Centrer Modèle:Centrer

En cinétique (relativiste) des particules de masse nulle

Pour des particules de masse nulle : Modèle:Centrer

Unité

Dans le système international d'unités (ou S.I.), l'énergie cinétique[10] s'exprime en joules de symbole J=kgm2s2.

Propriétés des grandeurs cinétiques classiques (ou newtoniennes)

Cette cinétique[11] s'applique aux particules ayant une masse m>0 et une vitesse v telle que vc (où c est la vitesse de la lumière dans le vide), ce qui correspond approximativement à vc10 et plus précisément à v0,14c42000kms1 à 1 % près[12] ;

bien que la masse d'une particule soit invariante par changement de référentiel, la cinétique - comme la cinématique - dépend du référentiel.

Pour toute particule matérielle et dans tout référentiel on a défini trois grandeurs cinétiques, deux vectorielles sa quantité de mouvement ainsi que son moment cinétique relativement à O (point fixe ou mobile du référentiel) et une scalaire son énergie cinétique.

Quantité de mouvement

Formellement la grandeur cinétique p est le produit de la grandeur cinématique v et de la grandeur d'inertie m, elle représente une réserve vectorielle exprimant le mouvement mais aussi l'inertie de la particule.

Moment cinétique relativement à O

Formellement le moment cinétique relativement à O est le produit vectoriel de « OM »[13] et de la première grandeur cinétique, « la quantité de mouvement p », il représente vectoriellement une réserve exprimant le mouvement mais aussi l'inertie de la particule, le tout relativement au point O.

Relation de changement de point par rapport auquel le moment cinétique est défini

O et O étant deux points quelconques (fixes ou mobiles dans le référentiel ), les moments cinétiques de la particule relativement à chaque point .σO. et .σO. sont liés entre eux par :.σO=σO+OOp.

Preuve : dans la définition de σO=OMp, on utilise la relation de Chasles .OM=OO+OM. d'où .σO=(OO+OM)p. puis la distributivité du produit vectoriel par rapport à l'addition soit .σO=OOp+OMp. dont on tire la relation cherchée, en reconnaissant dans le dernier terme le moment cinétique relativement à O, soit .σO=OOp+σO=σO+OOp.

Cas d'un mouvement rectiligne

Si on choisit l'origine O de calcul des moments sur la trajectoire de la particule, on a .OMp. et, par définition du produit vectoriel de deux vecteurs colinéaires, .σO=0.

Cas d'un mouvement circulaire

Expression du vecteur vitesse en fonction des vecteurs position et rotation

Dans le cas d'un mouvement de rotation de rayon r autour du point O, de vecteur rotation Ω (ou résultante du torseur cinématique) .Ω=ωuΔ.ω est la vitesse angulaire de rotation autour de l'axe Δ passant par O et uΔ le vecteur unitaire de l'axe définissant le sens positif de rotation, le vecteur vitesse v de la particule positionnée en M à l'instant considéré s'exprime selon : Modèle:Centrer

Expression du moment cinétique en O

Si on reporte l'expression du vecteur vitesse dans la définition du moment cinétique en O on obtient σO=OMm(ΩOM) ou encore σO=m[OM(ΩOM)] et, en utilisant la formule du double produit vectoriel A(BC)=(AC)B(AB)C, cela donne OM(ΩOM)=(OMOM)Ω(OMΩ)OM=r2Ω car OMΩetOM=r ; finalement : Modèle:Centrer Dans le système international d'unités (ou S.I.) le moment d'inertie s'exprime en kgm2.

Le moment d'inertie est une deuxième grandeur d'inertie introduite (la première étant la masse) et, à l'aide de cette autre grandeur d'inertie, on retrouve, dans le cas de la rotation d'une particule, la relation formelle écrite dans le cas général à savoir : Modèle:Centrer

Cas d'un mouvement plan curviligne (non circulaire)

Le mouvement étant plan, on y choisit O fixe ; on repère la particule par ses coordonnées polaires (r,θ) dans le plan (x,y) du mouvement, ce plan étant orienté par le vecteur unitaire uz de l'axe zz passant par O et au plan (x,y), tel que la base cartésienne (ux,uy,uz), choisie orthonormée, soit directe [base encore notée (x^,y^,z^)] ; la base polaire associée à la particule est notée (ur,uθ) ou (r^,θ^), c'est un cas particulier de la base cylindrique d'axe zz notée (ur,uθ,uz) ou (r^,θ^,z^) également directe ;

la particule, positionnée en M à l'instant considéré, a un vecteur position .OM=rur. et un vecteur vitesse .v=OM˙=r˙ur+rθ˙uθ. ou .v=d(OM)dt=drdtur+rdθdtuθ. ;

on en déduit σO=rurm(r˙ur+rθ˙uθ) soit, avec la distributivité du produit vectoriel par rapport à l'addition et avec urur=0 ainsi qu'avec uruθ=uz, on obtient l'expression suivante : Modèle:Centrer

Énergie cinétique

L'énergie cinétique Ec (encore notée Ek ou K) peut être définie à partir de la première grandeur cinétique, « la quantité de mouvement p », et de la grandeur d'inertie associée, « la masse m », selon .Ec=p22m. c.-à-d. formellement la moitié du quotient du carré de la grandeur cinétique p sur la grandeur d'inertie associée m ;

on élimine aisément la première grandeur cinétique, « la quantité de mouvement p », au profit des premières grandeurs cinématique et d'inertie, « la vitesse v et la masse m », par utilisation de .p=mv., d'où .Ec=(mv)22m. et on obtient la définition équivalente .Ec=12mv2. c.-à-d. formellement la moitié du produit du carré de la grandeur cinématique v par la grandeur d'inertie associée m ;

on dispose aussi d'une troisième définition équivalente n'utilisant pas la masse, obtenue par Ec=pp2m=pmv2m soit finalement Ec=12pv, Modèle:Nobr formellement la moitié du produit scalaire de la grandeur cinétique p et de la grandeur cinématique associée v.

Cas d'un mouvement circulaire

Pour induire l'expression de l'énergie cinétique on peut utiliser la méthode formelle indiquée ci-dessus, sachant que, dans le cas d'une rotation, la grandeur cinématique intéressante est le vecteur rotation Ω, la grandeur cinétique associée, le moment cinétique relativement au centre O de rotation σO et la grandeur d'inertie correspondante, le moment d'inertie relativement à l'axe Δ de rotation JΔ d'où :

l'énergie cinétique Ec est la moitié du quotient du carré de la grandeur cinétique σO sur la grandeur d'inertie associée JΔ, soit Ec=σO22JΔ ;

l'énergie cinétique Ec est la moitié du produit du carré de la grandeur cinématique Ω par la grandeur d'inertie associée JΔ, soit Ec=12JΔΩ2 ;

l'énergie cinétique Ec est la moitié du produit scalaire de la grandeur cinétique σO et de la grandeur cinématique associée Ω, soit Ec=σOΩ2.

Pour démontrer ces expressions on peut partir de la définition Ec=12pv en y reportant l'expression de la vitesse dans le cas d'un mouvement circulaire v=ΩOM, on obtient Ec=12p(ΩOM)=12(ΩOM)p dans laquelle on reconnaît le produit mixte de trois vecteurs [A,B,C]=(AB)C. ; on utilise alors l'invariance du produit mixte par permutation circulaire c.-à-d. .[A,B,C]=[B,C,A]= [C,A,B]. d'où .(ΩOM)p=(OMp)Ω. soit .Ec=12(OMp)Ω=12σOΩ. ; le remplacement de Ω par σOJΔ donne la première expression alors que le remplacement de σO par JΔΩ fournit la seconde.

Dans le cas d'une rotation on peut donc aussi utiliser les trois expressions suivantes de l'énergie cinétique : Modèle:Centrer

Cas d'un mouvement plan curviligne (non circulaire)

On choisit O dans le plan du mouvement et on y repère la particule par ses coordonnées polaires (r,θ), le plan du mouvement étant orienté par le vecteur unitaire uz de l'axe zz passant par O et au plan ; la base polaire associée à la particule est notée (ur,uθ) ou (r^,θ^), c'est un cas particulier de la base cylindrique d'axe zz notée (ur,uθ,uz) ou (r^,θ^,z^) base directe ;

la particule, positionnée en M à l'instant considéré, ayant un vecteur vitesse v=OM˙=r˙ur+rθ˙uθ on en déduit l'expression de son énergie cinétique par Ec=12mv2 en utilisant v2=v2=r˙2+r2θ˙2 : Modèle:Centrer

Propriétés des grandeurs cinétiques relativistes des particules matérielles

La cinétique relativiste[14] s'est développée quasi simultanément à la cinématique et la dynamique relativistes ; cette dernière repose sur deux postulats, appelés postulats d'Einstein (1905) :

  1. Principe de relativité : Les lois de la physique ont la même forme dans tous les référentiels galiléens.
  2. La vitesse de la lumière dans le vide a la même valeur dans tous les référentiels galiléens.

En théorie classique, le caractère galiléen d'un référentiel n'intervient que dans la dynamique [en effet la cinétique est définie dans n'importe quel référentiel, qu'il soit galiléen ou pas, mais pour décrire simplement son évolution éventuelle connaissant ses causes de variation - c.-à-d. pour faire de la dynamique - il est exigé que le référentiel soit galiléen] ;

en théorie relativiste (ou relativité restreinte), on retrouve cette exigence concernant la dynamique - mais aussi toutes les lois de la physique - dans le premier postulat ; quant au second postulat, il concerne a priori l'électromagnétisme (nécessité que les référentiels soient galiléens pour écrire simplement les équations de Maxwell dans le vide, les changements de référentiels galiléens du champ électromagnétique étant décrits par ses transformations de Lorentz, lesquelles se retrouvent sous une forme semblable en cinétique du point).

Quantité de mouvement

Expression relativiste de la quantité de mouvement

Pour une particule de masse m>0 et de vitesse v dans un référentiel spatio-temporel avec v<c, la quantité de mouvement définie précédemment, peut être réécrite en introduisant la vitesse relative de la particule dans le référentiel d'étude .β=vc(v=βc). de norme .β=β<1., permettant de simplifier l'écriture du facteur de Lorentz en .γ=11β2γ2=1+γ2β2., soit finalement : Modèle:Centrer L'unité de norme de quantité de mouvement du S.I. le .kgms1. est mal adaptée pour des particules élémentaires compte tenu de la petitesse des valeurs de masse ; on utilise fréquemment une unité dérivée le .MeV/c. en introduisant la grandeur homogène à une énergie c.-à-d. .pc= γmc2β=γE0β. avec .E0=mc2. énergie de masse de la particule, usuellement exprimée en mégaélectron-volt de symbole .MeV. [.1MeV 1,6021013J.] ; ainsi une quantité de mouvement de norme égale à .1MeV/c. correspond à une grandeur .pc. de norme égale à .1MeV..

Expression relativiste de la quantité de mouvement aux faibles vitesses

Dans le domaine des faibles vitesses vcβ=β1 c.-à-d. que la norme de la vitesse relative peut être considérée comme un infiniment petit ; on peut alors faire un développement limité de la norme de pc=γE0β à l'ordre le plus bas non nul en β et, la grandeur étant proportionnelle à l'infiniment petit β, il suffit de faire le « développement limité de γ=11β2 à l'ordre zéro »[15] soit γ1 et par suite Modèle:Centrer

Avec cette approximation l'erreur commise sur la norme de la quantité de mouvement est εp=prelativpclass=γmcβmcβ, soit encore εp=(γ1)mcβ et elle peut être estimée en poussant le « développement limité de γ à l'ordre un en β2 »[16] ;

de façon à utiliser la première formule du formulaire des développements limités des fonctions usuelles au voisinage de zéro (1+x)a=1+ax+o(x) développement limité à l'ordre un en l'infiniment petit x ou, écrit de façon plus succincte (et donc moins précise) (1+x)a1+ax, on réécrit le facteur de Lorentz selon γ=(1β2)12 et son développement limité à l'ordre un en β2 donne : Modèle:Centrer prelativpclasspclass=εpmcβ=12β2 ; cette dernière est inférieure à 1%=102 si β2<2102 soit β<21010,14 ; on vérifie ainsi que l'expression classique de la quantité de mouvement reste applicable à 1% près si .v<0,14c42000kms1.

Moment cinétique relativement à O

Pour obtenir l'expression relativiste du moment cinétique d'une particule relativement à O, il suffit de reporter l'expression relativiste de la quantité de mouvement dans la définition du moment cinétique .σO=OMp. soit « σO=OMγmv=OMγmcβ. »[17].

Énergie cinétique

Expression relativiste de l'énergie cinétique (et de l'énergie totale)

Pour une particule de masse m>0, de vitesse v (avec v<c) et de facteur de Lorentz « γ>1 »[9] l'énergie cinétique a été définie, en fonction du facteur de Lorentz .γ=11β2. avec .β=vc. vitesse relative de la particule, selon : .Ec=(γ1)mc2 ;

le plus souvent on remplace l'utilisation de l'énergie cinétique Ec par celle de l'énergie totale .E=Ec+E0. avec .E0=mc2. énergie de masse de la particule, d'où : .E=γmc2=γE0..

L'unité d'énergie du S.I. le .J=kgm2s2. est mal adaptée pour des particules élémentaires ; on utilise souvent le mégaélectron-volt de symbole .MeV.
[.1MeV1,6021013J.][18].

Expression relativiste de l'énergie cinétique aux faibles vitesses

Dans le domaine des faibles vitesses vcβ=β1, la norme de la vitesse relative peut être considérée comme un infiniment petit ; on peut alors faire un développement limité de .Ec=(γ1)mc2=(γ1)E0. à l'ordre le plus bas non nul et, comme le facteur de Lorentz ne fait intervenir que le carré de la norme de la vitesse relative .γ=11β2., on prendra β2 comme infiniment petit, il suffit donc de « faire le développement limité de .γ=11β2. à l'ordre un en β2 »[19] ;

l'erreur commise sur la norme de la quantité de mouvement en adoptant son expression classique étant .εp=prelativpclass=... ...=(γ1)mcβ. et ayant aussi nécessité le développement limité de .γ=11β2. à l'ordre un en β2, il suffit de reprendre ce dernier[20] γ=(1β2)121+12β2. d'où .γ112β2. dont on déduit .Ec=(γ1)E012β2E0=12(vc)2mc2. et par suite Modèle:Centrer

Avec cette approximation l'erreur commise sur l'énergie cinétique est .εEc=Ec,relativEc,class=(γ1)E012β2E0., soit encore εEc=(γ112β2)E0. et elle peut être estimée en poussant le « développement limité de γ à l'ordre deux en β2 »[21] ;

de façon à utiliser la première formule du formulaire des développements limités des fonctions usuelles au voisinage de zéro (1+x)a=1+ax+a(a1)2x2+o(x2) développement limité à l'ordre deux en l'infiniment petit x ou, écrit de façon plus succincte (et donc moins précise) (1+x)a1+ax+a(a1)2x2, on réécrit le facteur de Lorentz selon γ=(1β2)12 et son développement limité à l'ordre deux en β2 donne : Modèle:Centrer la valeur absolue de cette dernière est inférieure à 1%=102 si .β2<4102. soit .β<21010,2. ; l'expression classique de l'énergie cinétique reste applicable à 1% près « si v<0,2c60000kms1 »[22].

Lien entre énergie cinétique (ou totale) et quantité de mouvement

La quantité de mouvement et l'énergie cinétique (ou totale) d'une particule ont été définies à partir de sa vitesse ; éliminons la vitesse de façon à trouver un lien entre quantité de mouvement et énergie cinétique (ou totale) ; de .pc=γmc2β=γE0β. et de .E=γmc2=γE0., on déduit aisément l'expression de la vitesse relative β en fonction des grandeurs cinétiques pc et E : Modèle:Centrer reportant cette expression de vitesse relative dans le facteur de Lorentz .γ=11β2., on obtient .γ=11p2c2E2. ou, .γ. étant d'autre part égal à .EE0., .EE0=11p2c2E2E1p2c2E2=E0. soit .E2p2c2=E0. ou, en élevant au carré, on en déduit E2=E02+p2c2. soit finalement, l'énergie totale étant positive : .E=E02+p2c2=m2c4+p2c2..

L'énergie cinétique s'obtient alors en retranchant l'énergie de masse soit .Ec=E02+p2c2E0=m2c4+p2c2mc2..

Propriétés des grandeurs cinétiques (relativistes) des particules de masse nulle

Les particules de masse nulle sont purement énergétiques, l'exemple le plus connu est le photon[23] ; dans la dualité onde-corpuscule, un photon est la particule duale d'une onde électromagnétique ;

les particules de masse nulle se déplacent dans tout référentiel galiléen à la vitesse limite c laquelle s'identifie, dans la mesure où la masse théorique du photon est effectivement nulle[23], à la vitesse de propagation des ondes électromagnétiques dans le vide.

Énergie des particules de masse nulle

Ces particules sans masse n'ayant évidemment pas d'énergie de masse, la seule énergie qu'on peut leur associer est une énergie liée à leur mouvement c.-à-d. l'énergie cinétique .Ec. et, comme l'énergie de masse .E0=0., c'est aussi l'énergie totale .E. soit .E=Ec. ;

c'est l'une des grandeurs cinétiques la plus facile à introduire pour une particule de masse nulle [par exemple un photon associé à une onde électromagnétique de fréquence ν possède une énergie E=hνh est la constante de Planck] ;

L'unité d'énergie du S.I. le .J=kgm2s2. est mal adaptée pour des particules élémentaires de masse nulle ; on utilise l'électron-volt de symbole .eV.
[.1eV1,6021019J.] pour les photons associés aux ondes lumineuses ou .. un multiple pour les particules plus énergétiques.

Quantité de mouvement des particules de masse nulle

Dans la cinétique des particules matérielles relativistes il existe une relation entre grandeurs cinétiques dont la recherche de limite quand m0, ne conduit pas à une forme indéterminée c'est .E=E02+p2c2=m2c4+p2c2. ; on prolonge la validité de cette formule aux particules de masse nulle et on en déduit .E=pc. ; la direction et le sens de déplacement de la particule de masse nulle sont choisies pour définir la direction et le sens de sa quantité de mouvement d'où : Modèle:Centrer L'unité de norme de quantité de mouvement du S.I. le .kgms1. est mal adaptée pour des particules de masse nulle ; comme cette norme s'identifie à l'énergie au facteur .1c. près, on utilise l'unité dérivée l'.eV/c. ; ainsi une quantité de mouvement de particule de masse nulle de norme égale à .1eV/c. correspond à une énergie .E=pc. de valeur égale à .1eV..

Espace de Minkowski et quadrivecteur « quantité de mouvement-énergie » d'une particule

L'espace de Minkowski est un espace affine pseudo-euclidien à quatre dimensions, modélisant l'espace-temps de la relativité restreinte ;
la position d'une particule à un instant donné nécessitant la connaissance de « trois coordonnées spatiales et d'une temporelle »[24] et, le temps de la relativité restreinte n'étant plus un temps absolu mais un temps relatif[25], l'affichage des quatre coordonnées spatio-temporelles est facilité dans le repère de Minkowski associé au référentiel d'espace-temps dans lequel on étudie la particule[26].

Structure algébrique de l'espace de Minkowski

L'espace de Minkowski étant un espace affine de dimension quatre, il nécessite la donnée d'une origine spatio-temporelle[27] et d'un espace vectoriel (dit associé) de dimension quatre (sur ).

Intervalle d'espace-temps entre deux événements ponctuels dans une base vectorielle de premier vecteur temporel

Cette structure est complétée par la donnée, sur l'espace vectoriel associé[28], d'une forme bilinéaire symétrique non-dégénérée, notée « .(A~|B~). ou .A~B~. »[29] : on suppose qu'il existe une base vectorielle .(u~0;u~1;u~2;u~3).[30] telle que .(A~|B~)=A0B0A1B1A2B2A3B3. dans lequel « .A~=A0u~0+A1u~1+A2u~2+A3u~3. »[31] et « .B~=B0u~0+B1u~1+B2u~2+B3u~3. »[31].

Comme pour toute forme bilinéaire, il lui correspond une forme quadratique définissant le carré de la pseudo-norme ou de la pseudo-métrique : « .(A~|A~)=A02A12A22A32. »[31].\color ,.[32].

Dans l'espace affine, les coordonnées du point spatio-temporel[33] .Mt., sont définies par .Mt(x0=ct;x1=x;x2=y;x3=z).[34] et on définit la distance entre deux points spatio-temporels[33] .MtetM't. (distance encore appelée intervalle d'espace-temps) par .Δs(Mt;M't). grâce à la pseudo-métrique de l'espace de Minkowski dont le carré est égale au carré de la pseudo-norme du quadrivecteur « .MtM't. »[35], soit .[Δs(Mt;M't)]2=(MtM't|MtM't)=MtM'tMtM't., cette dernière expression pouvant être écrite plus simplement « MtM't2 »[36].

L'explicitation du carré de l'intervalle d'espace-temps entre les deux événements ponctuels .MtetM't. donne, dans la base .(u~0;u~1;u~2;u~3)., .[Δs(Mt;M't)]2=c2(tt)2j1..3(x'jxj)2. ; on peut, à l'aide des deux principes de la relativité restreinte, établir l'invariance du carré de l'intervalle d'espace-temps entre deux événements ponctuels par changement de référentiel spatio-temporel ; on distingue alors le cas où [Δs(Mt;M't)]20. correspondant à la possibilité d'un lien causal entre les deux événements, du cas où .[Δs(Mt;M't)]2<0. interdisant tout lien causal entre ces événements[37] ;

  • si .[Δs(Mt;M't)]2=0., l'intervalle d'espace-temps est dit du genre lumière, seules les particules de masse nulle (les photons par exemple) peuvent joindre les deux événements ;
  • si .[Δs(Mt;M't)]2>0., l'intervalle d'espace-temps est dit du genre temps, de [Δs(Mt;M't)]2=c2(Δt)2Δl2>0. avec Δl2= j1..3(x'jxj)2 on déduit .Δl2(Δt)2<c2., ce qu'on interprète dans le référentiel où les mesures ont été faites, en disant qu'un mobile partant de l'endroit du premier événement ponctuel à l'instant de réalisation de ce dernier et allant à la vitesse constante .Δl|Δt|. dans la bonne direction peut atteindre l'endroit du deuxième événement ponctuel à l'instant où ce dernier se produit et vice-versa ; on peut alors montrer qu'il existe un référentiel spatio-temporel dans lequel les événements se produisent au même endroit : dans ce référentiel, la distance spatiale entre les deux événements est nul [Δs(Mt;M't)]2=c2(Δtp)2 ; ainsi on peut définir l'écart de temps séparant ces deux événements dans le référentiel où ils se produisent au même endroit .|Δtp|=|Δs(Mt;M't)|/c., appelée temps propre ;
  • si .[Δs(Mt;M't)]2<0., l'intervalle d'espace-temps est dit du genre espace, de [Δs(Mt;M't)]2=c2(Δt)2Δl2<0. avec Δl2= j1..3(x'jxj)2 on déduit .Δl2(Δt)2>c2., ce qu'on interprète dans le référentiel où les mesures ont été faites, en disant qu'aucun mobile ou aucune onde électromagnétique partant de l'endroit du premier événement ponctuel à l'instant de réalisation de ce dernier ne peut atteindre l'endroit du deuxième événement ponctuel à l'instant où ce dernier se produit et vice-versa, quelle que soit dans la direction considérée ; il ne peut donc pas y avoir de lien causal entre les deux événements ; on peut alors montrer qu'il existe un référentiel spatio-temporel dans lequel les événements sont simultanés : dans ce référentiel, l'écart de temps entre les deux événements est nul, d'où [Δs(Mt;M't)]2=Δl2 ; ainsi on peut définir la distance spatiale entre les deux événements dans le référentiel où ils sont simultanés Δl=[Δs(Mt;M't)]2., appelée distance propre.

Intervalle d'espace-temps entre deux événements ponctuels dans une base vectorielle de dernier vecteur temporel

On trouve aussi le choix où le dernier vecteur de base est temporel[38] correspondant à la base vectorielle .(u~1;u~2;u~3;u~4).[39] ; avec .A~=A1u~1+A2u~2+A3u~3+A4u~4. et .B~=B1u~1+B2u~2+B3u~3+B4u~4. dans la base précédemment définie, on introduit, sur l'espace vectoriel associé, une forme bilinéaire symétrique non-dégénérée, notée .(A~|B~). ou .A~B~. à laquelle on fait correspondre une forme quadratique définissant le carré de la pseudo-norme ou de la pseudo-métrique : « .(A~|A~)=A12+A22+A32A42. »[40].

Les coordonnées du point spatio-temporel[33] .Mt., sont définies par .Mt(x1=x;x2=y;x3=z;x4=ct).[41] dans l'espace affine de Minkowski, et on définit la distance entre deux points spatio-temporels[33] .MtetM't. (distance encore appelée intervalle d'espace-temps) par .Δs(Mt;M't). grâce à la pseudo-métrique de l'espace de Minkowski dont le carré est égale au carré de la pseudo-norme du quadrivecteur .MtM't., soit .[Δs(Mt;M't)]2=(MtM't|MtM't)=MtM'tMtM't., cette dernière expression s'écrivant plus simplement MtM't2.

L'explicitation du carré de l'intervalle d'espace-temps entre les deux événements ponctuels .MtetM't. donne, dans la base .(u~1;u~2;u~3;u~4)., .[Δs(Mt;M't)]2=j1..3(x'jxj)2c2(tt)2. c.-à-d. l'opposé de ce qu'on trouvait avec le choix de la base .(u~0;u~1;u~2;u~3). ; comme avec l'autre choix de base, on peut affirmer l'invariance du carré de l'intervalle d'espace-temps entre deux événements ponctuels par changement de référentiel spatio-temporel et distinguer le cas où [Δs(Mt;M't)]20. correspondant à la possibilité d'un lien causal entre les deux événements et le cas où .[Δs(Mt;M't)]2>0. interdisant tout lien causal entre ces événements ;

  • si .[Δs(Mt;M't)]2=0., l'intervalle d'espace-temps est dit du genre lumière, seules les particules de masse nulle (les photons par exemple) peuvent joindre les deux événements ;
  • si .[Δs(Mt;M't)]2<0., l'intervalle d'espace-temps est dit du genre temps, de [Δs(Mt;M't)]2=Δl2c2(Δt)2<0. avec Δl2= j1..3(x'jxj)2 on déduit .Δl2(Δt)2<c2., ce qu'on interprète dans le référentiel où les mesures ont été faites, en disant qu'un mobile partant de l'endroit du premier événement ponctuel à l'instant de réalisation de ce dernier et allant à la vitesse constante .Δl|Δt|. dans la bonne direction peut atteindre l'endroit du deuxième événement ponctuel à l'instant où ce dernier se produit et vice-versa ; on peut alors montrer qu'il existe un référentiel spatio-temporel dans lequel les événements se produisent au même endroit : dans ce référentiel, la distance spatiale entre les deux événements est nul, d'où [Δs(Mt;M't)]2=c2(Δtp)2 ; ainsi on peut définir l'écart de temps séparant ces deux événements dans le référentiel où ils se produisent au même endroit .|Δtp|=|Δs(Mt;M't)|/c., appelée temps propre ;
  • si .[Δs(Mt;M't)]2>0., l'intervalle d'espace-temps est dit du genre espace, de [Δs(Mt;M't)]2=Δl2c2(Δt)2>0. avec Δl2= j1..3(x'jxj)2 on déduit .Δl2(Δt)2>c2., ce qu'on interprète dans le référentiel où les mesures ont été faites, en disant qu'aucun mobile ou aucune onde électromagnétique partant de l'endroit du premier événement ponctuel à l'instant de réalisation de ce dernier ne peut atteindre l'endroit du deuxième événement ponctuel à l'instant où ce dernier se produit et vice-versa, quelle que soit dans la direction considérée ; il ne peut donc pas y avoir de lien causal entre les deux événements ; on peut alors montrer qu'il existe un référentiel spatio-temporel dans lequel les événements sont simultanés : dans ce référentiel, l'écart de temps entre les deux événements est nul, d'où [Δs(Mt;M't)]2=Δl2 ; ainsi on peut définir la distance spatiale entre les deux événements dans le référentiel où ils sont simultanés Δl=Δs(Mt;M't)., appelée distance propre.

Autre définition de l'espace vectoriel associé à l'espace de Minkowski, quadrivecteurs à composante de temps imaginaire pure

Si on s'intéresse au choix de base vectorielle .(u~1;u~2;u~3;u~4). dans l'espace vectoriel de dimension quatre défini sur associé à l'espace de Minkowski, ainsi qu'au choix correspondant de pseudo-norme (A~|A~)=A12+A22+A32A42. avec A~=A1u~1+A2u~2+A3u~3+A4u~4., les trois composantes spatiales et la composante de temps étant réelles, on peut être tenté de modifier la définition de l'espace vectoriel associé dans le but d'aboutir à une pseudo-norme semblable à la norme euclidienne de carré .A~2=(A~|A~)=A12+A22+A32+A42., ceci pouvant être réalisé en imposant .A42=A42. ou
« .A4=iA4. »[42] soit .A4i. ;

ainsi, à condition de définir la quatrième composante de temps .A4. du quadrivecteur dans .i., les trois composantes spatiales .(A1,A2,A3). restant réelles c.-à-d. .A~=A1u~1+A2u~2+A3u~3+A4u~4., la pseudo-norme définie dans l'espace vectoriel associé à l'espace de Minkowski a un carré s'écrivant « .A~2=(A~|A~)=A12+A22+A32+A42. »[43] ; de nos jours, cette définition de l'espace vectoriel associé à l'espace de Minkowski introduisant des quadrivecteurs à composante de temps imaginaire pure est peu utilisée.

Les coordonnées du point spatio-temporel[33] .Mt., sont définies par .Mt(x1=x;x2=y;x3=z;x4=ict). dans l'espace affine de Minkowski, et on définit la distance entre deux points spatio-temporels[33] .MtetM't. (distance encore appelée intervalle d'espace-temps) par .Δs(Mt;M't). grâce à la pseudo-métrique de l'espace de Minkowski dont le carré est égale au carré de la pseudo-norme du quadrivecteur .MtM't., soit .[Δs(Mt;M't)]2=(MtM't|MtM't)=MtM'tMtM't., cette dernière expression s'écrivant plus simplement MtM't2.

L'explicitation du carré de l'intervalle d'espace-temps entre les deux événements ponctuels .MtetM't. donne, dans la base .(u~1;u~2;u~3;u~4)., .[Δs(Mt;M't)]2=j1..3(x'jxj)2c2(tt)2. c.-à-d. exactement le même résultat que celui obtenu dans la sous-section précédente ; on peut donc en tirer exactment les mêmes conclusions...

Le choix entre une pseudo-métrique de signature .(+;+;+;). et des quadrivecteurs à composante temporelle réelle d'une part et d'autre part une pseudo-métrique de signature .(+;+;+;+). semblable à une norme euclidienne mais des quadrivecteurs à composante temporelle imaginaire pure n'est qu'une question de préférence[44].

Propriétés de l'ensemble des transformations affines de l'espace de Minkowski

L'ensemble des transformations affines de l'espace de Minkowski qui laissent invariante la pseudo-métrique[45] forme un groupe nommé groupe de Poincaré dont les transformations de Lorentz forment un sous-groupe.

Quadrivecteur « quantité de mouvement-énergie » d'une particule

Nous reprenons temporairement la distinction particule matérielle et particule de masse nulle dans un référentiel d'espace-temps auquel on associe un espace de Minkowski pour finalement aboutir à une introduction commune - à condition de laisser de côté la notion de vitesse de la particule.

Cas d'une particule matérielle

Dans un référentiel spatio-temporel, la quantité de mouvement d'une particule de masse m>0 et de vitesse v se simplifie en fonction de sa vitesse relative
« .β=vc. »[46] et de son facteur de Lorentz associé « .γ=11β2. »[47], en : .p=γmcβ.

Dans le même référentiel d'espace-temps, l'énergie totale de la particule de masse m>0 et de vitesse v s'exprime simplement en fonction de son facteur de Lorentz « .γ=11β2. »[47], .β=β=vc. étant la norme de sa vitesse relative, selon : .E=γmc2.

Dans l'espace de Minkowski associé au référentiel d'espace-temps, et avec le choix d'une base vectorielle .(u~0;u~1;u~2;u~3).[48] on définit le quadrivecteur quantité de mouvement-énergie de la particule[49] selon « .P~=P0u~0+P1u~1+P2u~2+P3u~3. »[31] avec .P0=Ec. sa composante d'énergie totale[50] et .(P1,P2,P3)=(px,py,pz)=p. ses composantes de quantité de mouvement, sa pseudo-norme étant de carré défini par .(P~|P~)=P~2=P02P12P22P32=(Ec)2p2. ;

pour que la grandeur définie par .P~=Ecu~0+pxu~x+pyu~y+pzu~z. soit effectivement un quadrivecteur, la grandeur censée correspondre à sa pseudo-norme doit être un invariant par changement de référentiel, or .Ec=γmc. et .p=γmcβ. reportées dans l'expression devant correspondre au carré de la pseudo-norme donne .P~2=γ2m2c2γ2m2c2β2=γ2m2c2(1β2). soit enfin, avec .γ=11β2., .P~2=m2c2=(E0c)2..E0=mc2. est l'énergie de masse de la particule (effectivement invariante par changement de référentiel) ;

l'invariant relativiste du quadrivecteur quantité de mouvement-énergie permet de retrouver le lien entre énergie totale et quantité de mouvement du § 3.4
car .P~2=(Ec)2p2=(E0c)2. se réécrit .E2p2c2=E02. ou .E2=E02+p2c2. soit enfin, l'énergie totale étant positive, .E=E02+p2c2=m2c4+p2c2..

Cas d'une particule de masse nulle

Dans un référentiel spatio-temporel, la quantité de mouvement .p. d'une particule de masse nulle se détermine à partir de son énergie .E. (totale ou cinétique, car il n'y a pas d'énergie de masse) selon : .p=Ecu.c. est la norme de la vitesse limite (également celle de la vitesse de la particule) et .u un vecteur unitaire dans la direction et le sens du mouvement de la particule.

On en déduit aisément le quadrivecteur quantité de mouvement-énergie de la particule par .P~=Ecu~0+pxu~x+pyu~y+pzu~z. ou encore .P~=Ecu~0+p. et on vérifie le caractère quadrivectoriel de la grandeur introduite car le paramètre censé correspondre à sa pseudo-norme est invariant par changement de référentiel, en effet l'utilisation du lien entre .E. et .p. donne .P~2=(Ec)2p2=0. évidemment invariant.

Cas général d'une particule matérielle ou de masse nulle

Ainsi que la particule soit matérielle ou de masse nulle, on peut lui associer un quadrivecteur quantité de mouvement-énergie .P~=Ecu~0+p. dont le carré de la pseudo-norme est l'invariant relativiste .P~2=(E0c)2=m2c2. c.-à-d. le carré de l'énergie de masse divisée par .c2. si la particule est matérielle ou .0. si elle est sans masse.

Distinction « cinématique, cinétique et dynamique » d'une particule matérielle

La cinématique est l'étude du mouvement indépendamment de toute notion physique, c'est donc une partie des mathématiques introduite sans faire intervenir l'inertie de l'objet.

La cinétique est l'étude du mouvement en tenant compte de l'inertie de l'objet : ainsi une mouche et un camion de quinze tonnes seront décrits par la même cinématique s'ils ont le même mouvement mais ils n'auront évidemment pas la même cinétique (en dehors de toute action sur l'objet, on ne pourra pas les distinguer - ils ont la même cinématique - mais dès lors que l'on souhaite modifier leur cinématique, il faudra imposer une action nettement plus grande sur le camion de quinze tonnes que sur la mouche prouvant qu'ils n'ont pas la même cinétique).

La dynamique est l'étude du lien existant entre la cinétique et les causes la modifiant ; ces causes dépendent des grandeurs cinétiques introduites :

  • les causes de modification de la quantité de mouvement « p » sont les forces appliquées « Fk », la relation les liant est donnée par le principe fondamental de la dynamique qui postule l'existence d'un référentiel dit galiléen où « kFk=dpdt(t) » (relation valable en dynamique classique ou relativiste) ;
  • les causes de modification du moment cinétique calculé relativement à O « σO » sont les moments des forces appliquées calculés relativement à O
    « O(Fk) », la relation les liant est donnée par le théorème du moment cinétique applicable dans un référentiel galiléen avec O point fixe de ce référentiel soit « kO(Fk)=dσOdt(t) » (valable en dynamique classique ou relativiste) ;
  • les causes de modification de l'énergie cinétique « Ec » sont les puissances des forces « 𝒫(Fk) », la relation les liant est donnée par le théorème de la puissance cinétique applicable dans un référentiel galiléen soit « k𝒫(Fk)=dEcdt(t) » (valable en dynamique classique ou relativiste) [la dérivée temporelle de l'énergie cinétique « dEcdt=E˙c » est appelée « puissance cinétique »] ;
  • formellement les relations ou théorèmes précisant comment les grandeurs cinétiques varient au cours du temps compte tenu des causes les modifiant s'écrivent : « k(cause de modification de la grandeur cinétique)k=d(grandeur cinétique)dt(t) » dans n'importe quel référentiel galiléen.

Prolongements possibles de l'article

L'étude faite dans cet article peut être prolongée :

  • à un système discret de points matériels dans le cadre newtonien ou relativiste,
    ......pour la résultante cinétique newtonienne (ou quantité de mouvement totale) du système on ajoute les quantités de mouvement de tous les points matériels,
    ......pour la résultante cinétique relativiste du système on ajoute encore les quantités de mouvement de tous les points matériels,
    ......pour le moment cinétique résultant newtonien[51] du système relativement au point O, on ajoute les moments cinétiques de tous les points matériels relativement au point O,
    ......pour le moment cinétique résultant relativiste du système, on ajoute encore les moments cinétiques de tous les points matériels relativement au point O,
    ......pour l'énergie cinétique résultante newtonienne du système[51]Modèle:,[52], on ajoute les énergies cinétiques de tous les points matériels,
    ......pour l'énergie cinétique résultante relativiste du système[53], on ajoute encore les énergies cinétiques de tous les points matériels[54] ;
  • à un système discret de points purement énergétiques (évidemment) dans le cadre relativiste, on définit la résultante cinétique, le moment cinétique résultant relativement à un point O et l'énergie cinétique résultante comme la somme des grandeurs individuelles correspondantes à savoir la quantité de mouvement du point générique, le moment cinétique σO=OMpp est la quantité de mouvement du point générique et l'énergie cinétique du point générique ;
  • à un système continu de matière dans le cadre newtonien[55], on commence par définir les grandeurs cinétiques volumiques
    ......pour la quantité de mouvement volumique newtonienne du système on multiplie la masse volumique de l'échantillon mésoscopique entourant le point générique M par la vitesse de ce dernier, la résultante cinétique newtonienne du système continu de matière s'obtenant selon Vρ(M)v(M)dV[56],
    ......pour le moment cinétique résultant[57] du système relativement à un point O, le moment résultant cinétique newtonien du système relativement à O s'obtient en ajoutant tous les moments cinétiques des échantillons mésoscopiques individuels relativement à O,
    ......pour l'énergie cinétique résultante newtonienne[58] du système, l'énergie cinétique résultante newtonienne du système s'obtient en ajoutant toutes les énergies cinétiques des échantillons mésoscopiques individuels.

Il est aussi possible de prolonger la définition de la quantité de mouvement ou du moment cinétique dans le cadre de la mécanique analytique, voir la notion d'impulsion généralisée et en particulier voir quand celle-ci s'identifie à la quantité de mouvement ou au moment cinétique.

Enfin la grandeur cinétique impulsion ou moment cinétique de la mécanique analytique se prolonge en opérateur impulsion ou moment cinétique de la mécanique quantique, voir l'opérateur impulsion de la mécanique quantique.

Notes et références

Modèle:Références

Modèle:Portail

  1. il s'agit de la masse inerte
  2. la cinétique classique (ou newtonienne) restreint l'étude aux particules non relativistes [dans ce cas la cinétique classique est la réunion de la cinématique classique et de la notion de grandeur inertielle adaptée - principalement la masse (inerte)]
  3. la cinétique relativiste s'applique à toutes les particules qu'elles soient relativistes ou non [la cinétique relativiste inclut donc la cinétique classique, cette dernière étant la limite de la première aux faibles vitesses (approximativement <c10, c étant la vitesse de la lumière dans le vide)], mais son introduction devient incontournable dès lors que les vitesses sont de valeurs non faibles voire maximales
  4. les particules se déplaçant à la vitesse de la lumière n'ayant pas de masse et étant de même cinématique, seule la cinétique permet de les distinguer entre elles d'où le caractère incontournable de cette notion
  5. la vitesse c ne pouvant pas être atteinte pour des particules de masse non nulle
  6. voir le paragraphe 4.2 où la norme de la quantité de mouvement est définie proportionnellement à l'énergie (cinétique)
  7. grandeur définie à partir du produit vectoriel de deux vecteurs
  8. en effet il existe une quatrième grandeur cinétique, le moment cinétique relativement à un axe Δ, noté σΔ, qui est une grandeur scalaire définie comme la projection sur l'axe du moment cinétique relativement à un point quelconque A de cet axe soit σΔ=σAuΔ
  9. 9,0 et 9,1 en effet v>01v2c2<1γ=1/1v2c2>1
  10. et, en cinétique relativiste, l'énergie totale
  11. Modèle:Ouvrage
  12. la justification peut être vue au § 3.1.2 en ce qui concerne la quantité de mouvement ainsi qu'au § 3.3.2 en ce qui concerne l'énergie cinétique
  13. appelé vecteur position de la particule à l'instant considéré si O est l'origine du repère ou vecteur déplacement de M relativement à O si ce dernier - fixe ou mobile - n'est pas l'origine du repère
  14. Modèle:Ouvrage
  15. le troisième facteur E0=mc2 étant une constante
  16. le facteur de Lorentz ne faisant intervenir que le carré de la norme de la vitesse relative γ=1/1β2, on prend β2 comme infiniment petit
  17. mais l'expression du moment cinétique relativement à O en fonction de la vitesse n'a pratiquement aucun intérêt en relativiste, seule son expression en fonction de la quantité de mouvement - c.-à-d. sa définition - est utilisée
  18. on en déduit une unité dérivée de la masse le MeV/c2 : une masse de 1MeV/c2 correspond à une énergie de masse égale à 1MeV, par exemple la masse d'un proton est de 938,272MeV/c2, celle d'un électron de 511keV/c2 [le keV est le symbole du kiloélectron-volt 1keV=103MeV]
  19. en effet l'ordre zéro conduisant à γ1 impliquerait γ10...
  20. le développement se trouve dans le § 3.1.2
  21. en effet l'ordre un conduisant à γ1+12β2 impliquerait γ112β20...
  22. toutefois cette condition étant moins restrictive que celle sur la quantité de mouvement, on retient cette dernière comme condition d'applicabilité de la cinétique classique : la cinétique classique reste donc applicable si v<0,14c42000kms1
  23. 23,0 et 23,1 la théorie suppose sa masse nulle, cette hypothèse est pour l'instant compatible avec les résultats expérimentaux
  24. c.-à-d. d'un quadruplet de quatre composantes dont trois sont des longueurs et une un temps
  25. suivant le référentiel d'espace considéré, une particule est repéré par une position spatiale différente (position fixe dans le référentiel d'espace lié à la particule et variable dans tous les autres référentiels d'espace) mais aussi par un temps différent (temps propre dans le référentiel d'espace lié à la particule et temps évoluant plus rapidement dans tous les autres référentiels d'espace)
  26. l'introduction du repère de Minkowski associé au référentiel d'espace-temps dans lequel on étudie la particule n'est toutefois pas indispensable
  27. événement ponctuel se produisant à l'origine O du repère d'espace à un instant choisi comme origine des temps
  28. les éléments de cet espace vectoriel de dimension quatre sont appelés quadri-vecteurs et notés .v~. au lieu de .v.
  29. attention ce n'est pas un produit scalaire car elle n'est pas définie positive (ni définie négative)
  30. ici le premier vecteur de base .u~0. est temporel et les trois autres .(u~1;u~2;u~3). spatiaux
  31. 31,0 31,1 31,2 et 31,3 dans une présentation simplifiée on ne fera pas de différence entre les coordonnées contravariantes et covariantes
  32. on dit alors que la signature de la forme quadratique est .(+;;;).
  33. 33,0 33,1 33,2 33,3 33,4 et 33,5 ou événement(s) ponctuel(s)
  34. pour des raisons d'homogénéité, la première coordonnée temporelle liée à la date .t. de l'événement ponctuel est transformée en une longueur en la multipliant par la vitesse limite .c. ; cette longueur est la distance parcourue par une onde électromagnétique issue de .O. dans le référentiel espace-temps pendant .[0;t].
  35. que l'on pourrait appeler quadrivecteur-déplacement
  36. attention on utilise une pseudo-norme et non une norme, il ne faut donc pas perdre de vue que la nullité de .MtM't2. n'implique pas celle de MtM't comme ce serait le cas pour une norme ; dans cette dernière écriture, le carré est d'ailleurs conventionnel car la forme quadratique peut être positive, négative ou nulle
  37. ceci est rédhibitoire dans la mesure où le carré de l'intervalle d'espace-temps entre deux événements ponctuels est une constante caractérisant ces derniers quel que soit le référentiel spatio-temporel considéré
  38. dans ce cas il est usuellement noté .u~4. et non .u~0.
  39. les trois premiers vecteurs .(u~1;u~2;u~3). sont spatiaux et le dernier .u~4. est temporel
  40. on dit alors que la signature de la forme quadratique est .(+;+;+;).
  41. pour des raisons d'homogénéité, la dernière coordonnée temporelle liée à la date .t. de l'événement ponctuel est transformée en une longueur en la multipliant par la vitesse limite .c. ; cette longueur est la distance parcourue par une onde électromagnétique issue de .O. dans le référentiel espace-temps pendant .[0;t].
  42. on aurait pu choisir .A4=iA4.
  43. toutefois la ressemblance de cette pseudo-norme avec la norme euclidienne n'est qu'illusoire car la forme quadratique associée n'est pas définie positive, Modèle:Nobr que la nullité du carré de la pseudo-norme d'un quadrivecteur n'entraîne pas la nullité de ce quadrivecteur comme c'est le cas pour une norme euclidienne
  44. Modèle:Ouvrage
  45. ou la forme bilinéaire ou la pseudo-norme, si l'une est laissée invariante par une transformation de l'espace alors les deux autres aussi sont invariantes
  46. de norme .β=β<1. et sans unité
  47. 47,0 et 47,1 dont on déduit .γ2=1+γ2β2.
  48. on adopte le premier choix où le premier vecteur de base .u~0. est temporel et les trois autres .(u~1;u~2;u~3). spatiaux mais ce choix est arbitraire... Le qualificatif temporel pour le premier vecteur de base de ce choix est bien adapté quand on repère un quadrivecteur déplacement entre deux événements ponctuels, ce n'est plus exact pour le quadrivecteur quantité de mouvement-énergie (et il en serait de même pour tout autre quadrivecteur d'homogénéité différente d'une longueur) car l'unité de sa pseudo-norme n'est pas le .m. mais le .kgms1., il convient donc d'adapter - suivant le quadrivecteur que l'on cherche à repérer - les qualificatifs à donner aux vecteurs de la base choisie : ici le premier vecteur de base est énergétique, les trois autres étant impulsionnels (où impulsion est employé comme synonyme de quantité de mouvement)
  49. le nom donné au quadrivecteur est très variable, on trouve couramment quadri-moment mais aussi quadrivecteur impulsion-énergie, quadrivecteur énergie-impulsion ou, de façon plus compacte, quadrivecteur impulsion voire quadri-impulsion
  50. pour des raisons d'homogénéité, la première composante liée à l'énergie totale .E. est transformée en une grandeur homogène à la norme de la quantité de mouvement en la divisant par la vitesse limite .c.
  51. 51,0 et 51,1 Dans l'article référencé il s'agit, bien entendu, de la formule utilisant une sommation discrète.
  52. Seule l'expression utilisant la vitesse des points est utilisée dans cet article, il faudrait ajouter Ec=i=1Npi22mi.
  53. En fonction de la vitesse des points cela donnerait Ec=i=1N(γi1)mic2.
  54. En fonction des quantités de mouvement des points cela donnerait Ec=i=1N[mi2c4+pi2c2mic2] utilisant le lien entre énergie cinétique et quantité de mouvement.
  55. Le cadre relativiste pourrait aussi être envisagé mais le prolongement n'est pas évoqué ici.
  56. On ajoute donc les quantités de mouvement de tous les échantillons mésoscopiques, celui entourant M étant de quantité de mouvement ρ(M)v(M)dV.
  57. Dans l'article référencé il s'agit, bien entendu, de la formule utilisant une intégrale volumique qu'il conviendrait d'écrire LO=VOMρ(M)v(M)dV ; on pourrait définir le moment cinétique volumique newtonien relativement au point O par OMρ(M)v(M).
  58. Dans l'article référencé il s'agit, bien entendu, de la formule utilisant une intégrale volumique qu'il conviendrait d'écrire V12ρ(M)v2(M)dV ; on pourrait définir l'énergie cinétique volumique newtonienne par 12ρ(M)v2(M) ; on pourrait donner une expression de l'énergie cinétique résultante newtonienne du système à partir de la quantité de mouvement volumique du système au point générique M notée pV(M)=ρ(M)v(M) selon VpV22ρ(M)dV dans laquelle l'énergie cinétique volumique newtonienne au point M s'écrit pV22ρ(M).