Nombre premier de Gauss

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Page de titre de la première édition des Modèle:Lang.
Des nombres premiers de Gauss avec une « petite » norme.
Nombres premiers de Gauss de norme inférieure à un million
Nombres premiers de Gauss de norme inférieure à un million.

En mathématiques et plus précisément en algèbre, un nombre premier de Gauss est l'équivalent d'un nombre premier pour l'anneau ℤ[[[:Modèle:Math]]] des entiers de Gauss. Cette notion est utilisée en théorie algébrique des nombres.

Les nombres premiers de Gauss sont utilisés pour la résolution d'équations diophantiennes comme le théorème des deux carrés de Fermat ou pour établir des résultats théoriques comme la loi de réciprocité quadratique.

Motivation

En 1801, dans son livre Modèle:Lang, Carl Friedrich Gauss développe des arithmétiques sur d'autres anneaux que celui des entiers relatifs. Il utilise particulièrement l'anneau des polynômes à coefficients dans un corps commutatif et l'anneau des « entiers » qui portent son nom. Ces anneaux sont — comme ℤ — euclidiens donc principaux et a fortiori factoriels. Une arithmétique modulaire se développe, analogue à celle de l'anneau ℤ/n. Une connaissance fine de la structure nécessite la compréhension des éléments premiers de l'anneau. Elle rend opérationnel le théorème de décomposition en facteurs premiers.

Définition et exemples

Un entier de Gauss est un nombre complexe dont les parties réelle et imaginaire sont entières.

Les éléments inversibles (ou unités) de ℤ[[[:Modèle:Math]]] sont 1, –1, Modèle:Math et –Modèle:Math (ces nombres jouent un rôle analogue à 1 et –1 dans ℤ).

Modèle:Énoncé

Certains nombres premiers dans ℤ ne sont donc pas des nombres premiers de Gauss :

2=(1+i)(1i) et 5=(2+i)(2i).

En revanche, 2 + Modèle:Math et 3 sont irréductibles. Le rôle du prochain paragraphe est de caractériser les nombres premiers de Gauss.

Détermination

Une notion utile pour l'analyse des entiers de Gauss est la norme arithmétique. Elle est définie comme le produit d'un nombre par son conjugué. C'est donc la somme des carrés de sa partie réelle et imaginaire, elle est à valeurs dans l'ensemble des entiers positifs, et elle est multiplicative : N(αβ) = N(α)N(β). Les quatre unités sont les éléments de norme 1.

Une première remarque va simplifier la recherche des nombres premiers de Gauss :

  • Tout nombre premier de Gauss divise un nombre premier usuel.

En effet, il divise sa norme donc (d'après le lemme d'Euclide dans Z[[[:Modèle:Math]]]) au moins l'un des facteurs premiers (dans Z) de celle-ci.

On va donc obtenir les nombres premiers de Gauss en décomposant en facteurs irréductibles dans Z[[[:Modèle:Math]]] chaque nombre premier usuel p :

  • Si p est somme de deux carrés, alors p = aModèle:2 + bModèle:2 = π Modèle:Surligner pour π = a + bModèle:Math et (par multiplicativité de la norme) π et Modèle:Surligner sont irréductibles dans Z[[[:Modèle:Math]]], puisque leur norme p est irréductible dans Z. Les nombres premiers de Gauss qui divisent p sont donc π et Modèle:Surligner, et leurs produits par les unités Modèle:Math, –1 et –Modèle:Math (ces huit nombres sont distincts, sauf si p = 2).
  • Si p n'est pas somme de deux carrés, alors c'est un nombre premier de Gauss. En effet, pour tous entiers de Gauss α et β tels que p = αβ, on a Modèle:Nobr et pN(α), pN(β) car p ni carré ni somme de carrés, donc N(α) ou N(β) est égal à 1. Les nombres premiers de Gauss qui divisent p sont donc p et ses produits par Modèle:Math, –1 et –Modèle:Math.

Or un nombre premier est somme de deux carrés si et seulement s'il est égal à 2 ou congru à 1 modulo 4 (Modèle:Cf. « Démonstration du théorème des deux carrés de Fermat par Dedekind »).

En conclusion : Modèle:Théorème

Notes et références

Modèle:Références

Voir aussi

Article connexe

Liens externes

Ouvrages

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