Équations de Painlevé

De testwiki
Aller à la navigation Aller à la recherche

Modèle:Pour Wikiversité Modèle:À wikifier


Les équations de Painlevé sont les uniques équations différentielles non linéaires du second ordre qui définissent de nouvelles fonctions. Elles possèdent par construction la propriété de Painlevé : l'absence de singularités à la fois critiques et mobiles dans la solution générale. Découvertes par les mathématiciens Paul Prudent Painlevé[1] et Richard Fuchs, on peut les rencontrer dans de nombreux problèmes intégrables de physique, géométrie, etc.

Définition et propriétés fondamentales

Il existe six équations de Painlevé : cinq découvertes par Painlevé et Bertrand Gambier, et la sixième par Richard Fuchs. La sixième équation engendre toutes les autres par un Modèle:Quoi.

La sixième équation de Painlevé

La sixième équation de Painlevé, notée PVI, est une équation différentielle ordinaire (EDO) non linéaire qui dépend de quatre paramètres complexes θ, θ0, θ1 et θx. Il en existe deux représentations : ou bien en coordonnées rationnelles pour une fonction u(x) :

(PVI)d2udx2=12[1u+1u1+1ux](dudx)2[1x+1x1+1ux]dudx+u(u1)(ux)2x2(x1)2[θ2θ02xu2+θ12x1(u1)2+(1θx2)x(x1)(ux)2];

ou bien en coordonnées elliptiques pour une fonction U(X) :

d2UdX2(2ω)3π2j=,0,1,xθj2(2ωU+ωj)=0.

Ici est la fonction elliptique de Weierstrass, une fonction doublement périodique, dont les périodes sont notées 2ω et 2ω, et désigne sa dérivée par rapport au premier argument. La variable indépendante X ne dépend que du rapport des périodes, X=iπωω, et les quatre grandeurs (ω,ω0,ω1,ωx)=(0,12ω,12ω,12(ω+ω)) sont respectivement l'unique pôle et les trois zéros de .

Le passage aux coordonnées rationnelles (u,x)

U=12ωuduu(u1)(ux),X=iπωω,

a pour inverse

u=(2ωU)e1e2e1,u(u1)(ux)=12(e2e1)3/2(2ωU),x=e3e1e2e1,

(e1,e2,e3)=((ω0),(ω1),(ωx)).

L'équation PVI en coordonnées elliptiques découle d'un hamiltonien naturel dont les variables (position, impulsion) sont (Q=U,P=dU/dX)

(Q,P,X)=P22+V(Q,X),V=(2ω)2π2j=,0,1,xθj2(2ωQ+ωj),dPdX=VQ.

Propriété de Painlevé et singularités

Quelques définitions classiques sont ici nécessairesModèle:Sfn.

  • une expression est dite uniforme (resp. multiforme) si le nombre de ses déterminations est égal (resp. supérieur) à un. Exemples respectifs : e1/x,x.
  • pour une expression donnée, un point est dit critique si autour de lui plusieurs déterminations de l'expression permutent, non-critique dans le cas contraire. Exemples respectifs : x en x=0 a un point critique, e1/x en x=0 a un point non critique.
  • étant donné une équation différentielle ordinaire (EDO), un point est dit mobile si sa position dans dépend des conditions initiales, fixe sinon.

La propriété de Painlevé d'une EDO est alors définie comme l'absence dans la solution générale de singularités à la fois critiques et mobiles[2]. Une telle équation est aussi appelée à points critiques fixes.

L'équation PVI pour u(x) possède par construction la propriété de Painlevé. Sa solution générale est uniforme sauf en trois points fixes, mis par convention en x=,0,1 pour que x soit le birapport (,0,1,x). Plus précisément, elle est méromorphe dans {,0,1}.

Les seules singularités mobiles de PVI en coordonnées rationnelles sont les suivantes. À chaque j{,0,1,x}, sont associés soit deux pôles simples pj,± de résidus opposés si θj0, soit un pôle double pj si θj=0. Le comportement de la solution u au voisinage de ces pôles est

u xp,± ±x(x1)θ(xp,±),u xp a(xp)2,1u xp0,± ±(x1)θ0(xp0,±),1u xp0 a0(xp0)2,1u1 xp1,± ±xθ1(xp1,±),1u1 xp1 a1(xp1)2,1ux xpx,± ±1θx(xpx,±).1ux xpx ax(xpx)2,

où les résidus aj des pôles doubles sont arbitraires.

Confluence

Dans l'écriture de PVI en coordonnées rationnelles, le coefficient de u2 possède quatre pôles (xj)=(,0,1,x) de résidus 12. Par une homographie, on peut donner à trois de ces pôles des positions quelconques dans {}. La confluence ou coalescence ou dégénérescence consiste à obtenir d'autres équations différentielles en effectuant des limites du type xjxk. Dans une telle limite, deux pôles sont remplacés par un seul pôle, dont le résidu est la somme des résidus des deux pôles initiaux. Les résidus se comportent donc ainsi :

(12,32)(12,12,12,12)(12,1,12)(2)(1,1)

À partir de PVI, on obtient quatre autres équations[3]Modèle:,[4] :

PIVPVIPVPIIPIII

Ce schéma est une extrapolation non-linéaire de la confluence classique[5] qui, à partir de l'équation hypergéométrique de Gauss, engendre successivement les équations de Whittaker, Bessel, Hermite et Airy :

HermiteGaussWhittakerAiryBessel
Gauss:x(1x)d2ψdx2+[c(a+b+1)x]dψdxabψ=0,Whittaker:xd2ψdx2+(cx)dψdxaψ=0,Bessel:x2d2ψdx2+xdψdx+(x2ν2)ψ=0,Hermite:d2ψdx22xdψdx+2νψ=0,Airy:d2ψdx2xψ=0.

Équations de Painlevé

Les cinq équations PVI, PV, PIV', PIII, PII' dépendent chacune de quatre paramètres, ce qui permet d'exploiter au mieux la confluence pour engendrer à partir de PVI les diverses propriétés des autres : paires de Lax, hamiltoniens, fonctions tau, transformations birationnelles, solutions de Riccati, etc. On obtient les équations PIV, PII, PI en donnant des valeurs particulières aux paramètres de PIV' et PII'.

En coordonnées elliptiques

Dans l'écriture de Babich et Bordag[6], les équations de Painlevé sont :

d2UdX2={(PVI)(2ω)3π2j=,0,1,xθj2(2ωU+ωj),(PV)2αcoshUsinh3U2βsinhUcosh3U2γe2Xsinh(2U)12δe4Xsinh(4U),(PIII)12eX(αe2U+βe2U)+12e2X(γe4U+δe4U),(PIV)αU+β2U3+γ(34U5+2XU3+X2U)+2δ(U3+XU),(PII)δ(2U3+XU)+γ(6U2+X)+βU+α..

En coordonnées rationnelles

Les changements de coordonnées entre les écritures elliptiques et rationnelles sont:

PVI: x=e3e1e2e1,u=(2ωU)e1e2e1,PV: x=e2X,u=coth2U,PIII: x=e2X,u=eXe2U,PIV: x=X,u=U2,PII: x=X,u=U.

Les écritures rationnelles des équations de Painlevé sont[4]

d2udx2={(PVI)12[1u+1u1+1ux]u'2[1x+1x1+1ux]u+u(u1)(ux)x2(x1)2[α+βxu2+γx1(u1)2+δx(x1)(ux)2],(PV)[12u+1u1]u'2ux+(u1)2x2[αu+βu]+γux+δu(u+1)u1,(PIII)u'2uux+αu2+γu34x2+β4x+δ4u,(PIV)u'22u+γ(32u3+4xu2+2x2u)+4δ(u2+xu)2αu+βu,(PII)δ(2u3+xu)+γ(6u2+x)+βu+α,

avec pour PVI la notation (2α,2β,2γ,12δ)=(θ2,θ02,θ12,θx2). Ces cinq équations possèdent par construction la propriété de Painlevé, ce qui n'est pas le cas (sauf pour PII') de leur écriture elliptique.

Potentiels

Pour les cinq équations PVI-PII' en coordonnées rationnelles, Garnier a introduit les potentiels

VVI(z)=34z+θ2(zx)4+θ024(xz1)+θ124(x1z1+1)+θx24(x(x1)zx+2x1),VV(z)=α(zx12x)β(1xz12x)γ(zz112)δxz(z1)2,VIII(z)=116(2αzx2βz+γz2xδxz2),VIV(z)=2αzβz+γ(z32+2xz2+2x2z)+δ(2z2+4xz),VII(z)=αz+β2z2+γ(2z3+zx)+δ2(z4+z2x).

Ces potentiels permettent d'écrire les équations de façon plus compacte :

u=12[1u+1u1+1ux]u'2[1x+1x1+1ux]u+2u(u1)(ux)x2(x1)2(VVI(u)u+34+x(x1)4(ux)2),u=[12u+1u1]u'2ux+u(u1)2xVV(u)u,(xuu)=2uVIII(u)u,u=u22u+uVIV(u)u,u=VII(u)u.

Valeurs particulières des paramètres

Les équations PIV, PII, PI ont un nombre minimal de paramètres, et se déduisent de PIV' et PII' en donnant des valeurs particulières à certains de leurs quatre paramètres[3] :

PIV=PIV(γ=1,δ=0),
PII=PII(β=0,γ=0,δ=1),
PI=PII(α=0,β=0,γ=1,δ=0).

De plus, selon les valeurs des paramètres, on distingue trois variétés d'équations PIII :

PIIID6=PIII,γδ=0,
PIIID7=PIII,(γ=0,αδ=0) ou (δ=0,βγ=0),
PIIID8=PIII,γ=δ=0,αβ=0.

Données de base et confluence

La table ci-après rassemble : comportement dominant, indices de Fuchs, exposants de monodromie. Les indices de Fuchs sont par convention définis pour que la valeur 1 soit toujours un tel indice, ce sont donc les racines de l'équation indicielle de l'EDO linéarisée, diminuées de la valeur de l'ordre du pôle considéré. Chaque exposant de monodromie θj a son carré rationnel en α,β,γ,δ. Les lignes successives indiquent :

  • le degré de singularité q de la Pn et l'indice de Fuchs positif i,
  • le premier coefficient u0 de la série de Laurent de u(x),
  • la notation pour la racine carrée de u0,
  • la définition du vecteur (transposé) des exposants de monodromie,
  • les composantes de ce vecteur.

PIPIIPIVPIIIPVPVIq,i4,63,44,34,25,16,1u01d1c12c1xθ1xθ1x(1x)d2=δc2=γc2=γθ2=2αθ2=2ααdθ2cθ2cθθ2/2θ2/2β8θ022dθ0θ02/2θ02/2γc2c2dθ1θ12/2δd2d2d2/2(1θx2)/2vecteur(θ)(θθ0)(θθ0)(θθ0θ1)(θθ0θ1θx).

Les coalescences successives d'une équation E(x,u,α,β,γ,δ)=0 vers une autre équation E(X,U,A,B,C,D)=0 sont décrites par des transformations affines (x,u,α,β,γ,δ)(X,U,A,B,C,D,ε), où ε tend vers zéro.

Pour les cinq Pn définies par Garnier et pour des valeurs génériques de (α,β,γ,δ), ce sont

(x,u,α,β,γ,δ)={(VIV)(1+εX,U,A,B,ε1Cε2D,ε2D),(VIV)(1+εX,εU/2,2Cε4+28Dε3,B/4,4Cε460Dε3,2Aε22Cε432Dε3),(VIII)(X,1+εU,ε1A/4+ε2C/8,ε2C/8,εB/4,ε2D/8),(IVII)(ε2X/4,1+εU,4Bε4+96Cε524Dε6,16Aε38Bε4+48Cε58Dε6,32Cε5+16Dε6,48Cε516Dε6),(IIIII)(1+ε2X/2,1+εU,16Bε464Cε532Dε6,32Dε6,8Bε4+48Cε5+16Dε6,16Aε38Bε4+16Cε516Dε6),(IIJ)(εX,ε1U,ε3A,ε2B,ε1C,D),

Le niveau ajouté (J comme Jacobi) u=δ(2u3)+γ(6u2)+βu+α est celui vers lequel conflue PII'.

Pour la confluence des six Pn historiques, consulter[7]Modèle:,Modèle:Sfn ou[1]Modèle:,Modèle:Sfn, qui corrigent des erreurs typographiques des Comptes rendus [3].

La table suivante présente la confluence des exposants de monodromie[8]. Les paramètres c,d (qui représentent essentiellement des signes) participent aussi à la confluence. Le signe des racines carrées est choisi pour ne donner que des signes + dans les valeurs successives θ+θ0+θ1+θx,θ+θ0+θ1,2θ+2θ0,θ+θ0,2θ.

xuθθ0θ1θxcd651+εXUθθ0θ1ε1dε1d+ε541+εXεU/22cε22θ02θ+2cε22cε22θ53X1+εUθ+ε1c/2ε1c/2θ0εd/242εX/4ε1ε1+Uε3dθ+ε3d4ε1d321+ε2X/21+εU4dε32θ4dε34dε32θ+4dε3

Fonctions tau

Il en existe au moins deux définitions, équivalentes au niveau de PVI : une analytique, une par la paire de Lax matricielle.

Définition analytique

Pour chaque Pn(u,x), il existe des fractions rationnelles de x,u,u, définies à une fonction additive de x près, dont les seules singularités mobiles sont des pôles simples de résidu entier positif. Leur primitive logarithmique, qui possède alors les mêmes singularités mobiles que la solution générale d'une EDO linéaire (c'est-à-dire aucune singularité mobile, seulement des zéros mobiles), est par définition appelée fonction tau [sans doute par le choix dans l'alphabet grec de la lettre τ qui suit σ, la notation de Weierstrass pour sa fonction entière] et leur existence prouve ipso facto la propriété de Painlevé de Pn.

PVI admet deux ensembles de quatre fonctions tau équivalentes, respectivement construits par Painlevé et Chazy, chaque élément des deux ensembles étant indicé par l'une des singularités j{,0,1,x}.

Dans le cas (de Picard) où les quatre θj sont nuls, Painlevé[9]Modèle:,Modèle:Sfn a défini l'ensemble préliminaire τVI,0,j

ddxlogτVI,0,=x(x1)u24u(u1)(ux)u2(ux)+14(ux)+14x+14(x1),ddxlogτVI,0,0=x(x1)u24u(u1)(ux)xu2u(ux)+u14(x1)(ux),ddxlogτVI,0,1=x(x1)u24u(u1)(ux)(x1)u2(u1)(ux)+u4x(ux),ddxlogτVI,0,x=x(x1)u24u(u1)(ux)14(ux),

dont chaque élément possède un seul pôle simple de résidu unité au voisinage des pôles doubles correspondants de x, j: ddxlogτVI,0,j1xx0. Le seul élément pair en u est celui d'indice x (le birapport des quatre points singuliers), il conduit à des expressions ultérieures plus simples.

Le premier ensemble de fonctions tau[3]Modèle:,Modèle:Sfn, noté τVI,P,j, extrapole le double de ces expressions préliminaires ; leur dérivée logarithmique possède ou bien deux pôles simples de résidu unité (cas θj non nul), ou bien un pôle double de résidu deux (cas θj nul).

Avec le choix j=x (plus simple que le choix j= à cause de sa parité en u), la dérivée logarithmique

ddxlogτVI,P,x=x(x1)u22u(u1)(ux)+12x(x1)[θ2(12u)+θ02(12xu)+θ12(x1u112)+(θx2+1)(12xx(x1)ux)],

possède des pôles simples de résidus un ou deux aux pôles de 1/(ux),

θx=0,xx0,±:1ux±1θx(xx0,±),ddxlogτVI,P,x1xx0,±,θx=0,xx0:1uxf0(x)(xx0)2,ddxlogτVI,P,x2xx0,

et elle est régulière aux six pôles simples ou aux trois pôles doubles de u,1/u,1/(u1). Cependant, l'EDO d'ordre deux qu'elle vérifie a pour degré quatre[10]Modèle:,Modèle:Sfn, soit plus que le minimum deux.

Le deuxième ensemble de quatre fonctions tau, noté τVI,C,j, a été construit par Chazy[10] [expression t Modèle:P.] à partir de l'ensemble τVI,P,j simplement en supprimant l'un des deux pôles mobiles simples du premier ensemble :

ddxlogτVI,C,=12[ddxlogτVI,P,+θu1/2x(x1)],ddxlogτVI,C,0=12[ddxlogτVI,P,0+θ0(x1)u],ddxlogτVI,C,1=12[ddxlogτVI,P,1+θ1x(u1)],ddxlogτVI,C,x=12[ddxlogτVI,P,x+θxux].

De plus, et c'était la motivation de Chazy, l'EDO d'ordre deux pour chaque (logτVI,C,j) a pour degré la valeur minimale deux, comme explicité ci-dessous.

L'élément j=x (le choix de Malmquist[11]) de ce deuxième ensemble est le plus simple car il n'a pas de terme linéaire en u :

ddxlogτVI,C,x=x(x1)u24u(u1)(ux)+14x(x1)[θ2(12u)+θ02(12xu)+θ12(12+x1u1)+(θx1)2(12xx(x1)ux)],

son unique singularité mobile est un pôle simple x0 de résidu unité :

θx=0,xx0,+:1ux1θx(xx0,+),ddxlogτVI,C,x1xx0,+,θx=0,xx0:1uxf0(x)(xx0)2,ddxlogτVI,C,x1xx0,

et il est régulier aux pôles mobiles de u,1/u,1/(u1).

Cette expression s'écrit également

ddxlogτVI,C,x=R(θ0,θ1,θx)R(θ0,θ1,2θx)4x(x1)u(u1)(ux)ux4x(x1)[θ2(θ0+θ1+θx1)2]θ2θ02+θ12(θx1)24θ0(θx1)8xθ2+θ02θ12(θx1)24θ1(θx1)8(x1),R(θ0,θ1,θx)=x(x1)u+u(u1)(ux)(θ0u+θ1u1+θx1ux),

R=0 définit la solution classique de PVI à un paramètre.


Définition par la paire de Lax

C'est plutôt une propriété caractéristique, elle est donc mentionnée dans la section Paires de Lax matricielles en coordonnées rationnelles.

Exemple de fonction tau

Seul ddxlogτn,X,j (X=P ou C) est exprimable sous forme fermée, τn,X,j ne peut pas l'être à cause de l'irréductibilité. Pour la série asymptotique de τVI,C,j, voir Jimbo [12] et, pour plus de détails, Its, Lisovyy et Prokhorov [13].

Équations différentielles des fonctions tau

Les termes additifs non-pertinents qui ne dépendent que de x dans ddxlogτVI,C,j visent à rendre les quatre expressions ddxlogτVI,C,j solutions de la même EDO d'ordre deux et de degré deux, dénotée (B-V) par Chazy[10] [[[:Modèle:P.]]]. Après la normalisation y=x(x1)ddxlogτVI,C,x, l'EDO pour y(x) s'écrit ou bien avec un belle symétrie quaternaire[14]

y(x(x1)y)2[y22y(xyy)+n1n2n3n4]2+(y+n12)(y+n22)(y+n32)(y+n42)=0,

ou bien comme une équation simplifiée avec quatre termes complémentaires notée SD-Ia par Cosgrove et Scoufis[15]Modèle:,Modèle:Sfn

SD-Ia:((x(x1)y)24y(xyy)2+4y2(xyy)+A0y2+A2(xyy)+(A3+A024)y+A4=0,

avec les valeurs suivantes dans le cas τVI,C,x

Θx=θx1,2n1=θΘx,2n2=θ+Θx,2n3=θ1θ0,2n4=θ1+θ0,2A0=bθ2+θ02+θ12+ΘX2,4A2=(θ2ΘX2)(θ02θ12),4A3=(θ2θ12)(θ02ΘX2),B3=A3+A024,32A4=(θ2+ΘX2)(θ02θ12)2+(θ2ΘX2)2(θ02+θ12).

La transformation inverse s'écrit[16] [Table R]

u=x+Θxx(x1)y[y+θ2+3Θx28(2x1)θ12θ028][y+θ2+Θx24](y+(θ+Θx)24)(y+(θΘx)24)+Θx22[y+3θ2+Θx28(2x1)+θ12θ028](y+(θ+Θx)24)(y+(θΘx)24).

Exemples en physique et en géométrie

Ces deux ensembles de fonctions tau se rencontrent dans de nombreux domaines :

  • dans la correspondance quantique, les quatre θj ne contribuent que par leur carré, c'est donc la fonction tau de PainlevéτVI,P,* qui la décrit.
  • dans tout problème où la fonction tau n'a qu'un zéro mobile simple (donc sa dérivée logarithmique un seul pôle mobile simple de résidu un), c'est la fonction tau de Chazy τVI,C,* qu'il faut considérer. Sa non-invariance par parité d'un des quatre θj a conduit Okamoto[17] à établir le groupe de Weyl affine et la transformation birationnelle élémentaire de PVI.
  • si l'on désire l'invariance par changement de u en son opposé, les fonctions tau adéquates sont τVI,*,x. Cela a conduit Malmquist[11] à construire un hamiltonien polynomial dans les deux coordonnées canoniques q,p.
  • l'exigence d'un degré minimal (deux) de l'EDO d'ordre deux pour ddxlogτVI sélectionne les fonctions tau de Chazy τVI,C,*. Cela se présente en géométrie des surfaces de Bonnet[18], où une telle EDO d'ordre deux et de degré deux trouvée par Hazzidakis[19] a pour solution ddxlogτVI,C,*.

Fonctions tau des Pn inférieures

Il suffit pour les engendrer de faire agir la confluence.

Les fonctions tau à deux zéros mobiles τVI,P,j engendrent des fonctions tau[20] (C10)-(C13) affines en (α,β,γ,δ), paires en u pour le choix j=x, à deux zéros mobiles simples (mais un seul zéro double pour PIII-D8 et PI) définies à des fonctions additives de x près

ddxlogτn,P={(PVI)ddxlogτVI,P,x(PV)xu22u(u1)2αux+β2x(2u4)+γu1+δxu(u1)2,(PIII)xu22u2αu4x+β14uγu28x+δx8u2,(PIV)u24u+αu+β2uγ(u+2x)2u4δ(u+2x)u,(PII)u22αuβu22γ(2u3+xu)δ(u4+xu2),(J)u22αuβu24γu3δu4.

Les fonctions tau à un zéro mobile engendrées par τVI,C,j sont les suivantes

ddxlogτn,C={(PVI)ddxlogτVI,C,x(PV)12[ddxlogτV,P+du1+θ0(θ11)xd(θ1+θ01)],(PIII)12[ddxlogτIII,P+d2u+cd42kx],k=0 si γ=δ=0,k=θ ou θ01 si γδ=0,(PIV)12[ddxlogτIV,P+cu],(PII)12[ddxlogτII,P+du],(J)12[ddxlogτJ,P+du].

La dérivée logarithmique de chaque fonction tau obéit à une EDO d'ordre deux et de degré quatre (fonction tau à deux zéros τVI,P,j) ou deux (fonction tau à un zéro τVI,C,j). Celles de degré deux ont le type dit binomial, elles sont énumérées par Chazy[10] [[[:Modèle:P.]]] et détaillées par Cosgrove et Scoufis[15] [[[:Modèle:P.]]]. Avec la normalisation

yddxlogτn,C=(x(x1),x,x,1,1), n=VI,V,III,IV,II,

Okamoto [16] [Table (E)] [21] [Éq. (B.58)] les a récrites comme suit afin de mettre en évidence leur groupe de symétrie

PVIy(x(x1)y)2[y22y(xyy)+n1n2n3n4]2+(y+n12)(y+n22)(y+n32)(y+n42)=0,PV(δ=0)(dxy)2[2y2d2(xyy)+d(n1+n2+n3)y]2+4y(y+dn1)(y+dn2)(y+dn3)=0,2n1=2θ0, 2n2=θ0+θ11+θ,2n3=θ0+θ11θ,PIII(xy)2+4[(ycd8)2c2d2x+α(β+2d)64x](xyyk)α(β+2d)16x(y+k)(dαc(β+2d))2256=0,k=0 si γ=δ=0,k=θ ou θ01 si γδ=0,PIII(γδ=0)(xy)2+y(4ycd)(xyy)[nsycdn1/4]2=0,2n1=θ+θ01,ns=θ ou θ01,PIVy2+4(y2cθ0)[(y+2cθ02δx)(y+c(2θ+1)+2δ(y+c(2θ+1)x)]4(c(xyy)+2δθ0)2=0,PIIy2+4y3+(xyy)[2d2y+2γ2(1/2)βd2]y(βy2αγ+γd)d216(2αd)2=0.

Invariances

Pour les établir toutes, il faut considérer non seulement l'équation PVI mais aussi la fonction tau à un seul zéro τVI,C,j. La considération d'un tel couple est également nécessaire dans l'étude du comportement au voisinage des trois points critiques fixes[22], cf. la section Problèmes de connexion.

Dans sa représentation elliptique d2UdX2(2ω)3π2j=,0,1,xθj2(2ωU+ωj,g2,g3)=0, PVI possède deux invariances dans l'espace des quatre θj : quatre changements de signes, vingt-quatre permutations des θj2. Dans l'espace (u,x), ces permutations agissent comme des homographies, lire ci-après.

L'EDO pour (logτVI,C,j) telle qu'écrite par Okamoto[14]

y=x(x1)ddxlogτVI,C,x,y(x(x1)y)2[y22y(xyy)+n1n2n3n4]2+(y+n12)(y+n22)(y+n32)(y+n42)=0,

est invariante par les vingt-quatre permutations des nj, liés aux θj par les relations précitées. Ces permutations agissent sur (u,x) comme des transformations birationnelles, détaillées ci-après.

Homographies

Pn(u,x) ne désigne pas une EDO mais une classe d'équivalence définie par l'homographie la plus générale qui conserve la structure de singularités

(u,x)(U,X),u(x)=α(x)U(X)+β(x)γ(x)U(X)+δ(x),X=ξ(x),(α,β,γ,δ,ξ) fonctions,αδβγ=0,

et qui dépend donc de quatre fonctions arbitraires.

Ainsi, d2udx2=2u3+u+1x(adudx)+u9x2 est une définition parfaitement admissible[23] [[[:Modèle:P.]]] de PII.

Les 24 permutations de (,0,1,x) qui laissent PVI invariante de forme agissent sur les θj2 comme une permutation et sur (u,x) comme une homographie. Rangées par valeurs croissantes de l'ordre de cette homographie, ce sont (la numérotation en première colonne est celle de Gromak et Lukashevich[24]),

numordre01xx,Xu,U1101xx=Xu=UHLINE TBD720x1x=Xu=X/U1521x0x=Xu=(UX)/(U1)222x10x=Xu=X(U1)/(UX)HLINE TBD62x10x=X/(X1)u=(UX)/(1X)11201xx=X/(X1)u=X(1U)/((1X)U)18210xx=X/(X1)u=U/(U1)202x01x=X/(X1)u=X/(UX)HLINE TBD220x1x=1/Xu=U/X8201xx=1/Xu=1/UHLINE TBD3210xx=1Xu=1U232x01x=1Xu=(1X)U/(UX)HLINE TBD431x0x=1/(1X)u=(1U)/(1X)1030x1x=1/(1X)u=(UX)/((1X)U)14310xx=1/(1X)u=1/(1U)243x01x=1/(1X)u=U/(UX)HLINE TBD53x01x=11/Xu=1U/X12301xx=11/Xu=11/U17310xx=11/Xu=(X1)U/(X(U1))193x10x=11/Xu=(1X)/(UX)HLINE TBD1641x0x=1/Xu=(UX)/(X(U1))214x10x=1/Xu=(U1)/(UX)HLINE TBD940x1x=1Xu=1X/U1341x0x=1Xu=(1X)/(1U)

Leurs trois générateurs sont par exemple les éléments 8, 14, 7.


Pour des valeurs génériques de α,β,γ,δ, la confluence définit les homographies laissant les autres Pn(α,β,γ,δ) invariantes de forme

PVI(u,x,α,β,γ,δ)(1/u,1/x,β,α,γ,δ),(11/u,11/x,β,γ,α,δ),(x/u,x,β,α,δ+1/2,γ+1/2),PV(u,x,α,β,γ,δ)(u,x,α,β,γ,δ),(1/u,x,β,α,γ,δ),PIII(u,x,α,β,γ,δ)(λu,μx,λ1μ1α,λμ1β,λ2μ2γ,λ2μ2δ),(u1,x,β,α,δ,γ),PIV(u,x,α,β,γ,δ)(ku,kx,k2α,β,k4γ,k3δ),PIV(u,x,α,β)(ku,kx,k2α,β),k4=1,PII(u,x,α,β,γ,δ)(ku,k2x,k3α,k4β,k5γ,k6δ),PII(u,x,α)(ku,k2x,k3α),k6=1,PI(u,x)(ku,k2x),k5=1,

k,λ,μ désignent des constantes arbitraires non-nulles.

Transformations birationnelles

Étant donné deux EDOs en u(x) et U(X) de même n, une transformation birationnelle entre ces deux EDOs est par définition [7] [[[:Modèle:P.]]] une paire de relations

u=r(x,U,dU/dX,,dn1U/dXn1)=0,x=Ξ(X),U=R(X,u,du/dx,,dn1u/dxn1)=0,X=ξ(x),

r et R sont des fonctions rationnelles de u,U et de leurs dérivées, analytiques de x,X.

Ces transformations définissent un groupe et admmettent pour sous-groupe le groupe des homographies.

Dans le cas des Pn, contrairement aux homographies, elles changent l'ensemble θj2, donc elles n'existent par pour les Pn sans paramètre (PI et PIII-D8).

Au niveau de PVI, ce sont les vingt-quatre permutations des paramètres nj qui laissent invariante de forme l'EDO pour la fonction tau à un seul zéro τVI,C,j. La nature affine de la transformation entre les θj et les nj fait donc agir chaque permutation des nj comme une transformation affine des θj et birationnelle de u(x). Il est également possible de les obtenir sans théorie des groupes, en exploitant seulement la structure de singularités[25]Modèle:,[26]Modèle:,[27].

Aux niveaux inférieurs, la non-commutativité de deux opérations (permutation des quatre singularités de PVI, convention de fusionner x et 1 de PVI pour définir PV) définit deux séquences distinctes[27] (θj,u,x)(Θj,U,x). Notons sj et Sj les signes de θj et Θj: sj2=1,Sj2=1.

Séquence normale

PVI:(sθs0θ0s1θ1sxθx)=12(1111111111111111)(SΘS0Θ0S1Θ1SxΘx)+12(1111),PV:(sθs0θ0s1θ1)=12(111111220)(SΘS0Θ0S1Θ1)+12(112),sd=SD,PIII:(sθs0θ0)=(0110)(SΘS0Θ0)+(11),sc=SC,s0d=S0D,PIV:(sθs0θ0)=12(1311)(SΘS0Θ0)+14(31),sc=SC,PII:(sθ)=(SΘ)+(1),sd=SD,

accompagné de

NuU={PVI:x(x1)UU(U1)(Ux)+Θ0U+Θ1U1+Θx1Ux,N=1ΘΘ0Θ1Θx=(1/2)(θjΘj),PV:xUU(U1)2+Θ0U+Θ11U1+Dx(U1)2,N=1ΘΘ0Θ1=(1/2)(θjΘj),PIII:xUU2+Θ01U+Dx2U2C2,N=1ΘΘ0=(1/2)(θjΘj),PIV:UU+4Θ0U+CU+2Cx,N=2(12Θ2Θ0)=2(θjΘj),PII:U+DU2+Dx2,N=12Θ=(1/2)(θΘ).

La deuxième partie U=f(u) de la transformation se déduit de la première par l'échange des minuscules (u,θ,θ0,θ1,θx,c,d) et des majuscules (U,Θ,Θ0,Θ1,Θx,C,D), par exemple pour PII

PII:NuU=U+DU2+Dx2=u+du2+dx2,N=12Θ=θ12=(1/2)(θΘ).

Avec une telle convention, chaque transformation où sj=Sj est une involution.

Le choix sj=1 rend toutes les translations positives et, pour le choix sj=Sj, la partie linéaire a pour déterminant 1. La somme des translations reste égale à deux, sauf pour PIV et PII par suite d'un changement d'échelle, cf. la Table de notation des exposants de monodromie.

Ces transformations sont respectivement dues, pour PVI à Okamoto[17], pour PV à Okamoto[28], pour PIII à Gromak[29] [Eqs. (14)-(15)], pour PIV à Murata[30], pour PII à Lukashevich[31].

Pour PVI, le carré de la transformation élémentaire ci-dessus est l'involution qui laisse deux exposants invariants et décale les deux autres de ±1, par exemple

PVI:(Θ,Θ0,Θ1,Θx)=(θ,θ0,1θ1,1θx).

Connue de Schlesinger dans l'espace θj, elle a été établie dans l'espace u par Garnier[32]Modèle:,[33]

{uUx=Rn+RnRd+Rd,x=X,Rn±=x(x1)UU(U1)(Ux)+±Θ0U+Θ1U1+Θx1Ux,Rd±=x(x1)UU(U1)(Ux)+±ΘΘ1Θx+1U+Θ1U1+Θx1Ux,(θθ0θ1θx)=(ΘΘ0Θ1Θx)+(0011).

Séquence biaisée

Avant d'effectuer la confluence, on effectue sur la transformation birationnelle normale de PVI la permutation(,0,1,x)(x,1,0,) (numéro 22 dans la Table des homographies) et le changemment du signe de θ et de θx, avec pour résultat

PVI:(sθs0θ0s1θ1sxθx)=12(1111111111111111)(SΘS0Θ0S1Θ1SxΘx)+12(1111),PV:(sθs0θ0s1θ1)=12(111111220)(SΘS0Θ0S1Θ1)+12(110),sd=SD,PIII:(sθs0θ0)=(0110)(SΘS0Θ0),sc=SC,s0d=S0D,PIV:(sθs0θ0)=12(1311)(SΘS0Θ0)+14(11),sc=SC,PII:(sθ)=(SΘ),sd=SD,

accompagné de

PVI:Nx(x1)(ux)(Ux)x(x1)=(Ux)(x(x1)UU(U1)(Ux)+Θ0U+Θ1U1+ΘΘ0Θ1Ux),PV:2Dx(u1)(U1)=(U1)(xUU(U1)2+Θ0U+ΘΘ0U1+Dx(U1)2),PIII:DxuU=C,PIV:2C(u+U)=UU+4Θ0U+CU2Cx,PII:u+U=0.

Dans cette transformation biaisée de PVI, la constante N est l'une quelconque des expressions

N=(θk2Θk2)=1+SΘS0Θ0S1Θ1+SxΘx=1sθ+s0θ0+s1θ1sxθx=2(sθSxΘx)=2(s0θ0S1Θ1)=2(s1θ1S0Θ0)=2(sxθxSΘ).

Au niveau de PIII, la transformation se réduit à la permutation des deux points singuliers (,0), une homographie sur u qui laisse bien PIII invariante. Donc au niveau de PII ce n'est que la parité.

La transformation biaisée de PV est due à Gromak[34] [Éqs. (10)-(11)], et celle de PIV à Lukashevich[35]. À ces deux niveaux V et IV, la transformation normale est le carré de la transformation biaisée (à une homographie et des changements de signes près), donc les transformations birationnelles élémentaires sont finalement : la normale pour PVI, PIII, PII, la biaisée pour PV, PIV.

Transformations non-birationnelles

Pour des valeurs particulières des paramètres (α,β,γ,δ), il existe des transformations non-birationnelles entre l'une des six Pn avec paramètre (ce qui exclut PIII-D8 et PI) et une autre, possiblement la même. Ces transformations sont algébriques et non-canoniques (la forme symplectique dpdqdHdx est multipliée par un entier petit, 2, 3 ou 4, alors que cet entier est l'unité pour une transformation birationnelle).

Pour PVI, ce sont les extensions de la transformation de Goursat[36]Modèle:,[37] [Vol I, sections 2.6.2, 2.11] pour l'équation hypergéométrique

F(a,b,a+b+12;x)=F(a2,b2,a+b+12;4x(1x)),

où le lien entre les deux variables indépendantes n'est pas homographique.

Il existe au moins deux types de transformations non-birationnelles : (i) les transformations de repliement[38] (définition 2.1); (ii) au moins pour PVI, des transformations polynomiales laissant la variété de monodromie invariante de forme.

TABLE. Toutes les transformations non-birationnelles de repliement [38][Théorème 2.3]. La dernière ligne est de l'autre type (variété de monodromie). La deuxième colonne est le rapport (entier) des formes symplectiques dpdqdHdx, et la quatrième indique si la transformation est élémentaire (E) ou le produit d'autres transformations de repliement (P).

Pm Pn Rapport E/P Référence
PVI PVI 2 E [39]Modèle:,[40]
PVI PVI 4 P [38] [§3.2]
PV PIII-D6 2 E [38] [§4.1]
PV PV 4 P [38] [§4.2]
PIII-D6 PV 2 E [9] [[[:Modèle:P.]]]
PIII-D6 PIII-D8 2 E [41] [[[:Modèle:P.]]]
PIII-D6 PIII-D6 4 P [42]
PIII-D8 PIII-D6 2 E [38] [§7]
PIV PIV 3 E [38] [§8]
PII PII 2 E [7] [[[:Modèle:P.]]]
PVI PVI 3 [43]


Au niveau supérieur (PVI), il existe une seule transformation de repliement entre PVI(u,x,(θj)) et PVI(U,X,(Θj)), obtenue par Kitaev[39], et interprétée par Manin[40] comme une transformation de Landen[44] entre les représentations elliptiques des deux PVI

x=(X1/4+X1/42)2,u=(X1/4U1/2+X1/4U1/22)2,(λ1,λ2):(Θj)=(λ1,λ1,λ2,λ2),(θj)=(2λ1,0,0,2λ2).


Le carré de cette transformation [38] [Éqs. (3.11)-(3.13)] conserve x et crée trois zéros parmi les θj

x=X,u=(U2X)24U(U1)(UX),λ:(Θj)=(λ,λ,λ,λ),(θj)=(4λ,0,0,0).

Parmi les trois transformations impliquant PV, une seule est élémentaire

{PV(Θ2/2,Θ02/2,C,D)PIIID6(α,β,c2,d2),u=U12c(U+1)(XdUUdXΘ0U+Θ0U),x=D2cdX2,U(U1)2=2xucu24Θ0udx8cu2,α=4cΘ0,β=2d(12Θ0),Θ=Θ0,C=0,

{PV(Θ2/2,Θ02/2,C,D)PV(θ2/2,θ02/2,γ,d2/2),u=1+4xU(U+1)(2kdR+d2xU(U+1))4k2R2,X=kx,k2=d28D,R=x(U1)dUdXU3+(2dx1)U(U+1)+14k,(4u2d2u(u+1)2)(U1)416d2u(u1)2(2U1)+8(4duuUd2u(u+1)2(U1)d2(3u22u+3)u)(U1)2=0,Θ=Θ0=14,C=0,θ=θ0=0,γ=d,

{PIIID6(U,X,A,B,C2,D2)PV(u,x,α,β,γ,d2/2),u=(4CUdx4CU+dx)2,X=d216CDx2,α=β=0,A=Cdγ,B=Ddγ.

Parmi les trois transformations entre PIII, deux sont élémentaires

{PIIID6(U,X,0,0,C,D)PIIID8(u,x,α,β,0,0),CDαβ=0,u=C2αU2,x=CD4αβX2,

{PIIID6(U,X,0,0,C,D)PIIID6(u,x,0,β,γ,δ),CDβγδ=0,u=32kCDXU22X2UUβγ(CU4+DX2),X=kx,k2=γδ16CD=0,2u2(C4U8(β2γx264)2)+βCx2(uβ4)U2(C2U4β2γx264)=0,δ=β24,

{PIIID8(U,X,A,B,0,0)PIIID6(u,x,0,β,c2,d2),ABβcd=0,u=c2d3x3U+32ABdxUB((8AU)2(cdx)2),X=(cdx)264AB,8AUcdx+cdx8AU2x2u+dcu2=0,α=0,β=2d.

L'unique transformation impliquant PIV' est bien sûr élémentaire

{PIV(U,X,A,B,k4c2/3,0)PIV(u,x,α,β,c2,0),u=2c9(kU)3+12x(kU)2+4x2kU9R2kU4x3R2ckU,x=kX,4c2u(kU+2x3)3+6cur(kU+2x3)r(r2cu2)=0,R=UckU(kU+2x3)+23,r=u+c(u+2x)u,A=0,B=29,α=c,β=0.

Au niveau le plus bas (PII), l'unique transformation de repliement relie PII(0) à PII(±1/2) (entre PII(±1/2) et l'équation numéro 20 de Gambier, elle est birationnelle), comme montré par Gambier[7] [[[:Modèle:P.]]]

{d2udx2=2d2u3+xu+α,d2UdX2=2D2U3+XU+A,u=kddUUdX,U2=k(1ddudx+u2+x2),X=kx,k3=d22D2,A=0,α=d2.

Enfin, pour λ1=λ2=0, les deux transformations de PVI vers PVI conservent la PVI de Picard (θj)=(0,0,0,0). L'inverse n'est pas vrai : il existe une transformation différente d'un repliement qui conserve la PVI de Picard, c'est la transformation cubique[43]

x=s(s+2)3(2s+1)3,X=s3(s+2)2s+1,u=U(U+s(s+2))2((2s+1)U+s2)2,j: θj=Θj=0.

L'utilité de ces transformations est la "simplification" des paramètres, par exemple l'annulation de certains θj.

Exemple 1. Le problème de la persistence[45] est caractérisé par la fonction tau de Chazy de PVI de paramètres θj=(1/2,0,0,1/2). Une permutation engendre d'abord (1/2,1/2,0,0), qu'une transformation de Kitaev convertit en (1,0,0,0).

Exemple 2. Une fonction de corrélation à deux points du modèle d'Ising bi-dimensionnel est décrite par la fonction tau de Chazy de PVI de paramètres θj=(N3/2,N+1/2,1/2,1/2) avec N entier quelconque [46] [[[:Modèle:P.]]]. N+2 transformations (toutes des involutions) la ramènent au cas de Picard

(N3/2,N+1/2,1/2,1/2)(N1/2,N1/2,1/2,1/2)(1/2,1/2,1/2,1/2)(0,0,0,0).

Mieux, trois transformations seulement (une d'Okamoto, une de Schlesinger et une de Kitaev) suffisent à annuler trois des exposants,

(N3/2,N+1/2,1/2,1/2)(1,1,N1,1N)(0,0,N,N)(0,0,0,2N).

De l'analyse à la géométrie algébrique

Lors de leur découverte, la description des six équations/fonctions de Painlevé était purement analytique et la conséquence directe de la motivation "définir de nouvelles fonctions par des EDOs". Ce point de vue a radicalement changé vers 1979 quand l'école japonaise a montré que la géométrie algébrique fournissait un bien meilleur cadre et conduisait même à une discrétisation naturelle de ces équations (lire l'excellente revue[47]).

Ce passage de l'analyse à la géométrie a été motivé par la résolution globale du problème de Cauchy. Cauchy représentait une EDO d'ordre N (par exemple une Pn pour u(x)) par un système d'ordre un à N composantes (par exemple les coordonnées canoniques q et p d'une représentation hamiltonienne de Pn), et son problème était : étant donné des valeurs finies q0,p0 des données de Cauchy en un point x0, trouver les solutions (q,p) vérifiant q(x0)=q0,p(x0)=p0. Son fameux théorème établissait bien l'existence, l'unicité, l'holomorphie etc d'une telle solution, mais ce résultat n'était que local et restreint aux valeurs finies des données de Cauchy.

Par la méthode classique d'éclatement, Okamoto[14] a obtenu les importants résultats suivants.

[a.] Chaque équation continue Pn admet une solution globale à son problème de Cauchy, et le formalisme se simplifie beaucoup par le choix des coordonnées hamiltoniennes (q,p), avec q=u(x), plutôt que par celui des coordonnées naturelles (u(x),u(x)) [Les coordonnées q=u(x) et p=ddxlogτVI,P,x (qui a deux pôles simples de residu unité) adoptées par Garnier cite{Garnier1917} pourraient constituer un autre choix]. L'espace des valeurs initiales (q0,p0) (finies ou infinies) se construit par huit éclatements[47] [[[:Modèle:P.]]] de l'espace 1×1, ou de manière équivalente par neuf éclatements[47] [[[:Modèle:P.]]] de 2.

[b.] À chaque Pn sont associées deux notions [48]Modèle:,[47] tirées de la géométrie algébrique : une surface rationnelle (définissant un type de surface) et un groupe de Weyl affine étendu (définissant un type de symétrie). Afin de rendre cette correspondance biunivoque, il est nécessaire[49] de remplacer le groupe des transformations birationnelles (qui définit six classes d'équivalence PI, PII, PIV, PIII, PV, PVI) par ce groupe de Weyl affine étendu, dont les classes d'équivalence pertinentes sont au nombre de huit car PIII doit alors être scindée en trois classes, PIII-D6, PIII-D7, PIII-D8, d'ailleurs déjà mentionnées par les auteurs classiques [9] [[[:Modèle:P.]]][50], [[[:Modèle:P.]]], voir la Table ci-après.

[c.] Cette surface rationnelle, une fois retiré le "diviseur inaccessible"[47] [[[:Modèle:P.]]], représente essentiellement l'espace des conditions initiales.

[d.] Ce groupe de Weyl affine étendu, qui est le groupe naturel de transformations laissant une des huit Pn invariante de forme, est engendré par des réflexions et des translations, il agit sur les paramètres d'une Pn comme une transformation affine, et sur les coordonnées hamiltoniennes (q,p) ou bien comme une homographie ou bien comme une transformation birationnelle.

[e.] Il existe une analogie remarquable entre le type de surface et le type de symétrie, au sens où ce sont deux sous-réseaux orthogonaux [47] [Remarque 3.9 Modèle:P.] du réseau E8(1).

En résumé, le nombre de Pn distinctes varie suivant le point de vue adopté :

1. Du point de vue analytique (irréductibilité et invariance par le groupe des transformations birationnelles), six Pn (PVI, PV, PIII, PIV, PII, PI) dépendant respectivement de 4, 3, 2, 2, 1, 0 paramètres essentiels.

2. Du point de vue géométrique (irréductibilité et invariance par le groupe des transformations birationnelles et par le groupe de Weyl affine étendu), huit Pn (PVI, PV, PIII-D6, PIII-D7, PIII-D8, PIV, PII, PI), les trois PIII dépendant respectivement de 2, 1, 0 paramètres essentiels.

3. Du point de vue de la confluence promu par Garnier (irréductibilité et invariance générique par le groupe des transformations birationnelles), cinq Pn (PVI, PV, PIII, PIV', PII') dépendant chacune de quatre paramètres, essentiels ou non.

Les huit équations géométriques de Painlevé

Pour définir les classes d'équivalence par les groupes ci-dessus, il faut donc supprimer toute Pn ou bien birationnellement équivalente à une Pn déjà dans la liste, ou bien réductible à un ordre inférieur. Il n'existe que deux telles Pn :

(i) PV(δ=0), birationalement équivalente à PIII-D6(γδ=0)[29]

{PV(U,X,A,B,C,0)PIII(u,x,α,β,γ,δ),γδ=0,2A=Θ2,2B=Θ02,γ=c2,δ=d2,α=2c(Θ+Θ0),β=2d(ΘΘ0+1),u=1c(dlogUdlogX+ΘU(Θ+Θ0)+Θ0U),X=cd2Cx,U=1+cu2xdudxcu22+(β2d1)ud2x.

(ii) PIII(α=γ=0) et PIII(β=δ=0), dont la solution générale est rationnelle en une puissance de x

{PIII(γ=0,α=0),u=x(βxk+8k0)2+4δ(kxk)264k0k2xk,(k,k0) arbitraires,PIII(δ=0,β=0),u1=(αxk8k0)24γ(kxk)264k0k2xk.

La Table ci-contre résume les caractéristiques des huit Pn ainsi sélectionnées[48].

Type de surfaceType de symétrieÉquation de PainlevéParamètresHLINE TBDGroupe de Weyl affineHLINE TBDD4(1)D4(1)PVI4D5(1)A3(1)PV,δ=03D6(1)(2A1)(1)PIII,γδ=02D7(1)A1(1)PIII,(γ=0,αδ=0) ou (δ=0,βγ=0)1D8(1)A0(1)PIII,γ=δ=0,αβ=00E6(1)A2(1)PIV2E7(1)A1(1)PII1E8(1)A0(1)PI0

Hamiltoniens

En coordonnées rationnelles

Un hamiltonien 𝒽(q,p,x) avec le choix q=u représente PVI(u,x) si et seulement si il existe une variable impulsion p=f(u,u,x) dont l'élimination entre les équations de Hamilton dqdx=𝒽p,dpdx=𝒽q engendre PVI(u,x)=0. Rappelons que, si 𝒽(q,p,x) est un tel hamiltonien, alors pour tout scalaire μ et toute fonction F(q,x), les grandeurs 𝒽(q,p+qF,x) et μ𝒽(q,μp,x) sont également de tels hamiltoniens. Parmi les nombreux hamiltoniens admissibles, il en existe de naturels, égaux à la dérivée logarithmique de l'une quelconque des huit fonctions tau (à deux zéros mobiles ou à un seul zéro mobile),

𝒽VI,X,j(u,f(u,u,x),x)=ddxlogτVI,X,j,X=P,C,j=,0,1,x.

L'hamiltonien défini par la fonction tau τVI,P,x de Painlevé[51] 𝒽VI,P,x(q,p,x)=12addxlogτVI,P,x, a étant une constante arbitraire de normalisation

{𝒽VI,P,x(q,p,x)=1ax(x1)[q(q1)(qx)a2p2+q(q1)ap+14((θ21)(12q)+θ02(12xq)+θ12(12+x1q1)+θx2(12xx(x1)qx)+2x1)],q=u,p=12a(x(x1)uu(u1)(ux)1ux),

a pour principale propriété de réaliser la correspondance quantique. il est rationnel en q, affine en les quatre θj2, et son impulsion p est indépendante des θj2.

Par la coalescence il engendre ceux des Pn inférieures[20] [Eqs. (C10)-(C13)]

𝒽V,P=q(q1)x((q1)ap2+p)12aVV(q),p=12a(xuu(u1)21u1),𝒽III,P=q2xap2+qxp1aVIII(q)+14ax,p=12a(xu),𝒽IV,P=qap214aVIV(q),p=u4au,𝒽II,P=ap221aVII(q),p=ua,

où les potentiels Vn sont définis section Équations_de_Painlevé.

L'hamiltonien défini par la fonction tau τVI,C,j[11] à un seul zéro, 𝒽VI,C,x(q,p,x)=1addxlogτVI,C,x, qui s'écrit

{𝒽VI,C,x(q,p,x)=q(q1)(qx)ax(x1)[a2p2(θ0q+θ1q1+θx1qx)apθ2(θ0+θ1+θx1)24q(q1)]+θ2+θ02θ12+(θx1)2+4θ0(θx1)8ax+θ2+θ12θ02+(θx1)2+4θ1(θx1)8a(x1),q=u,p=12a(x(x1)uu(u1)(ux)+θ0u+θ1u1+θx1ux),

est polynomial en q et en p, quadratique en les θj, et l'équation p=0 définit la solution classique de PVI à un paramètre. Les hamiltoniens qu'il engendre par la confluence restent polynomiaux en q et p (sauf pour PV(γ=0,δ=0) et PIII(β=0,δ=0)), et la condition p=0 caractérise la solution de Riccati

{PVI:𝒽VI,C,x=𝒽VI,C,x(q,p,x),PV:𝒽V,C=q(q1)2x[p2(θ0q+a11q1+dx(q1)2)pθ2(θ0+a11)24q(q1)+(γ+a1d)x2(q1)3],PIII:𝒽III,C=q2x[p2(a01q+dx2q2c2)pα+2(a01)c8q+(β+2a0d)xq3],PIV:𝒽IV,C=q[p2(cq+2cx+4θ0q)p+(2θ+2θ01)c2δxδq],PII:𝒽II,C=12[p2d(2q2+x)p2αqβq22γ(2q3+xq)dq],

(la notation est définie ci-dessus dans la Table des exposants de monodromie, et a1,a0 dans PV et PIII sont des constantes arbitraires destinées à décrire les deux variétés de PV et les trois de PIII).

En coordonnées elliptiques

Ils découlent immédiatement de l'écriture des Pn en coordonnées elliptiques[6]

={(PVI)P22(2ω)2π2j=,0,1,xθj2(2ωQ+ωj,g2,g3),(PV)P22αsinh2Uβcosh2U+γe2Xcosh(2U)+δ8e4Xcosh(4U),(PIII)P22+14eX(αe2U+βe2U)+18e2X(γe4U+δe4U),(PIV)P22+α2U2+β4U2γ8(U6+4XU4+4X2U2)δ2(U4+2XU2),(PII)P22δ2(U4+XU2)γ(2U3+XU)β2U2αU..

Paires de Lax

Toutes les Pn admettent des paires de Lax d'ordre deux (nous ne considérons pas ici celles d'ordre supérieur), scalaires ou matricielles, définissables en coordonnées rationnelles (u,x,t) ou elliptiques (U,X,T).

Paires matricielles en coordonnées rationnelles

Notons (L,M) une telle paire pour PVI xψ=Lψ,tψ=Mψ.

Schlesinger[52], le beau-frère de Richard Fuchs, en a donné les principales caractéristiques, sans toutefois l'écrire.

1. L et M peuvent être choisies de trace nulle.

2. La matrice M est la somme de quatre pôles simples de birapport x, mis par convention en t=,0,1,x, et la dépendance de L en t est la somme d'un pôle simple en t=x et d'un terme régulier

L=Mxtx+L,M=M0t+M1t1+Mxtx,M+M0+M1+Mx=0;

3. Les déterminants des quatre résidus Mj sont constants (et équivalents aux quatre paramètres de PVI);

4. Le résidu M est constant, la matrice L est un multiple scalaire de M;

5. Si M est inversible, il existe un changement de base permettant d'annuler L et donc de rendre la paire de Lax unique.

Cette paire de Lax, que n'avait pas écrite Schlesinger, s'obtient aisément[53]Modèle:,[20] à partir des équations du repère mobile des surfaces de Bonnet, il en existe deux formes canoniques.

Paires holomorphes en les quatre paramètres

Elle est affine en trois des θj, quadratique en le quatrième

{L=Mxtxuxx(x1)M,M=M0t+M1t1+Mxtx,M+M0+M1+Mx=0,M=14(2a4a2θ22a),M0=12(ux)(e02u(ux)e02θ02(ux)22u(ux)e0),M1=12(ux)(e12(u1)(ux)e12θ12(ux)22(u1)(ux)e1),Mx=12(Θx02Mx,21Θx),Mx,21=e2(ux)2((θ2+Θx22aΘx)u(u1)θ02(u1)+θ12u)4u(u1)(ux)2,e=x(x1)u+Θxu(u1),e0=e(Θxa)u(ux),e1=e(Θxa)(u1)(ux),4detMj=θj2,j=,0,1;4detMx=Θx2,Θx2=(θx1)2,

a est une constante qui peut être assignée à une valeur arbitraire, telles 0, Θx ou ±θ, par action d'une matrice de passage constante.

Cette paire de Lax a la même dépendance dans toutes les variables que la dérivée logarithmique de la fonction tau à un seul zéro ddxlogτVI,C,x : polynomiale de degré deux en u, méromorphe en u et x (les seuls pôles étant ceux de PVI), affine en θ2,θ02,θ12, holomorphe en θx.

Historiquement, la première paire de Lax matricielle de PVI[54] [Éq. (C.47)] fut obtenue par la condition d'isomonodromie du système à quatre singularités fuchsiennes

tψ=(M0t+M1t1+Mxtx)ψ,M=M0M1Mx,

lire les détails ci-après.

Chacun des deux éléments non-diagonaux M12, M21 possède un seul zéro simple t=f(u,u,x) (à condition de choisir a=±θ), le plus simple étant

M12=tut(t1),

et chacun de ces deux zéros obéit à une PVI. Ces PVI contiguës sont reliées par des transformations birationnelles comme indiqué dans[55] [Éq. (4.4)].

En appliquant la confluence pour obtenir les paires de Lax matricielles des Pn inférieures, il est judicieux de préserver deux propriétés : (i) la symétrie entre t et u remarquée par Garnier[4] [[[:Modèle:P.]]], en exigeant que M12 reste proportionnel à tu, (ii) l'inversibilité de M sous une condition de non-nullité. Les paires matricielles holomorphes en tous les θj sont alors les suivantes[20]

PV{L=M1t1u1xM,M=Mt1+xM1(t1)2+(1t1t1)M0,M=12(02α0),M12=tut(t1),M0=14u(u1)2(2u(u1)r54u2(u1)2r522β(u1)22u(u1)r5),M1=2d(1001)+dr5+(γd)(u1)2(u1)2(0010),r5=x(udu),4detM=2α,4detM0=2β,4detM1=2δ=d2;

PIII{L=L0tuxM,M=xL0t2+M0tM,M=18(04γ0),M12=tu2t,M0=2r34u(1001)u2(0100)+γu+2α8(0010),L0=d4(1001)+2dr3+(β+2d)u4u2(0010),r3=xu+d2x,4detM=γ4,4detL0=δ2=d24;

PIV{L=2(t+u)M+2M0,M=tM+M0+M1t,M=14(c02δc),M12=tu2t,M0=14(2cx2cr4+2δ(u+2x)2(α+c)2cx),M1=18u(2ur44u2r42+2β2ur4),r4=u+cu2+2cxu,4detM=γ4=c24,4detM1=β2;

PII{L=t+u2M+M12,M=t2M+tM1+M0,M=(d02γd),M12=2(tu),M1=(02dr2+β2+2γu0),M0=(u+du22ud(2ur2+1/2)+α+βu/2+γ(2u2+x)2(u+du2)),r2=u+d(u2+x2),4detM=4δ=4d2.

Paires diagonalement symétriques

Symétriques par rapport à la diagonale, elles sont méromorphes en θ. En effet, si θ est nul, la matrice M est du type de Jordan non-diagonalisable. Si θ n'est pas nul, la matrice de passage P2P3

P2=(22aθa+θ),P3=(g1/200g1/2),gg=θuxx(x1),

engendre la deuxième forme canonique, affine en deux θj2 et quadratique en les deux autres θj

{θ=0: L=Mxtx,M=M0t+M1t1+Mxtx,M+M0+M1+Mx=0,M=12(θ00θ),M0,11=  u1N[(eΘxu(ux))2(ux)2(θ02+θ2u2)],M0,12=  u1N[(e(Θx+θ)u(ux))2(ux)2θ02]g,M0,21=u1N[(e(Θxθ)u(ux))2(ux)2θ02]g1,M1,11=uN[(eΘx(u1)(ux))2(ux)2(θ12+θ2(u1)2)],M1,12=uN[(e(Θx+θ)(u1)(ux))2(ux)2θ12]g,M1,21=  uN[(e(Θxθ)(u1)(ux))2(ux)2θ12]g1,Mx,11=  1N[e2(ux)2[(θ2+Θx2)u(u1)θ02(u1)+θ12u)]],Mx,12=  1N[e2(ux)2[(Θx+θ)2)u(u1)θ02(u1)+θ12u)]]g,Mx,21=1N[e2(ux)2[(Θxθ)2)u(u1)θ02(u1)+θ12u)]]g1,4detMj=θj2,j=,0,1;4detMx=Θx2,Θx2=(θx1)2,

avec la notation

gg=θuxx(x1),e=x(x1)u+Θxu(u1),N=4θu(u1)(ux)2.

Cette paire présente une symétrie par rapport à la diagonale, cf. [55] [Éq.~(4.4)],

M12(θ)=M21(θ).

Historiquement, afin de respecter la propriété detMj= constante établie par Schlesinger, Jimbo et Miwa avaient choisi la représentation [54] [Éq. (C.47)] [56] [Éq. (3.6)]

M=12(a00a),Mj=12(zj(θjzj)uj(θj+zj)/ujzj),j=0,1,x.

qui définit quatre fonctions z0,z1,u0,u1 de trois variables x,u,u, à déterminer par la condition de courbure nulle. Une conséquence en est un dénominateur θ1, lire les détails [55] [Table 1]. L'avantage décisif des surfaces de Bonnet est de contourner cette difficulté, et la structure de leurs résidus

M=12(θ00θ),Mj=fjθ(Pj,11Pj,12gPj,21g1Pj,11),j=0,1,x,

implique deux fonctions rationnelles fj(x,u) et six polynômes moniques Pj,mn de degré deux en x(x1)u à coefficients polynomiaux en (x,u).

Les paires de Lax diagonalement symétriques des Pn inférieures s'obtiennent ou bien par action de la confluence sur celle de PVI, ou bien par action de la matrice de passage dénotée P dans la première ligne de chacune des entrées ci-dessous. Elles ont une dépendance méromorphe dans l'un des quatre paramètres. Pour PIV' et PII', M n'est plus diagonal et tous les éléments sont rationnels.


PV{α=θ22=0:P=(22aθa+θ)(g1/200g1/2),L=M1t1,M=Mt1+xM1(t1)2+(1t1t1)M0,M=θ2(1001),M0=r52+2βu2(u1)24θu(u1)2(1g1/g1)r52(u1)(0g1/g0)+θu4(1g1/g1),M1=12θ(u1)2[dr5(γd)(u1)](1g1/g1)+d2(0g1/g0),r5=x(udu),gg=θu1x,δ=d22,4detM=2α=θ2,4detM0=2β,4detM1=d2;

PIII{γ=c2=0: P=(22cc)(g1/200g1/2),L=L0t,M=xL0t2+M0tM,M=c4(1001),L0=2dr3(β+2d)u4cu2(1g1/g1)d4(0g1/g0),M0=r32u(0g1/g0)α4c(1g1/g1)cu4(0g1/g0),r3=xu+d2x,gg=cu2x,γ=c2,δ=d2,4detM=c2/4,4detL0=d2/4;

PIV{γ=c2=0: P=(22cc),L=2(t+u)M+2M0,M=tM+M0+M1t,M=14c(2δ2δc22δc22δ),M1=r42+2β8cu(1111)+r44(0110)cu8(1111),M0=cr4+2δ(u+2x)2α+2c4c(1111)cx2(0110)+c8(1111),r4=u+cu2+2cxu,γ=c2,4detM=c24,4detM1=β2;

PII{δ=d2=0:P=(22dd),L=t+u2M+M12,M=t2M+tM1+M0,M=1d(2γ2γd22γd22γ),M1=d2(1111)+2dr2+4γu+β2d(1111),M0=du2(1111)+2dur2+4γu2+βu+2γx+2α+d2d(1111)+2r2dx2(0110),r2=u+d(u2+x2),4detM=4δ=4d2.

Relation avec les fonctions tau

Étant donné une paire de Lax matricielle d'ordre deux en coordonnées rationnelles à quatre points singuliers fuchsiens de résidus Mj (telle la méromorphe ou la symétrique ci-dessus), la forme différentielle[54] [Éq. (C.57)]

ω=12μ=0,1,xν=0,1,x(1δμ,ν)tr(MμMν)dlog(aμaν),{aμ}={0,1,x},

est fermée[56] [[[:Modèle:P.]]], elle admet donc une primitive f(u,u,x)

ω=df,f=tr((M0x+M1x1)Mx),

qui se trouve être égale à la dérivée logarithmique de la fonction tau de Chazy (un seul zéro mobile simple quels que soient les paramètres θj),

f=ddxlogτVI,C,j.

Pour chacune des deux paires de PVI écrites ci-dessus (la méromorphe et la symétrique), cette fonction tau est τVI,C,x (le choix de Malmquist[11])

f=ddxlogτVI,C,x+θ2(θx1)28(1x+1x1)θ02θ128(1x1x1),

alors que pour la paire de Jimbo et Miwa[56] [Éq. (3.6)] c'est τVI,C, (le choix de Chazy [10] [expression t Modèle:P.])

f=ddxlogτVI,C,+(θ1)2θx28(1x+1x1)θ02θ128(1x1x1).

Courbe spectrale

Les deux paires de Lax de PVI susmentionnées définissent la même courbe spectrale det(Mμ)=0

(2t(t1)(tx)μ)2t(t1)(tx)u(u1)(ux)(x(x1)u)2+t(t1)(tx)(tu)×[θ2+θ02xtuθ12x1(t1)(u1)+(1θx)2x(x1)(tx)(ux)]=0,

dont le genre dans le plan (t,μ) est génériquement un. La condition d'avoir pour genre zéro (racine double t pour μ=0), qui ne peut donc être vérifiée que par des solutions classiques, n'a à notre connaissance jamais été résolue. Une de ses solutions u=x,θj=(λ1,λ1,λ2,λ2) and λ12=(λ2+1/2)2, est un cas particulier de la solution de PVI u=x,θj=(λ1,λ1,λ2,λ2) avec λ1,λ2 arbitraires.


Quant à la courbe spectrale définie par la paire de Lax de Jimbo and Miwa de trace nulle[56] [Éq. (3.6)], elle ne diffère de la précédente que par la permutation des points et x.

Paires matricielles en coordonnées elliptiques

En coordonnées elliptiques (U,X,T), il en existe au moins deux pour PVI.

La matrice M de la première[57] présente quatre singularités fuchsiennes dans le parallélogramme des périodes du paramètre spectral T. Elle est affine en les quatre θj et ne dépend que d'une grandeur sans dimension φ[57] [Éq. (A.10)], fonction des deux variables également sans dimension U,T et d'une des quatre demi-périodes ωj

φ(U+ωj/(2ω),T)=2ωσ(2ωU+ωj+2ωT,g2,g3)σ(2ωU+ωj,g2,g3)σ(2ωT,g2,g3)e2η(2ωU+ωj)T+njT,

nj désignant un multiple entier de iπ caractérisé par la propriété

nj=2(ηωjηjω),dωj2ω=nj2π2dX

(avec la notation classique ηj=ζ(ωj),η=ζ(ω)).

Une telle fonction φ est classiquement appelée[58] [[[:Modèle:P.]]] fonction elliptique de deuxième espèce de U (resp. T) (non-doublement périodique, mais multipliée par l'exponentielle d'une fonction affine de U (resp. T) par addition d'une période).

En notant φ la dérivée de φ par rapport à son premier argument, cette paire de Lax s'écrit

dΨ=LΨdX+MΨdT,L=1(2π)2j=,0,1,xθj(0φ(U+ωj/(2ω),T)φ(U+ωj/(2ω),T)0),M=12j=,0,1,xθj(0φ(U+ωj/(2ω),T)φ(U+ωj/(2ω),T)0)+π2(1001)dUdX.

Sa conversion en coordonnées rationnelles[20] [Éq. (55)] présente la symétrie entre le paramètre spectral t et la variable dépendante u signalée par Garnier.

La seconde paire de Lax de PVI[20] [Éq. (76)] est simplement la conversion en coordonnées elliptiques de la paire en coordonnées rationnelles constituée d'une équation aux dérivées partielles (EDP) d'ordre un et d'une EDP d'ordre deux

{[2π2X12GH(X)+12T212(2ω)2j=,0,1,x(θj214)(2ωT+ωj)]ΨH=0,GH fonction arbitraire,[π2X+ω[12(2ωT)(2ωT)(2ωU)+ζ(2ωT)2ηT]T+f(2ωT,2ωU)]ΨH=0,

f(2ωT,2ωU) désigne une expression trop longue pour être reproduite ici.

La réduction X=0 de la remarquable EDP parabolique ci-dessus est identique à l'EDO introduite par Darboux[59]Modèle:,[60] [livre III chap. XII section 284 note 1][61], [livre IV chap. IX section 415 Éq. (58)],

[d2dT2λ(2ω)2j=,0,1,xnj(nj+1)(2ωT+ωj)]Ψ=0,

admettant pour schéma de Riemann

P(0ω1ω2ω3nn0n1nx2ωT;hn1n01n11nx1),

une EDO intégrée pour λ (le "paramètre accessoire") complexe quelconque et pour des nj entiers quelconques par de Sparre[62]Modèle:,[63] en termes de fonctions elliptiques de deuxième espèce[64]Modèle:,[65]Modèle:,[66].

Puisque cette EDO de Darboux est identique à l'équation de Heun par le passage des coordonnées elliptiques aux coordonnées rationnelles, on en conclut que la réduction x=0 de l'EDP parabolique n'est pas différente de l'équation de Heun, définie par

d2ψdt2+(γt+δt1+εtx+)dψdt+αβtqt(t1)(tx)ψ=0,

et dont le schéma de Riemann est

P(01xα000t;qβ1γ1δ1ε),

avec la correspondance de notation

t=(2ωT)e1e2e1,x=e1e3e2e3,q=λ4e1e3e2e3,2α=n0+n1+nx+n+4,2β=n0+n1+nxn+3,2γ=2n0+3,2δ=2n1+3,2ε=2nx+3.

La conversion de la paire de Zotov en coordonnées rationnelles n'a été effectuée qu'au niveau PVI [20] [Éq. (76)], il serait utile d'en effectuer la confluence, tant en coordonnées elliptiques qu'en coordonnées rationnelles.

Paires scalaires en coordonnées rationnelles

Comme rappelé dans la section Historique, c'est Richard Fuchs[67] qui a fini par découvrir PVI. Son résultat découle immédiatement de la paire matricielle. En effet, si l'on note ψj,q (q comme quadratique dans les θj) les deux composantes de la paire de Lax holomorphe, après élimination de ψ2,q, la fonction d'onde scalaire

ψd=t(t1)tuψ1,q,

obéit à la paire de Lax scalaire de Fuchs[67]

(t2+S2)ψd=0,(x+CtCt2+gd(x,u,u))ψd=0,Sx+Cttt+CSt+2CtS=0,

où la fonction arbitraire gd, qui dépend de x,u(x),u(x) mais pas de t, va servir ci-après à annuler divers termes indépendants de t. Cette paire de Lax scalaire possède en effet une seule singularité apparente (ici t=u).

Le coefficient C est indépendant des quatre θj et le coefficient S (le schwarzien), qui a cinq pôles doubles en t (d'où la notation ψd), possède deux belles propriétés préservées par la confluence : (i) c'est une fonction affine des quatre θj2 (équivalents à (α,β,γ,δ)); (ii) comme remarqué par Garnier[4] [[[:Modèle:P.]]], il présente une remarquable symétrie entre u et t, clairement mise en évidence par les potentiels Vn.

Les valeurs de C pour PVI, PV, PIII, PIV', PII' sont

C=t(t1)(ux)x(x1)(tu),t(t1)(u1)x(tu),tux(tu),2ttu,12(tu),

et celles de S sont

S2+3/4(tu)2={β1u+β0t(t1)(tu)[(β1u)2β02](ux)u(u1)t(t1)(tx)+1t(t1)(tx)[VVI(u,1)VVI(t,1)],β1=x(x1)2(ux),β0=u(u1)2(1u+1u1),xu+(u1)(2u1)(u1)t(t1)(tu)14tu(xu(t1)(u1))2+x2t(t1)2(VV(u)VV(t))+14(1t+1t1)2,xu+utu(tu)14(xutu)2+xt2(VIII(u)VIII(t)),u+22t(tu)u216tu+14t2+18t(VIV(u)VIV(t)),utuu2+2(VII(u)VII(t)),

où le potentiel VVI est une version décalée du VVI ci-dessus

VVI(z,s)=14[3z+(θ2s)(zx)+(θ02s)(xz1)+(θ12s)(x1z1+1)+(θx2s)(x(x1)zx+2x1)].

À cause de leur parité en les quatre θj, ces paires scalaires ne dévoilent toutefois pas l'invariance par les groupes de Weyl.

Une fois écrite avec des pôles simples par le changement de la fonction d'onde

ψd=t(1θ0)/2(t1)(1θ1)/2(tx)(1θx)/2(tu)1/2ψs,

la paire ci-dessus pour PVI

[t2+(1θ0t+1θ1t1+1θxtx1tu)t+14u(u1)(ux)(R0t+R1t1+Rxtx+2Rutu)]ψs=0,[x(x1)xt(t1)(ux)tut+x(x1)g(x)+Ru2(tu)+(θ0+θ1+θx1)(ux)2]ψs=0,

perd sa parité en les θj mais gagne une belle interprétation[41] pour les résidus Rj : (u,Ru) sont les coordonnées canoniques (q,p) de l'hamiltonien défini par l'un quelconque des quatre résidus Rj/(4u(u1)(ux)), j=,0,1,x, et par exemple Rx/(4u(u1)(ux)) est égal à ddxlogτVI,C,x (détails[68]).

En ce qui concerne le résidu du pôle t=u, Rux(x1)u+u(u1)(ux)(θ0u+θ1u1+θx1ux), sa nullité, accompagnée de la contrainte (θ0+θ1+θx1)2θ2=0, définit la solution classique de Riccati à un paramètre de PVI[69] [[[:Modèle:P.]]] en termes de la fonction hypergéométrique.

Paires scalaires en coordonnées elliptiques

Consulter [70] (pour PVI) et [71] [PI=(3.7), PII=(4.4), PIV=(5.6), PIII=(6.18), PV=(7.28)].

Correspondance quantique

En coordonnées rationnelles

Il existe une élimination[72] du champ non-linéaire u entre les deux équations de la paire de Lax scalaire pour ψs qui conserve une dépendance linéaire envers le vecteur d'onde. Elle est réalisée[68] par la combinaison linéaire qui élimine le pôle simple t=u. Le résultat est une EDP linéaire parabolique[72]Modèle:,[73] pour ψs à coefficients rationnels en x et t, quadratique en les θj

[x(x1)x+t(t1)(tx){t2(θ01t+θ11t1+θxtx)t}+(1θ0θ1θx)2θ24(tx)G(x)]ψs=0,

avec G(x) arbitraire, ou de manière équivalente une EDP canonique pour ψh sans terme t[72]

ψd=(tu)1/2(tx)1/2ψh,[x(x1)x+t(t1)(tx)t238x(x1)(1x+1x1)+14((θ21)(12t)+θ02(12xt)+θ12(12+x1t1)+θx2(12xx(x1)tx)}]ψh=0,

qui est alors affine en les quatre θj2. Dans le cas de Picard θj=0, sa réduction x=0,G(x)=0 est identique à l'EDO linéaire classique de Legendre [74] [tome I Modèle:P. sqq] [58] [tome I Modèle:P. Éq. (30), Modèle:P. Éq. (35)] pour les périodes de la fonction elliptique,

x(x1)d2ωdx2+(2x1)dωdx+ω4=0.

Par la confluence partant de PVI jusqu'au niveau de l'équation elliptique, cette EDP devient l'équation usuelle de la chaleur

(x+t2+G(x))ψh=0,

que vérifient les fonctions entières σ de Weierstrass et θj de Jacobi, d'où son nom d'"équation de la chaleur généralisée". Bien évidemment, elle se rencontre en physique[75] [Éq. (5.17)] et, pour des valeurs génériques des θj, cette EDP n'admet aucune solution en termes des fonctions classiques.

Il existe une représentation de PVI par un hamiltonien classique 𝒽VI(q,p,x) avec q=u (hamiltonien différent de celui de Malmquist[11]), et il existe une quantification qt, pt, hVI(q,p,x)𝒽VI(t,t,x) permettant l'identification de l'équation de la chaleur généralisée et de l'équation de Schrödinger dépendant du temps de la mécanique quantique

[x(x1)(x+gh(x))𝒽VI(t,t,x)]ψh=0,gh arbitrarire.

L'hamiltonien qui réalise cette "correspondance quantique" sans avoir à se soucier de l'ordre des opérateurs non-commutatifs n'est pas[20] [section V] celui de Malmquist[11] (égal à la dérivée logarithmique de la fonction tau τVI,C,j à un seul zéro simple), mais celui de Tsegel'nik[51], égal à la dérivée logarithmique de la fonction tau τVI,P,j à deux zéros simples.

En résumé, la correspondance quantique en coordonnées rationnelles

[x𝒽VI,P,j(t,t,x,θj2+sj)]ψh=0,sj=1,sk=1,k=j,

requiert une translation de +1 de θj2 et de 1 des trois autres θk2.

Si l'on note 𝒽n,P(q,p,x,α,β,γ,δ) les hamiltoniens classiques des Pn affines en (α,β,γ,δ) [20] [(C.10)-(C.13)], les équations de la chaleur généralisées des Pn sont (en omettant les fonctions arbitraires gh(x))

n: [xn,P(t,t,x,α+sα,β+sβ,γ+sγ,δ+sδ)]ψh=0,

où les translations s* des paramètres sont non-nuls seulement aux niveaux PVI et PV

(sα,sβ,sγ,sδ)={(1/2,1/2,1/2,1/2),PVI(1/2,1/2,0,0),PV(0,0,0,0),PIII,PIV,PII.

Leurs expressions explicites sont [72]Modèle:,[20] [(C.10)-(C.13)]

(PVI)ci-dessus(PV)[x+gh(x)𝒽V,P(t,t,x,α+1/2,β+1/2,γ,δ)]ψh=0,(PIII)[x+gh(x)𝒽III,P(t,t,x,α,β,γ,δ)]ψh=0,(PIV)[x+gh(x)𝒽IV,P(t,t,x,α,β,γ,δ)]ψh=0,(PII)[x+gh(x)𝒽II,P(t,t,x,α,β,γ,δ)]ψh=0,

et plus précisément

(PV)[xxt(t1)2t2t(t1)t+14(2x[α(tx12x)+β(1tx+12x)+γ(tt1+12)δxt(t1)2]1t)]ψh=0,

(PIII)[xxt2t2tt+(x16[2αtx2β1t+γt2xδxt2]14)]ψh=0,

(PIV)[x2tt2+(14[2tαβ1t+γ(t32+2xt2+2x2t)+δ(2t2+4tx)]12t)]ψh=0,

(PII)[x12t2+12[2αt+βt2+γ(4t3+2tx)+δ(t4+t2x)]]ψh=0.

En coordonnées elliptiques

En coordonnées elliptiques (X,T), l'équation de la chaleur généralisée de PVI[70] [Éq. (5.21)] [20] [Éq. (76)]

[2π2X12GH(X)+12T212(2ω)2j=,0,1,x(θj214)(2ωT+ωj)]ΨH=0,

est bien sûr invariante de forme par permutation des θj2, et le décalage de 1/4 s'explique simplement par l'identité nj(nj+1)=(nj+1/2)21/4.

Pour les Pn inférieures, consulter [71] [PI=(3.7), PII=(4.4), PIV=(5.6), PIII=(6.18), PV=(7.28)].

Solutions classiques

Comme prouvé par Painlevé [3], pour des valeurs génériques des paramètres fixes des Pn, la dépendance de leur solution générale envers les deux constantes d'intégration est transcendante, c'est-à-dire non-algébrique.

A contrario, pour des valeurs non-génériques des paramètres fixes, certaines Pn peuvent admettre des solutions (alors qualifiées de classiques) dont cette dépendance est algébrique pour au moins une des deux constantes. Und définition très précise en a été donnée par Umemura[76].

L'exemple le plus simple étant u=0 pour la contrainte α=0 de PII. Malgré son intégration par des fonctions elliptiques, le cas de Picard de PVI (quatre θj nuls) n'est pas une solution classique.

Les solutions classiques des huit Pn irréductibles sont toutes connues, seule PI n'en admet pas.

Étant donné une solution classique (appelons-la le germe), d'autres solutions classiques sont engendrées par l'application répétée, dans n'importe quel ordre, des homographies, de la transformation birationnelle élémentaire et des transformations non-birationnelles s'il en existe qui laissent la Pn invariante de forme, il suffit donc d'énumérer tous les germes.

Solutions classiques à un paramètre

Un premier ensemble dépend rationnellement d'une constante arbitraire, son germe est la solution de l'équation de Riccati définie en annulant les deux membres de la transformation birationnelle élémentaire.

Naturellement, la sous-équation de Riccati de PVI[69] engendre par la coalescence toutes les sous-équations de Riccati inférieures. Toutes ces solutions obéissent à une EDO d'ordre un, de degré quelconque et de genre zéro, par construction linéarisable en, respectivement, l'équation hypergéométrique de Gauss, les équations de Whittaker, Bessel, Hermite, et Airy, rappelées ci-dessus.

Solutions classiques à zéro paramètre

Le deuxième ensemble ne dépend d'aucune constante. Si l'on exclut les solutions particulières des équations de Riccati, ces solutions sont algébriques (non-rationnelles) pour PVI, rationnelles en x pour PV [77], x1/2 pour PIII-D6 [78], x1/3 pour PIII-D7 [79], x1/2 pour PIII-D8 [78], x2 pour PIV [35], x3 pour PII [80]Modèle:,[81].

Pour toutes ces Pn sauf PVI, il existe deux rationnels (a,b) tels que le changement (u,x)(U,X),(U=xau,X=xb) (qui est dans la classe d'équivalence de Pn) rend l'EDO pour U(X) et sa solution U(X) rationnelles en X, donc toutes ces solutions sauf pour PVI peuvent être qualifiées de rationnelles.

Exemple. Par suite de la symétrie ternaire, pour toute solution rationnelle de PII(u,x), la variable u/x2 est une fonction rationnelle de x3.

Pour PII-PV, il existe une infinité dénombrable de solutions rationnelles, dont les contraintes entre exposants de monodromie sont les suivantes (m,n entiers arbitraires)

{PII:θ=n,PIV:2θ=m,2θ0=2nm+1,PIV:2θ=m,2θ0=2nm+1/3,PIIID6(γδ=0):θθ02=n,PIIID7(γ=0,αδ=0):β2δ=n,PIIID7(δ=0,βγ=0):α2γ=n,PIIID8(γ=δ=0,βγ=0): pas de contrainte,PV(δ=0):(θ=n,θ0+θ1=m) ou (θ0=n,θ+θ1=m),m+n impair,

et dont les germes sont par exemple

{PII:u=0,n=0,PIV:u=2x,α=0,β=2,m=0,n=0,PIV:u=23x,α=0,β=29,m=0,n=0,PIIID6(γδ=0):u=z,z2=dcx,n=0,PIIID7(γ=0,αδ=0):u=kz2,z3=x,k3=δ/α,n=0,β=0,PIIID7(δ=0,βγ=0):u=kz,z3=x,k3=β/γ,n=0,α=0,PIIID8(γ=δ=0,βγ=0):u=kz,z2=x,k2=β/α,PV(δ=0):u=1,α+β=0,γ=0.

Parmi la double infinité (cas de PIV et PV), il existe une simple infinité de solutions de Riccati.

Solutions rationnelles de PII'(α,0,0,d2).

Le germe u=0 engendre la suite (notation X=d2x3)

(αd,udx2)=(0,0),(1,1X),(2,1X3X+4),(3,3X+46(X+10)X2+20X80),

Les polynômes au numérateur et au dénominateur obéissent à une relation de récurrence, étudiée par Yablonskii[80] et Vorobev[81].

Solutions rationnelles de PIV(α,β,c2,0).

De la suite doublement infinie ci-dessous, il convient d'exclure les éléments qui sont aussi solutions de l'équation de Riccati.

Notation α=2cθ,β=8θ02,γ=c2,δ=0,X=cx2,c=0.

α/c=2θβ2θ0u/x2α/c=2θ9β6θ0u/x2/3021002101821/X1821/X21834/(2X+1)2214/(2X+3)01838/(4X21)050524/(4X29)

Solutions rationnelles de PIII-D6(α,β,γ,δ).

Notation α=2cθ,β=2dθ0,γ=c2,δ=0,X2=cdx, k4=1.

α/c=2θβ/d=2θ0cu/Xk2k2θ0arb013k21/X2k2(θ0+2)arb2k2/(2Xk+k3α/c)3k25k2/(X+k)+3k2/X

Davantage d'éléments se trouvent dans Murata[78] [Table I Modèle:P.].

Solutions rationnelles de PIII-D7(α,β,0,δ).

Notation x=X3/(dα),u=x2/3U/α,δ=d2.

(βd,U)=(0,1),(2,123X),(4,9X224X+20(3X2)2),

Solutions rationnelles de PIII-D7(α,β,γ,0).

Identiques à celles de PIII-D7(α,β,0,δ) par la symétrie PIII(u,x,α,β,γ,δ)= PIII(x/u,x,β,α,γ,δ).

Solutions rationnelles de PIII-D8(γ=δ=0,βγ=0). L'unique solution est le germe u=kz,z2=x,k2=β/α.

Solutions rationnelles de PV(α,β,γ,δ=0).

Le cas δ=0 est birationnellement équivalent à PIII, donc δ est supposé non-nul. Il existe trois ensembles de solutions rationnelles[24] de degrés 0, 1, 1, dont les éléments dépendent de deux entiers arbitraires ,m

{degré 0: θ+θ0=,θ1=m,+m impair,degré 0: θ=+1/2,θ1=m+1/2,degré ±1: θ=,θ0+θ1=m,+m impair,degré ±1: θ0=,θ+θ1=m,+m impair.

Par l'involution (u,x,θ,θ0,θ1)(1/u,x,θ0,θ,θ1), l'ensemble de degré zéro est invariant (numérateur et dénominateur sont permutés), et les deux autres ensembles sont permutés, donc seuls les deux premiers ensembles sont repris dans la Table ci-contre.

Notation (2α,2β,γ,2δ)=(θ2,θ02,dθ1,d2)..

θθ0θ1u(x)θ011/21/2dx2θ1dx+2θ11θ1dx+4θ0dx+4θ2θ(dx)2+16(θ1)θ0(dx)2+16(θ01)θHLINE TBD12θ1dx+θ01θdxθ+123θ1(dx)2+(θ13)(2dx+θ12)dx+θ12HLINE TBD

Solutions à zéro paramètre de PVI.

Modulo les homographies et les transformations birationnelles, toutes les solutions classiques à zéro paramètre mobile de PVI sont de l'un des trois types disjoints suivants :

(i) (genre zéro) les solutions de Riccati (hypergéométriques) particulières, parmi elles les algébriques qui sont alors caractérisées par l'appartenance des trois paramètres hypergéométriques à la table de Schwarz [82] [Table Modèle:P.];

(ii) (genre non borné) solutions algébriques du cas de Picard θj=(0,0,0,0) caractérisées par un rapport rationnel quelconque des deux périodes[83] [[[:Modèle:P.]]];

(iii) (genres 0,1,2,3,7) quarante-huit solutions algébriques exceptionnelles réparties en trois sous-types disjoints [82] [[[:Modèle:P.]]] :

(a) (genre zéro) trois qui dépendent d'au plus deux θj arbitraires;

(b) (genre zéro ou un) trente solutions avec des θj rationnels non-arbitraires, inéquivalentes par la transformation de repliement[39];

(c) (genres 0, 1, 2, 3, 7) quinze transformées de sept des trente par repliement(s).

La solution algébrique à nombre de branches minimal, u=x,θj=(a,a,b,b), avec a,b arbitraires, se présente naturellement dans l'étude[22] des développements non-génériques de u(x) autour des trois points critiques équivalents ,0,1, elle semble avoir été mentionnée pour la première fois par Hitchin[84]. Les autres solutions exceptionnelles sont dues à Dubrovin [85] (III, IV et I32), Dubrovin et Mazzocco [86] (I31 et I41), Kitaev [87] (I21, O08, O10, I26)[88], (LT33), Andreev et Kitaev [89] (T06), et toutes les autres à Boalch [90]Modèle:,[91]Modèle:,[92]Modèle:,[93].

Leur méthode d'obtention combine la théorie des groupes [82] [[[:Modèle:P.]]] (sous-groupes finis de SL2(), groupes A6, PSL2(𝔽7) et Δ237) et le développement asymptotique de u(x) en x=0. Les quarante-cinq sans θ arbitraire sont associés à divers polyèdres : le tétraèdre, l'octaèdre et l'icosaèdre, donc aux cinq polyèdres réguliers tridimensionnels de Platon (cube, tétraèdre, octaèdre, dodécaèdre, icosaèdre). Afin de prouver que ce sont bien les seules, Lisovyy et Tykhyy [94] ont considéré l'ensemble des invariants des matrices de monodromie mj, qui sont contraints par une équation algébrique de degré trois (la "cubique de Fricke"), et résolu la condition diophantienne de finitude du nombre de branches de u(x).

Soit P(u,x)=0 la courbe algébrique de la solution. Les homographies et les transformations birationnelles conservent le genre et le nombre de branches (degré de P en u) de cette courbe mais pas forcément son degré, il convient donc d'abaisser ce degré (idéalement au nombre de branches) par application d'une homographie ou d'une transformation birationnelle. Puisque la transformation de Kitaev replie une solution (θj)=(λ1,0,0,λ2) en une solution (θj)=(λ1,λ1,λ2,λ2) en doublant (sauf pour le couple (O08, O07)) son nombre de branches, les solutions repliables sont toutes celles qui ont au moins deux θj nuls, modulo les homographies et les transformations birationnelles bien sûr.


Table des 3+30+15 solutions algébriques exceptionnelles de PVI inéquivalentes par transformation birationnelle et par homographie.

La liste est ordonnée par sous-type (3, 30, 15), puis par nombres de branches croissants. Les colonnes indiquent : numérotations de Boalch Tnn (tétraèdre) [91] [Tables 1, 2], Onn (octaèdre) [91] [Tables 3, 4], Inn (icosaèdre) [90] [Tables 1, 2]) et de Lisovyy et Tykhyy [94] [[[:Modèle:P.]]], genre, nombre de branches, couple (degré d'une courbe algébrique et θj associés), (optionnel) autre choix pertinent de ce couple (par homographie ou par transformation birationnelle). En dernière colonne, une succession de flèches "=>" indique qu'au moins le dernier élément a des θ égaux à (λ1,λ1,λ2,λ2) et qu'il est donc repliable en θ=(2λ1,0,0,2λ2). Cinq des quinze éléments ont deux représentants (λ1,λ1,λ2,λ2) mais un seul replié.

BLTgbd(θ,θ0,θ1,θx)Autre choix(d,θ)HLINE TBDII022(a,a,b,b)II=>u(u1)=0III033(2a,1/3,a,a)4,(1/3,2/32a,1/3a,1/3a)cubeIV044(3a,a,a,a)6,(1/2,1/22a,1/22a,1/22a)tétraèdreI201056(1/3,2/5,1/5,1/3)I212055(1/5,2/5,1/5,3/5)(1/5,0,0,2/5)I21=>I28O085066(1/4,1/3,3/4,1/3)(1/12,0,0,5/12)O08=>O07I236068(1/3,2/5,1/5,2/5)I2270610(2/3,1/5,2/5,1/5)K80710(3/7,2/7,2/7,2/7)O09100810(1/3,1/3,1/2,1/4)I2411089(1/5,1/2,1/5,2/5)I25120810(1/5,2/5,1/2,2/5)I27131914(1/3,2/5,2/5,2/5)I26141915(2/3,1/5,1/5,1/5)I321601028(1/5,0,0,0)I32=>I45=>I51I311701024(3/5,0,0,0)I31=>I44=>I50I291801012(1/3,1/3,1/3,1/5)I301901016(3/5,1/3,1/3,1/3)I362211218(3/5,1/3,1/3,1/5)I342311218(1/2,1/5,1/5,1/3)I352411218(1/2,2/5,2/5,1/3)I332501214(1/5,2/5,1/3,1/2)génériqueI382611521(2/5,1/3,1/3,1/3)ValentinerI372711527(4/5,1/3,1/3,1/3)ValentinerI402811524(1/3,3/5,3/5,2/3)(1/15,0,0,4/15)I40=>I48I392911518(1/5,1/3,1/3,4/5)(7/15,0,0,2/15)I39=>I47I413111824(2/3,1/3,1/3,1/3)(1/3,0,0,0)I41=>I49=>I52(dodécaèdre)2373211830(2/3,4/7,4/7,4/7)2373311830(1/7,1/3,1/7,1/7)2373411830(2/3,2/7,2/7,2/7)I433712032(3/5,1/3,1/3,1/2)I423812024(1/5,1/3,1/3,1/2)I463912436(1/2,1/3,1/3,1/3)ValentinerHLINE TBD0074068(1/3,1/2,1/4,1/2)6,(1/24,1/24,5/24,5/24)O08=>O07T063067(1/2,1/2,1/3,1/3)III(a=1/3)=>T06O1090810(1/2,1/2,1/4,1/4)8,(0,1/4,1/4,0)IV(a=1/4)=>O10=>O13O133001624(1/4,1/2,1/2,1/2)(1/8,1/8,1/8,1/8)IV(a=1/4)=>O10=>O13I281501014(2/5,1/2,1/5,1/2)(1/10,1/10,1/5,1/5)I21=>I28O112101216(1/3,1/3,1/2,1/2)(1/6,0,0,1/6)III(a=1/3)=>O11=>O12O122011218(1/3,1/2,1/2,1/2)(1/12,1/12,1/12,1/12)III(a=1/3)=>O11=>O12I443612032(3/10,0,0,3/10)I31=>I44=>I50I504334060(3/20,3/20,3/20,3/20)I31=>I44=>I50I453512028(1/10,0,0,1/10)I32=>I45=>I51I514434060(1/20,1/20,1/20,1/20)I32=>I45=>I51I474023050(7/30,1/15,1/15,7/30)I39=>I47I484123042(1/30,2/15,2/15,1/30)I40=>I48I494233656(1/6,0,0,1/6)I41=>I49=>I52I5245772108(1/12,1/12,1/12,1/12)I41=>I49=>I52

Pour des expressions vérifiées (en syntaxe de Maple), consulter les trois fichiers :

https://arxiv.org/e-print/math/0406281 [90] (I01-I10=hypergéométriques, I11-I19=(II, III, IV), I20-I52, 9 absentes car non-icosaédriques),

https://arxiv.org/e-print/math/0506407 [93] (I44-I45, I47-I52),

https://arxiv.org/e-print/math/0501464 [91] (T06, O07-O13, 237).


Exemples.

Solution III, associée au cube [85]Modèle:,[95] (genre zéro, trois branches, degré minimal)

x=(t1)2(5t2)(t2)(2t1)2,u=(t1)(3t2)(t2)(2t1),2u33(x+1)u2+6xux(x+1)=0,θ=(2a,1/3,a,a),a arbitraire,

Solution IV, associée au tétraèdre [85] [96] (genre zéro, quatre branches, degré minimal)

x=(s1)3(s+1)s3(s2),u=(s1)2s(s2),3u44(x+1)u3+6xu2x2=0,θ=(3a,a,a,a),a arbitraire.

La solution Klein [82] [[[:Modèle:P.]]] (genre zéro, sept branches, degré dix)

x=(5s28s+5)(7s27s+4)s(s2)(s+1)(2s1)(4s27s+7),u=(7s27s+4)2s3(4s27s+7)2,θ=(3,2,2,2)7,

est liée à un groupe de Klein.

Voisinage des singularités fixes

Puisque les trois singularités fixes équivalentes de PVI sont des points critiques transcendants, les développements de Taylor ou de Laurent n'existent génériquement pas et doivent être remplacés par des développements asymptotiques. Il existe au moins deux méthodes pour les établir.

La première est la méthode des approximations successives de Picard [97]Modèle:,[98] [tome II Modèle:P.], décrite par exemple dans le cours de Goursat[99] [tome II section 388]. Elle ne repose pas sur une représentation linéaire de PVI par une paire de Lax. Le développement au voisinage de x=0 (les deux autres sont similaires) n'existe que dans un secteur de sommet x=0 et il a été établi pour des valeurs arbitraires des θj (théoriquement mais pas explicitement) par Garnier[22] [[[:Modèle:P.]]] (pour un résumé, mieux vaut lire ses trois Notes de 1916 dans les Comptes rendus) à la fois pour u(x) et pour la dérivée logarithmique (notée 2α par Garnier) de la fonction tau τVI,P,x à deux zéros simples. Étant donné le polynôme[22] [[[:Modèle:P.]]242, 253]

P(u)=θ2u(u1)+θ12uσ2(u1),σ2=θ02+θx214α0,

la discussion repose sur le degré de P (deux, un ou zéro) et sur son discriminant (σ2(θθ1)2)(σ2(θ+θ1)2).

La deuxième méthode met à profit la paire de Lax et a permis à Jimbo[12] d'écrire le développement explicite de la fonction tau τVI,C,j de Chazy (un seul zéro simple), mais seulement pour des valeurs génériques des θj. Les développements explicites pour les valeurs génériques et non-génériques des θj ont été établis par Dubrovin et Mazzocco[86], Bruno et Goryuchkina[100], Guzzetti[101]. Ils sont reproduits ci-dessous, rangés par ordre décroissant de singularité. Pour les points délicats, consulter Garnier[22].

Le développement générique à deux paramètres arbitraires est une série double de puissances de x et de xσ [101] [Éq. (3) et Modèle:P.]

u=ax1σ(1+O(|x|σ))=n=1+m=nncnmxn(axσ)m,σa=0,0<(σ)<1,

dont les deux constantes mobiles sont σ et a.

Si (σ)=0 et σ=0, les trois termes n=1 du développement générique ont le même ordre [101] [Éq. (9)], mais rien de spécial ne se produit

u=ax1σ+θ02θx22σ2x+(σ2(θ0θx)2)(σ2(θ0+θx)2)aσ4x1+σ+O(x2σ),arbitraires=(σ,a),σa=0,(σ)=0.

Si σ=0 et θ02=θx2, il existe un développement à un seul paramètre, holomorphe dans un secteur, en série double de x et de xlogx [22] [[[:Modèle:P.]]283, 286, 329] [101] [Éq. (32)], dont les trois premiers termes sont

u=θx2θ024x(logx)2+2aθx2θ024xlogx+(a2θx2θ024θ02θx2θ02)x+O(x2(logx)3),arbitraire=a.

Si σ=0 et θ0=θx=0, le développement à un seul paramètre est similaire[101] [Éq. (33)]

u=θ0xlogx+ax+O(x2(logx)2),arbitraire=a.

Si σ=0 et θ0=θx=0, il existe un développement à un seul paramètre, holomorphe dans un secteur [22] [section 30 Modèle:P.] [101] [[[:Modèle:P.]] ligne 3] [100] [théorème 4]

u=ax+j=2+cj(a,θ,θ1)xj,arbitraire=(a).

Si σ=0 et θ0θx=N, il existe une série double de x et de xlogx [101] [[[:Modèle:P.]]], aisément obtenue en cherchant pour 1/u une série de Laurent de x

u=j=0+k=0+cjkxj(xlogx)k,arbitraire=cN,0.

Des résultats additionnels combinant les méthodes de Garnier et de Boutroux[23]Modèle:,[102] (le gendre de Poincaré) se trouvent dans [103].

Problèmes de connexion

Soient deux développements asymptotiques au voisinage de deux points singuliers d'une Pn donnée, par exemple et 1 de PVI, ou encore et + de PII si x doit être réel. Chaque développement dépend d'au plus deux constantes mobiles, et le problème de connexion est de trouver deux relations sous forme fermée entre ces quatre constantes mobiles.

Exemple[104]Modèle:,[105]Modèle:,[106]. Pour x et u réels, PII(α=0) admet une solution particulière définie par ses comportements en ±

{uk12π1/2x1/4e(2/3)x3/2,k2<1,x+,u=d(x)1/4sinφ+o((x)1/4),x,φ=23(x)3/234d2log(4x)arg(Γ(1id22))π4(12dsigne(k)),

dont la connexion entre les deux paramètres mobiles d,k est donnée par la relation transcendante

k2<1:d2=1πlog(1k2).

La méthode pour résoudre de tels problèmes est de considérer une EDO linéaire sous-jacente, le plus souvent la déformation isomonodromique (partie en t de la paire de Lax)

tψ=Mψ,M=jMjttj,

dont la structure de singularités dans le plan complexe t est suffisamment simple pour que son problème (linéaire) de connexion soit déjà résolu. Pour une introduction pédagogique au vocabulaire utilisé, lire par exemple un cours de Cargèse[56]. Seuls les principaux termes sont ici définis.

Considérons les matrices carrées Ψ(j)(t) dont les vecteurs colonnes constituent un ensemble fondamental de solutions de tψ=Mψ au voisinage des pôles tj. Alors, si l'on choisit par exemple la solution Ψ(t)=Ψ()(t), pour chaque pôle tj il existe une matrice C(j) telle que

j:Ψ(t)=Ψ(j)(t)C(j).

Définition. Ces matrices C(j), inversibles et indépendantes de t, sont appelées matrices de connection.

Définition. On appelle matrices de monodromie m(j) les matrices de SL(2,) (déterminant unité) qui multiplient à droite la matrice solution Ψ quand t tourne autour d'une seule singularité tj

j:Ψ(t)Ψ(t)m(j).

Le produit de toutes les matrices de monodromie est l'identité. Leur importance provient du fait que le meilleur choix des deux constantes mobiles des développements asymptotiques susmentionnés est constitué par les invariants de cet ensemble de matrices de monodromie.

Dans le cas de PVI par exemple (où M est la somme de quatre pôles simples ,0,1,x), en tenant compte des relations

m()m(1)m(x)m(0)=1,j detm(j)=1,

les produits des m(j) définissent sept invariants linéairement indépendants[12] contraints par une relation non-linéaire. Quatre d'entre eux

p=tr(m(0)m(1)m(x)),p0=trm(0),p1=trm(1),px=trm(x),

sont équivalents aux quatre exposants de monodromie θj (sous réserve qu'au moins un θj soit non-nul[12]), les trois restants

pjk=tr(m(j)m(k)),jk=0x,1x,01,

sont contraints par une relation cubique (la "cubique de Fricke") dans les pjk[12] [Éq. (1.6)] [107]Modèle:,[108]

p0xp1xp01+p0x2+p1x2+p012(p0px+p1p)p0x(p1px+p0p)p1x(p0p1+pxp)p01+pp0p1px+p2+p02+p12+px24=0,

donc cette variété de monodromie caractérise les deux constantes mobiles arbitraires de la fonction PVI.

Problème de connexion de PVI

Soit à établir la correspondance entre les comportements locaux de u(x) au voisinage des trois singularités fixes x=,0,1.

La réponse de Jimbo[12] se décompose en cinq étapes.

1. Choix d'une variable équivalente à PVI. En effet, la plupart des problèmes intégrés par PVI impliquent une des deux fonctions tau de PVI plutôt que PVI elle-même. Garnier[22] a choisi le couple (u(x),τVI,P,x) (tau de Painlevé, deux zéros simples) et considéré leur système différentiel d'ordre un à deux composantes, alors que Jimbo[12] a choisi la fonction tau τVI,C, (tau de Chazy, un seul zéro simple).

2. Construction du développement (section précédente) de la variable choisie au voisinage d'une quelconque des trois (équivalentes par homographie) singularités fixes ,0,1.

3. Prise en compte du problème de connexion de la fonction hypergéométrique, déjà résolu. La connexion entre ses trois singularités ,0,1 implique quatre fonctions Γ [37] [Vol I, Sect. 2.10][12]; [de la page 1148 ligne 9 à la page 1150 ligne 2].

4. Considération de la partie en t de la paire de Lax non pas scalaire (qui a cinq singularités fuchsiennes), mais matricielle (qui n'a que quatre singularités fuchsiennes t=,0,1,x). Sa limite quand x tend vers l'une des singularités fixes ,0,1 [12] [[[:Modèle:P.]] ligne 4] est encore un système fuchsien, identique à celui de la fonction hypergéométrique, dont la formule de connexion est connue (détails[109] [[[:Modèle:P.]]]).

5. Par recollage de ces morceaux, obtention de la formule de connexion de PVI, représentée par les trois comportements génériques [12] [Théorèmes 1.1 et 1.2, corrigendum [92]] de la fonction tau τVI,C, (à un préfacteur constant près) en terme des quatre paramètres fixes θj et des deux constantes mobiles.

En considérant une extension de la forme différentielle fermée précitée aux données de monodromie, Its, Lisovyy et Prokhorov [13] ont établi la valeur du rapport de ces deux préfacteurs, c'est un produit fini de fonctions de Barnes.

Problème de connexion des autres Pn

La confluence semble n'avoir pas encore été appliquée à la procédure de Jimbo pour PVI, ce qui pourrait simplifier cette section.

Le problème de connexion se résout en deux parties : développements asymptotiques, formules de connexion. Bien qu'il existe plusieurs méthodes pour obtenir ces développements asymptotiques, les paramètres pertinents proviennent encore d'une variété de monodromie et la méthode efficace pour établir les formules de connexion est la méthode de monodromie inverse, c'est-à-dire celle de Jimbo. Pour plus de détails, consulter le livre d'Its et Novokshenov[110] et l'excellente revue de Fokas et alii[111], qui compile les résultats à jour en 2006. Une amélioration fondée sur la méthode WKB est décrite dans [105].

Les articles suivants mentionnent les problèmes déjà traités.

PV[112]Modèle:,[113], [x réel][114], [x purement imaginaire] [115];

PIII-D6[116]Modèle:,[117]Modèle:,[118],

PIII-D7[119]Modèle:,[120],

PIII-D8[121],

PIV[122]Modèle:,[123], [cas β=0 et x réel, qui correspond à la solution réelle de [124]][123];

PII[104]Modèle:,[105]Modèle:,[13], [α=0] et [125] [α arbitraire];

PI[126],

Sur les aspects mathématiques des développements asymptotiques, séries divergentes, resommabilité etc, consulter la trilogie [127]Modèle:,[128]Modèle:,[129].

Ordre de croissance des solutions des Pn

L'ordre d'une fonction (qui mesure la croissance à l'infini) n'est défini que pour les fonctions méromorphes dans et, quand cette fonction méromorphe est solution d'une Pn, il dépend (i) du choix de Pn dans sa classe d'équivalence, (ii) de la dépendance envers les constantes d'intégration (solution transcendante, de Riccati, à zéro paramètre).

Comme prouvé par Painlevé[3], la solution générale des Pn usuelles est méromorphe dans pour PI, PII et PIV, dans {,0} pour PIII et PV, dans {,0,1} pour PVI. Cette solution générale devient méromorphe dans pour PIII et PV en changeant le représentant de (u,x) en (u,ex), mais un tel changement n'existe pas pour PVI.

Les équations de Riccati à coefficients polynomiaux (le cas de PII et PIV) ont une solution générale méromorphe dans , et une telle solution non-rationnelle a pour ordre 1+n/2 [130] avec n entier positif.

Les équations de Riccati à coefficients rationnels (le cas de PIII, PV, PVI) ont un nombre de solutions méromorphes égal à zéro, un, deux ou l'infini [131]Modèle:,[132] [Chap. 9].

La Table ci-contre résume les ordres de croissance des solutions des Pn, excluant les solutions rationnelles (ordre zéro) et non-méromorphes (ordre non défini).

Pn Solution Ordre Ref
PI transcendante 5/2 [50] [[[:Modèle:P.]]]
PII transcendante 3 [50] [[[:Modèle:P.]]]
PII Airy 3/2 [130]
PIV transcendante 4 [10] [[[:Modèle:P.]]]
PIV Hermite 2 [130]
PIII(e^x) transcendante [50]Modèle:,[133]Modèle:,[134]
PIII(x) Bessel [131]
PV(e^x) transcendante [135]Modèle:,[134]
PV(x) Whittaker [131]
PVI Gauss [131]

Irréductibilité

Pour des valeurs génériques de leurs paramètres, les Pn sont irréductibles, c'est-à-dire ni réductibles à l'ordre un ni linéarisables. À cause de la confluence, il suffit de prouver cette propriété pour PI. La controverse au sujet de PI entre Painlevé et Roger Liouville à coups de Notes dans les Comptes rendus [1] [Tome III, Modèle:P.] n'a été tranchée que beaucoup plus tard par Hiroshi Umemura [136]Modèle:,[137] et Keiji Nishioka [138], la difficulté du sujet est bien expliquée dans [137] [[[:Modèle:P.]]].

Historique

Avant la découverte de PVI en 1905, de nombreux mathématiciens l'avaient indirectement rencontrée ou activement recherchée.

1. En 1867 le géomètre Pierre-Ossian Bonnet[18] a déterminé les surfaces applicables sur une surface donnée qui de plus conservent les deux rayons de courbure principaux. Une des cinq classes de solutions (les surfaces de Bonnet) est caractérisée par l'EDO d'ordre trois[18] [section 11 Modèle:P. Éq. (52)]

12(logH)(αsinαξ)2H+H2H+H=0,

ξ est une fonction des coordonnées conformes z=x+iy,z¯=xiy, H(ξ) la courbure moyenne, et α une constante arbitraire (avec α/sinαξ=1/ξ si α s'annule). Ce n'est que cent trente-et-un ans plus tard[139] qu'une intégrale première[19] de cette EDO a été identifiée à une fonction tau de PVI (ou de PV si α=0) construite par Chazy dans sa thèse[10] [expression t Modèle:P.] pour les valeurs θ=0,θ02=θ12,θx2=1 des paramètres de PVI.

2. En 1884, Henri Poincaré[140] [[[:Modèle:P.]]] a effectué un décompte très général du nombre de singularités fuchsiennes, non-apparentes et apparentes, à mettre dans une EDO linéaire d'ordre quelconque pour rendre la monodromie non-banale, mais n'a pas entrepris le calcul du cas le plus simple (ordre deux, quatre singularités non-apparentes, une apparente), qui aurait donné PVI.

3. En 1889 Émile Picard a approfondi l'étude, entreprise en 1886 par Georges Halphen[58] [Chap. IX, Modèle:P.], de la dépendance des fonctions elliptiques envers leurs invariants relatifs g2,g3 et absolu (le rapport des deux périodes). En considérant l'intégrale elliptique[83] [section 17, Modèle:P.]

U=12ωuduu(u1)(ux),

ω désigne l'une des deux demi-périodes solutions de l'EDO hypergéométrique de Legendre [74] [tome I Modèle:P. sqq] [58] [tome I Modèle:P. Éq. (30), Modèle:P. Éq. (35)]

x(x1)d2ωdx2+(2x1)dωdx+ω4=0,

il a établi sa transformée pour u(x) et obtenu pour résultat "une équation différentielle curieuse" n'ayant que trois points critiques (,0,1). C'était PVI dans le cas particulier θj=0,j=,0,1,x (le "cas de Picard"). Cette PVI, par construction linéarisable en l'EDO de Legendre par la transformation ponctuelle

u=(ω,g2,g3)e1e2e1,(e1,e2,e3)=(0,1,x)x+13,

admet donc la solution générale u=(c1ω1+c2ω2,g2,g3)e1e2e1c1,c2 sont les deux constantes d'intégration. Les deux périodes 2ωj et les deux invariants g2,g3 dépendent de x, et ses seules singularités mobiles sont des pôles doubles.

4. La même année 1889, Roger Liouville[141], un parent de Joseph, a considéré la classe des EDOs d'ordre deux et de degré un pour u(x) invariantes par le groupe de transformations ponctuelles (utile en géométrie) (u,x)(U,X):u=f(X,U),x=g(X,U),U=F(x,u),X=G(x,u), à savoir d2udx2+j=03Aj(u,x)(dudx)j=0.

Il a énuméré ses classes d'équivalence modulo ce groupe mais, comme remarqué par Babich et Bordag[6] [[[:Modèle:P.]]], il a incomplètement discuté[141] [section VIII Modèle:P.] le cas où les invariants relatifs qu'il note ν5 et w1 sont tous deux nuls, cas qui recouvre toutes les Pn écrites en coordonnées elliptiques (les diverses Pn sont alors départagées par un troisième invariant noté i2). Cette omission lui a coûté la primeur de la découverte de toutes les Pn.

5. En 1895, dans ses Leçons de Stockholm, Painlevé a consacré une leçon entière[142] [Leçon 21] à la recherche, infructueuse, de termes complémentaires au cas de Picard, cf. notamment[142] [Éq. (B) Modèle:P.]. Une de ses conclusions[142] [[[:Modèle:P.]] dernière ligne], ultérieurement démentie par Richard Fuchs, est l'inexistence de tels termes complémentaires.

6. En 1898, Painlevé a énuméré [143]Modèle:,[144] [ligne 3] tous les types possibles d'équations d'ordre deux et de degré un rationnelles en u(x), susceptibles de n'avoir que des points critiques fixes. Le quatrième et dernier type

u(u1)(ux)u=(1/2)(3u22(x+1)u+x)u2+P4(u,x)u+P6(u,x),

avec Pn des polynômes de degré n en u, incluait bel et bien le type de la PVI complète. Quelques mois plus tard, résumant son argumentation de [142] [Leçon 21], Painlevé a affirmé[144] [ligne 3] que les seules équations admissibles du type juste mentionné sont les transformées de l'EDO linéaire d2U/dX2=0 par la transformation ponctuelle (u,x)(U,X) de Picard. En conséquence, les tables de 1902 mentionnent PVI seulement dans le cas de Picard[9] [Tableau III Modèle:P. Éq. (2)].

7. En 1905, Richard Fuchs [67], le fils du Lazarus inventeur des équations fuchsiennes, a considéré une EDO linéaire d'ordre deux pour ψ(t) munie de quatre singularités fuchsiennes de birapport x (mises par convention en t=,0,1,x), avec de plus, suivant la prescription de Poincaré[140] [[[:Modèle:P.]]] pour rendre la monodromie non-banale, une singularité apparente t=u

2ψd2ψdt2=At2+B(t1)2+C(tx)2+Dt(t1)+34(tu)2+at(t1)(tx)+bt(t1)(tu),

(A,B,C,D) étant des constantes et (a,b) des paramètres pouvant dépendre de x et de u. La condition que la matrice de monodromie (qui transforme deux solutions indépendantes ψ1,ψ2 quand t tourne autour d'une singularité) soit indépendante de la singularité non-apparente x (condition d'isomonodromie) équivaut à une seule contrainte entre u et x, représentée par la PVI de Picard complétée par quatre termes. Les paramètres a et b sont alors des transformées algébriques de u(x) très similaires aux fonctions tau de Chazy.

La condition d'isomonodromie prouve également la méromorphie de u(x) dans {,0,1}, mais la question restait ouverte de l'admissibilité d'autres termes complémentaires.

8. En 1910 Bertrand Gambier, qui avait entrepris dans sa thèse[7] la révision des tables publiées par Painlevé en 1902[9] a finalement confirmé que les quatre paramètres ajoutés par Richard Fuchs étaient bien les seuls admissibles.

C'est donc après trois occasions manquées (Poincaré 1884, Roger Liouville 1889, Painlevé 1898) que PVI a été découverte.

Bibliographie

Ses Leçons de Stockholm[142] sont enrichies d'un index des sujets et d'un index des auteurs [Tome I]. Lire notamment sa dispute passionnée avec Roger Liouville sur l'irréductibilité de PI [Tome III, Modèle:P.] et son "Analyse des travaux scientifiques jusqu'en 1900" [Tome I, Modèle:P.], écrite pour être compréhensible par les académiciens en place lors de sa candidature à l'académie des sciences.

a transcrit en anglais la méthode et les résultats de Gambier.

  • 1950. Le livre classique de V.V. Golubev[146], en russe.
  • 1964. Le premier mémoire de Bureau[147]

détaille la "double méthode" de Painlevé et justifie les calculs de Gambier.

  • 1990. Le livre de Gromak et Lukashevich[24], en russe,

collecte les hamiltoniens, transformations birationnelles et solutions classiques alors connues.

  • 1991. Iwasaki, Kimura, Shimomura et Yoshida[148] détaillent la monodromie de la fonction

hypergéométrique et des systèmes de Schlesinger et de Garnier.

  • 1992. Laine[132] insiste sur la preuve de

l'irréductibilité des Pn et sur leur croissance à l'infini.

  • 1999. Les Actes[149] d'une école d'été de Cargèse rassemblant des mathématiciens et des physiciens.
  • 2000. Noumi[150] détaille les nombreux résultats de l'école japonaise :

preuves de l'irréductibilité, définition d'une solution classique, groupes de Weyl, diagrammes de Maya, etc.

  • 2002 Gromak, Laine et Shimomura [151] réunissent les résultats des auteurs classiques,

de l'école soviétique et ceux concernant la croissance à l'infini.

  • 2006. Les Actes[152] d'un colloque franco-japonais tenu à Angers en 2004.
  • 2006. Fokas, Its, Kapaev et Novokshenov[111] insistent sur le problème de

Riemann-Hilbert.

  • 2016.

Éric Delabaere, Michèle Loday-Richaud, Claude Mitschi et David Sauzin [127]Modèle:,[128]Modèle:,[129] présentent les questions mathématiques profondes que posent, notamment, PI et PVI.

Robert Conte et Micheline Musette ont rassemblé un matériau détaillé sur les Pn.

Références

Modèle:Références

Modèle:Portail

  1. 1,0 1,1 1,2 et 1,3 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées PaiOeuvres
  2. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées PaiBSMF
  3. 3,0 3,1 3,2 3,3 3,4 et 3,5 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées PaiCRAS1906
  4. 4,0 4,1 4,2 et 4,3 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées GarnierThese
  5. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Appell-Kampe-de-Feriet
  6. 6,0 6,1 et 6,2 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées BB1999
  7. 7,0 7,1 7,2 7,3 et 7,4 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées GambierThese
  8. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Okamoto1986Pn
  9. 9,0 9,1 9,2 9,3 et 9,4 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées PaiActa
  10. 10,0 10,1 10,2 10,3 10,4 10,5 et 10,6 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées ChazyThese
  11. 11,0 11,1 11,2 11,3 11,4 et 11,5 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées MalmquistP6
  12. 12,00 12,01 12,02 12,03 12,04 12,05 12,06 12,07 12,08 et 12,09 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées J1982
  13. 13,0 13,1 et 13,2 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées ILP-Connection-PVI-PII-2018-Duke
  14. 14,0 14,1 et 14,2 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées O1979JJM
  15. 15,0 et 15,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées CosScou
  16. 16,0 et 16,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Okamoto1980-II
  17. 17,0 et 17,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Okamoto1986I
  18. 18,0 18,1 et 18,2 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Bonnet1867
  19. 19,0 et 19,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées H1897
  20. 20,00 20,01 20,02 20,03 20,04 20,05 20,06 20,07 20,08 20,09 et 20,10 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Conte-Bonnet-JMP
  21. 21,0 et 21,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées CMBook2
  22. 22,0 22,1 22,2 22,3 22,4 22,5 22,6 et 22,7 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Garnier1917
  23. 23,0 et 23,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées BoutrouxPn1913
  24. 24,0 24,1 et 24,2 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées GLBook
  25. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées CJP
  26. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées GJP1999a
  27. 27,0 et 27,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées CM2001c
  28. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Okamoto1987II
  29. 29,0 et 29,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Gromak1975
  30. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Murata1985
  31. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Luka1971
  32. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Garnier1943a
  33. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Garnier1951
  34. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Gromak1976
  35. 35,0 et 35,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Luka1967
  36. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées GoursatThese
  37. 37,0 et 37,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Bateman
  38. 38,0 38,1 38,2 38,3 38,4 38,5 38,6 et 38,7 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées TOS
  39. 39,0 39,1 et 39,2 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Kitaev1991
  40. 40,0 et 40,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Manin1998
  41. 41,0 et 41,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Okamoto1980-I
  42. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées WitteP3
  43. 43,0 et 43,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées MV2012
  44. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Kiepert1873-wp-Landen
  45. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Dornic-persistence-PVI
  46. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées JM1980
  47. 47,0 47,1 47,2 47,3 47,4 et 47,5 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées KNY2017-Geometric
  48. 48,0 et 48,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Sakai2001
  49. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées NTY2002
  50. 50,0 50,1 50,2 et 50,3 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées BoutrouxThese
  51. 51,0 et 51,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées T2007-H-PVI
  52. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées SchlesingerP6
  53. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Conte-Lax-PVI-CRAS
  54. 54,0 54,1 et 54,2 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées JimboMiwaII
  55. 55,0 55,1 et 55,2 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées LCM2003
  56. 56,0 56,1 56,2 56,3 et 56,4 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées CargeseMahoux
  57. 57,0 et 57,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Zotov2004
  58. 58,0 58,1 58,2 et 58,3 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées HalphenTraite-I
  59. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Darboux1882-Four-wp
  60. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées DarbouxSurfaces-I
  61. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées DarbouxSurfaces-II
  62. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées deSparre1883-I
  63. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées deSparre1883-II
  64. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées TreibichVerdier
  65. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées RonveauxBook
  66. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées VeselovDarboux
  67. 67,0 67,1 et 67,2 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées FuchsP6
  68. 68,0 et 68,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées CD2014
  69. 69,0 et 69,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Fuchs1907
  70. 70,0 et 70,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées ZZ2012PVI
  71. 71,0 et 71,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées ZZ2012PIPV
  72. 72,0 72,1 72,2 et 72,3 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Suleimanov1994
  73. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées N2009
  74. 74,0 et 74,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées LegendreTraite
  75. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées BPZ
  76. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Umemura-Classical
  77. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées LukaP51968
  78. 78,0 78,1 et 78,2 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées MurataP3
  79. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Gromak1979
  80. 80,0 et 80,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Yablonskii1959
  81. 81,0 et 81,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Vorobev
  82. 82,0 82,1 82,2 et 82,3 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Boalch2010
  83. 83,0 et 83,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Picard1889
  84. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Hitchin1995-Poncelet
  85. 85,0 85,1 et 85,2 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées DubLNM
  86. 86,0 et 86,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées DM2000
  87. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Kitaev2005Dessins
  88. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Kitaev2006Angers
  89. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Andreev-Kitaev-PVI-2002
  90. 90,0 90,1 et 90,2 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Boalch-Icosa
  91. 91,0 91,1 91,2 et 91,3 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Boalch-2007-Bolibrukh
  92. 92,0 et 92,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées BoalchKlein
  93. 93,0 et 93,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Boalch-PVI-genus7
  94. 94,0 et 94,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées LT2014
  95. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées KitaevP6cube
  96. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Hitchin2003
  97. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Picard-Approximations-Toile
  98. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées PicardTraite
  99. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées GoursatCours
  100. 100,0 et 100,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées BG-All-expansions-PVI-2007
  101. 101,0 101,1 101,2 101,3 101,4 101,5 et 101,6 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Guzzetti-PVI-review-2015
  102. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées BoutrouxPn1914
  103. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Shi1987
  104. 104,0 et 104,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées AS1977
  105. 105,0 105,1 et 105,2 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées BCLM-Connection-PII-1998
  106. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées HML1980
  107. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Iwasaki2002
  108. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées RebeloRoeder2021
  109. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées KanekoOhyama
  110. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées ItsNovokshenov
  111. 111,0 et 111,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées FIKNBook
  112. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées McCoy-Tang-Connection-PV-1986
  113. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Andreev-Kitaev-Connection-PV-real-2000
  114. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Andreev-Kitaev-Connection-PV-imag-2020
  115. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Lisovyy-Nagoya-Roussillon.Connection-PV
  116. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées WMTB
  117. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées NovokshenovP3
  118. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Bothner2018
  119. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Kitaev-Vartanian-Connection-PIIID7-I
  120. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Kitaev-Vartanian-Connection-PIIID7-II
  121. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées IP-Connection-PIII-D8-2016
  122. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Its-Kapaev-Connection-PIV-1998
  123. 123,0 et 123,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Wong-Zhang-Connection-PIV-2009
  124. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées BCHM.Solution-PIV
  125. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Its-Kapaev-Connection-PII-2003
  126. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Kapaev-Kitaev-Connection-PI-1993
  127. 127,0 et 127,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées DL-Trilogie-I
  128. 128,0 et 128,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées DL-Trilogie-II
  129. 129,0 et 129,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées DL-Trilogie-III
  130. 130,0 130,1 et 130,2 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Wittich
  131. 131,0 131,1 131,2 et 131,3 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées BGL
  132. 132,0 et 132,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées LaineBook
  133. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Shimomura-Growth-PIII
  134. 134,0 et 134,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Shimomura-Growth-PIII-PV
  135. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Shimomura-Growth-PV
  136. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Umemura-PI-First-proof
  137. 137,0 et 137,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Umemura-PI-Second-proof
  138. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Nishioka
  139. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées BE1998
  140. 140,0 et 140,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Poincare1884
  141. 141,0 et 141,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées RLiouville
  142. 142,0 142,1 142,2 142,3 et 142,4 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées PaiLecons
  143. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées PaiCRAS1898-126-1185
  144. 144,0 et 144,1 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées PaiCRAS1898-126-1329
  145. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Ince
  146. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées GolubevBook
  147. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées BureauMI
  148. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées IKSY
  149. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Cargese1996
  150. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées NoumiBook
  151. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées GLSBook
  152. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Angers2004
  153. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées CMBookRU