Racine carrée de trois

De testwiki
Aller à la navigation Aller à la recherche
Liste de nombres - Nombres irrationnels
[[Racine carrée de deux|Modèle:Sqrt]] - φ - Modèle:Sqrt - [[Racine carrée de cinq|Modèle:Sqrt]] - e - π
La hauteur d'un triangle équilatéral de côté 2 est 3
Binaire 1.1011101101100111101...
Décimal 1.7320508075688772935...
Hexadécimal 1.BB67AE8584CAA73B...
Fraction continue 1+11+12+11+12+

En mathématiques, la racine carrée de trois est le nombre réel positif dont le carré est Modèle:Math exactement. Notée 3 ou Modèle:Math, elle vaut approximativement Modèle:Nombre. Le rationnel Modèle:Sfrac en est une approximation par excès à 104 près.

Définition, notation et énonciation

Irrationalité

Modèle:Article détaillé La racine carrée de 3 est irrationnelle, comme celle de tout entier naturel qui n'est pas un carré parfait (voir l'article détaillé pour des démonstrations).

Au Modèle:-s-, Théodore de Cyrène aurait démontré des résultats d'incommensurabilité correspondant à l'irrationnalité des racines carrées des entiers de 3 à 17[1]Modèle:,[2].

Développement décimal

3=1,7320508 ; ses décimales forment la Modèle:OEIS.

Dix milliards de décimales ont été calculées en 2013[3].

On conjecture que, comme tout irrationnel algébrique, 3 est un nombre normal, à savoir que toute suite finie de décimales consécutives (ou séquence) apparaît avec la même fréquence limite que toute séquence de même longueur[4].

Développements en fraction continue

Construction de la suite homographique (un) ; les termes d'indice pair croissent vers Modèle:Sqrt, ceux d'indice impair décroissent vers Modèle:Sqrt.

La méthode de Bombelli utilisant pour a>0 la relation 3=a+3a2a+3 permet d'obtenir le développement en fraction continue généralisée : 3= a+3a22a+3a22a+3a22a+3a22a+=1+3a22a+3a22a+

Pour a=1, on obtient :

3= 1+22+22+22+22+=1+22+22+[5].

En simplifiant par 2 un étage sur deux on obtient le développement en fraction continue simple de Modèle:Sqrt (Modèle:OEIS) :

3= 1+11+12+11+12+=[1,1,2,1,2,]=[1,1,2].

Ce développement est bien périodique (période de longueur 2) comme pour tout irrationnel quadratique (irrationnel solution d'une équation de degré 2 à coefficients entiers), et le théorème de Legendre est bien vérifié.

Les neuf premières réduites communes à ces deux développements sont : u0=1, 2, 53, 74, 1911, 2615, 7141, 9756, u8=265153.

Comme pour toute fraction continue d’un nombre irrationnel, elles constituent les meilleures approximations de Modèle:Sqrt.

Elles forment la suite (un), récurrente homographique, définie par :  u0=1, un+1=1+21+un=un+3un+1.

Les deux sous-suites (u2n) et (u2n+1) sont adjacentes de limite 3 et l'on a u2n<3<u2n+1.

On en déduit l'encadrement :  u8=265153<3<1351780=u11 qui était connu d'Archimède[6]Modèle:,[7]; pour fixer les idées :  u81,732026 ;u111,732051.

Le rationnel un est égal à anbnan,bn sont les entiers définis par (1+3)n+1=an+bn3, les suites, (an),(bn) étant définies par a0=b0=1,{an+1=an+3bnbn+1=an+bn[5].

On en déduit les expressions explicites[5] :

  •  n0, un=3(1+3)n+1+(13)n+1(1+3)n+1(13)n+1
  •  n2, un=(1+3)n+1(1+3)n+13, où x signifie l'entier le plus proche de x.

Les numérateurs réduits des un forment la Modèle:OEIS, et les dénominateurs réduits la Modèle:OEIS.

La méthode de Bombelli pour a=2 conduit à la fraction continue généralisée : 3=2141414=[2,4,4] dont la suite des réduites est la sous-suite (u2n+1) de (un)Modèle:Refnec .

Suite de Héron

La méthode de Héron fournit une suite, dite suite de Héron[8], qui converge vers la racine carrée d'un nombre réel positif a. Quand Modèle:Math cette suite, convergeant vers Modèle:Sqrt, est définie par :  v0=1, vn+1=vn+3vn2.

Ses premiers termes sont :  1, 2, 74, v3=9756=u71,7321 (approximation à 10-4 près de Modèle:Sqrt).

Les numérateurs de cette suite forment la Modèle:OEIS, et ses dénominateurs la Modèle:OEIS.

La suite (vn) est une sous-suite de la suite (un) des réduites de la [[#Développements en fraction continue|fraction continue de Modèle:Sqrt]]. Plus précisément :  vn=u(2n1)[5]Modèle:,[8] .

La suite (vn), pour n1, décroît rapidement vers Modèle:Sqrt (convergence quadratique).

La suite associée (3vn) converge en croissant vers Modèle:Sqrt d'où l’encadrement pour tout n1 :

3vn<3<vn.

Méthode de Halley

La méthode de Halley fournit une suite qui croit encore plus rapidement vers [[#Développements en fraction continue|Modèle:Sqrt]] (convergence cubique), définie par :  w0=1, wn+1=wn(wn2+9)3(wn2+1).

Ses premiers termes sont :  1, 53, w2=265153=u81,7320.

Les numérateurs de cette suite forment la Modèle:OEIS.

La suite (wn) est une sous-suite de la suite (un) des réduites de la [[#Développements en fraction continue|fraction continue de Modèle:Sqrt]]. Plus précisément :  wn=u(3n1) .

Expression comme somme de série

3=n=0(2nn)6n ; voir Coefficient binomial central, Série génératrice.

Expressions par radicaux infiniment imbriqués

En trigonométrie

3 admet plusieurs expressions trigonométriques :

3=tanπ3=cotπ6=2sinπ3=2cosπ6= 2tanπ12,π3,π6, et π12 sont des angles exprimés en radians (π12 rad=15).

En algèbre

3 est un nombre algébrique de polynôme minimal X23, donc un entier quadratique (entier algébrique de degré 2).

Les racines cubiques de l'unité sont :  1, 1+i32  et  1i32.

En géométrie

Le rectangle de format (rapport longueur sur largeur) 3 est étudié dans le cadre de la Modèle:Lien. Modèle:Lien en fait l'objet de la leçon 8 de son ouvrage Elements of Dynamic Symmetry[9] et lui donne le nom de root-three rectangle. Modèle:Lien analyse leur présence dans la silhouette de vases grecs[10], tandis que Rachel Fletcher la recherche dans l'œuvre d'Andrea Palladio[11]. Modèle:Lien en fait le 11Modèle:E des 12 rectangles remarquables (les orthogones) qu'il étudie dans son ouvrage Das Buch vom Rechteck: Gesetz und Gestik des Räumlichen. Il lui donne le nom de Sixton[12]. Ce rectangle se construit à partir de la moitié d'un triangle équilatéral et a même aire que celui-ci. Une autre construction possible consiste à partir d'un carré, à construire un rectangle de format 2 (format A4), servant à construire le rectangle finalModèle:Sfn, il se partage aisément en trois rectangles de même format 3Modèle:Sfn et se trouve naturellement inscrit dans un hexagone[13].

Notes et références

Modèle:Références

Voir aussi

Modèle:Autres projets

Modèle:Portail

  1. Modèle:Ouvrage, Modèle:P..
  2. C'est la raison qu'invoque Eric Weinstein pour donner le nom de constante de Théodore à Modèle:Sqrt, voir Modèle:MathWorld avec bibliographie et liens vers l'OEIS pour son développement en système décimal, en système binaire, et en fraction continue.
  3. Modèle:Lien web
  4. Modèle:Article, p. 175
  5. 5,0 5,1 5,2 et 5,3 Modèle:Ouvrage
  6. Modèle:Ouvrage
  7. Modèle:Article
  8. 8,0 et 8,1 Modèle:Lien web
  9. Modèle:Ouvrage - p 48 et suivantes (republication d'un ouvrage de 1926)
  10. Modèle:Ouvrage, pp. 65-68, 170 et suivantes
  11. Modèle:Article
  12. Modèle:Ouvrage
  13. Modèle:Lien web