Fonction polylogarithme

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Modèle:Confusion

La fonction polylogarithme (aussi connue sous le nom de fonction de Jonquière) est une fonction spéciale qui peut être définie pour tout Modèle:Mvar et Modèle:Math par :

Lis(z)=k=1zkks.

Le paramètre Modèle:Mvar et l'argument Modèle:Mvar sont pris sur l'ensemble ℂ des nombres complexes. Les cas particuliers Modèle:Math et Modèle:Math sont appelés le polylogarithme d'ordre 2 ou dilogarithme et le polylogarithme d'ordre 3 ou trilogarithme respectivement. Le polylogarithme apparaît aussi dans la forme fermée de l'intégrale de la distribution de Fermi-Dirac et la distribution de Bose-Einstein et est quelquefois connue comme l'intégrale de Fermi-Dirac ou l'intégrale de Bose-Einstein.

Par prolongement analytique, on peut également donner un sens au polylogarithme pour Modèle:Math.

Différentes fonctions polylogarithmes dans le plan complexe :
Modèle:Math Modèle:Math Modèle:Math Modèle:Math Modèle:Math Modèle:Math Modèle:Math

Propriétés

Dans le cas important où le paramètre Modèle:Mvar est un nombre entier, il sera représenté par Modèle:Mvar (ou Modèle:Mvar lorsqu'il est négatif). Il est souvent pratique de définir Modèle:MathModèle:Math est la branche principale du logarithme naturel, c’est-à-dire π<(μ)π. Ainsi, toute l'exponentiation sera supposée être à valeur unique. (e.g. Modèle:Math).

Dépendant du paramètre Modèle:Mvar, le polylogarithme peut être à valeurs multiples. La branche principale du polylogarithme est celle pour laquelle Modèle:Math est réel pour Modèle:Mvar réel, Modèle:Math et est continu excepté sur l'axe des réels positifs, où une coupure est faite de Modèle:Math à l'infini telle que la coupure place l'axe réel sur le demi-plan le plus bas de Modèle:Mvar. En termes de Modèle:Math, ceci s'élève à Modèle:Math. Le fait que le polylogarithme puisse être discontinu en Modèle:Math peut causer une certaine confusion.

Pour Modèle:Mvar réel et supérieur ou égal à 1, la partie imaginaire du polylogarithme est Modèle:Harv :

(Lis(z))=πμs1Γ(s).

En traversant la coupure :

limδ0+(Lis(z+iδ))=πμs1Γ(s).

Les dérivées du polylogarithme s'expriment également avec le polylogarithme :

zLis(z)z=Lis1(z),Lis(eμ)μ=Lis1(eμ).

Valeurs particulières

Voir aussi la section « Relation de parenté avec les autres fonctions » ci-dessous.

Pour les valeurs entières de Modèle:Mvar, on peut écrire les expressions explicites suivantes :

Li1(z)=ln(1z)
Li0(z)=z1z
Li1(z)=z(1z)2
Li2(z)=z(1+z)(1z)3
Li3(z)=z(1+4z+z2)(1z)4.

Le polylogarithme, pour toutes les valeurs entières négatives de Modèle:Mvar, peut être exprimé comme une fraction rationnelle en Modèle:Mvar (voir les représentations en série ci-dessus). Certaines expressions particulières pour les demi valeurs entières de l'argument sont :

Li1(12)=ln(2)
Li2(12)=π21212ln22
Li3(12)=124[4(ln2)32π2ln2+21ζ(3)]

ζ est la fonction zêta de Riemann. De plus, on a :

Lis(1)=ζ(s), Lis(1)=(21s1)ζ(s), Lis(i)=2s(21s1)ζ(s)+iβ(s)

β est la fonction bêta de Dirichlet.

Aucune formule similaire de ce type n'est connue pour des ordres plus élevés Modèle:Harv ; par ailleurs, les seules valeurs connues de Modèle:Math exprimables à l'aide des fonctions élémentaires sont les huit valeurs suivantes[1] :

Li2(0)=0 ; Li2(1)=π26 ; Li2(1)=π212 ; Li2(1/2)=π21212ln22

ainsi que

Li2(352)=π215ln2(1+52) ; Li2(1+52)=π210ln2(1+52) ;
Li2(152)=π215+12ln2(1+52) ; Li2(152)=π210+12ln2(1+52).

Expressions alternatives

Lis+1(z)1Γ(s+1)0tset/z1dt(1)sΓ(s+1)01ln(y)sy1/zdy
Celle-ci converge pour (s)>0 et tous les Modèle:Mvar excepté pour les Modèle:Mvar réels et supérieurs ou égaux à 1. Le polylogarithme dans ce contexte est quelquefois connu comme l'intégrale de Bose ou de Bose-Einstein.
Lis+1(z)1Γ(s+1)0tset/z+1dt.
Celle-ci converge pour (s)>0 et tous les Modèle:Mvar excepté pour les Modèle:Mvar réels et strictement inférieurs à –1. Le polylogarithme dans ce contexte est quelquefois connu comme l'intégrale de Fermi ou l'intégrale de Fermi-Dirac. (GNU)
  • On a aussi la relation :
Lin(k=1nak)=0a10a20an11k=1nxkdx1dx2dxnn est un entier naturel non nul, a1,,an sont des complexes et|k=1nak|1
  • Le polylogarithme peut plutôt être généralement représenté par une intégrale sur un Modèle:Lien Modèle:Harv.
    • Tant que le pôle Modèle:Math de l'intégrande n'est pas relié à l'axe réel positif, et s1,2,3, on a :
      Lis(eμ)=Γ(1s)2πiH(t)s1etμ1dt
      Modèle:Mvar représente le contour de Hankel. L'intégrande possède une coupure le long de l'axe réel de zéro à l'infini, l'axe réel étant sur la moitié inférieure de la feuille ((t)0).
    • Pour le cas où Modèle:Math est réel et positif, nous pouvons simplement ajouter la contribution limitante du pôle :
      Lis(eμ)=Γ(1s)2πiH(t)s1etμ1dt+2πiR
      Modèle:Mvar est le résidu du pôle :
      R=Γ(1s)(μ)s12π
  • La relation carrée est facilement vue à partir de l'équation (voir aussi Modèle:Harvsp et Modèle:Harvsp)
    Lis(z)+Lis(z)=21sLis(z2)
La fonction de Kummer obéit à une formule de duplication très similaire.

Relation de parenté avec les autres fonctions

Lis(1)=ζ(s)(Re(s)>1)
Lis(1)=η(s)
Modèle:Math est la fonction êta de Dirichlet.
Pour des arguments imaginaires purs, nous avons :
Lis(±i)=2sη(s)±iβ(s)
Modèle:Math est la fonction bêta de Dirichlet.
  • Le polylogarithme est équivalent à l'intégrale de Fermi-Dirac (GNU)
Fs(μ)=Lis+1(eμ)
Lis(z)=zΦ(z,s,1)
Lis(e2πix)+(1)sLis(e2πix)=(2πi)sΓ(s)ζ(1s,x)
Modèle:Math est la fonction Gamma d'Euler. Ceci est valable pour Re(s)>1,Im(x)0,0Re(x)<1

et aussi pour Re(s)>1,Im(x)0,0<Re(x)1.

(l'équation équivalente d'Modèle:Harvsp, § 1.11-16 n'est pas correcte si on suppose que les branches principales du polylogarithme et le logarithme sont utilisés simultanément).
Cette équation fournit le prolongement analytique de la représentation en série du polylogarithme au-delà de son cercle de convergence Modèle:Math.
ζ(n,x)=Bn+1(x)n+1
qui reste valable pour tous les Modèle:Mvar réels et Modèle:Mvar entier positif, il peut être remarqué que :
Lin(e2πix)+(1)nLin(e2πix)=(2πi)nn!Bn(x)
sous les mêmes contraintes sur Modèle:Mvar et Modèle:Mvar que ci-dessus. (L'équation correspondante d'Modèle:Harvsp, § 1.11-18 n'est pas correcte). Pour les valeurs entières négatives du paramètre, on a pour tous les Modèle:Mvar (Modèle:Harvsp, § 1.11-17) :
Lin(z)+(1)nLin(1z)=0, n=1,2,3
Lis(e±iθ)=Cis(θ)±iSis(θ)
Lis(±iy)=2sLis(y2)±iTis(y)
χs(z)=12[Lis(z)Lis(z)]
Lin(eμ)=k=0n1Znk(μ)μkk!(n=1,2,3,)
Une expression remarquablement similaire relie la fonction de Debye au polylogarithme :
Zn(μ)=k=0n1Link(eμ)μkk!(n=1,2,3,)

Représentations en séries

On peut représenter le polylogarithme comme une série de puissances pour Modèle:Math comme suit Modèle:Harv. On considère la transformation de Mellin :

Ms(r)=0Lis(feu)ur1du=1Γ(s)00ts1ur1et+u/f1dtdu

Le changement de variables Modèle:Math permet à l'intégrale d'être séparée :

Ms(r)=1Γ(s)01br1(1b)s1db0as+r1ea/f1da=Γ(r)Lis+r(f)

pour Modèle:Math on a, à travers la transformation inverse de Mellin :

Lis(eu)=12πicic+iΓ(r)ζ(s+r)urdr

Modèle:Mvar est une constante à droite des pôles de l'intégrande.

Le chemin d'intégration peut être converti en un contour fermé, et les pôles de l'intégrande sont ceux de Modèle:Math à Modèle:Math et de Modèle:Math à Modèle:Math. Sommer les résidus donne, pour |μ|<2π et s1,2,3,

Lis(eμ)=Γ(1s)(μ)s1+k=0ζ(sk)k!μk

Si le paramètre Modèle:Mvar est un entier positif Modèle:Mvar, ainsi que le Modèle:Math terme, la fonction gamma devient infinie, bien que leur somme ne l'est pas. Pour un entier Modèle:Math, on a :

limsk+1[ζ(sk)μkk!+Γ(1s)(μ)s1]=μkk!(m=1k1mln(μ))

et pour Modèle:Math :

lims1[ζ(s)+Γ(1s)(μ)s1]=ln(μ)

Ainsi, pour Modèle:MvarModèle:Mvar est un entier positif et |μ|<2π, on a :

Lin(eμ)=μn1(n1)!(Hn1ln(μ))+k=0,kn1ζ(nk)k!μk, (n=2,3,4,)
Li1(eμ)=ln(μ)+k=1ζ(1k)k!μk(n=1)

Modèle:Math est un nombre harmonique :

Hn1=k=1n11k

Le problème des termes contient maintenant Modèle:Math qui, lorsqu'ils sont multipliés par Modèle:Math, tendront vers zéro quand Modèle:Math tend vers zéro, excepté pour Modèle:Math. Ceci reflète le fait qu'il existe une vraie singularité logarithmique en Modèle:Math en Modèle:Math et Modèle:Math, puisque :

limμ0Γ(1s)(μ)s1=0(Re(s)>1)

En utilisant la parenté entre la fonction zêta de Riemann et les nombres de Bernoulli Modèle:Mvar

ζ(n)=(1)nBn+1n+1(n=0,1,2,3,)

on obtient pour les valeurs entières négatives de Modèle:Mvar et |μ|<2π :

Lin(z)=n!(μ)n+1k=0Bk+n+1k!(k+n+1)μk, (n=1,2,3,)

puisque, excepté pour Modèle:Math, tous les nombres de Bernoulli impairs sont égaux à zéro. On obtient le terme Modèle:Math en utilisant ζ(0)=B1=12. Encore, l'équation équivalent d'Modèle:Harvsp, § 1.11-15 n'est pas correcte si on suppose que les branches principales du polylogarithme et le logarithme sont utilisées simultanément, puisque ln(1z) n'est pas uniformément égal à Modèle:Math.

L'équation définie peut être étendue aux valeurs négatives du paramètre Modèle:Mvar en utilisant une intégrale sur un Modèle:Lien (Modèle:Harvsp et Modèle:Harvsp) :

Lis(eμ)=Γ(1p)2πiH(t)s1etμ1dt

Modèle:Mvar est le contour de Hankel qui peut être modifié pour qu'il entoure les pôles de l'intégrande, à Modèle:Math, l'intégrale peut être évaluée comme la somme des résidus :

Lis(eμ)=Γ(1s)k=(2kπiμ)s1

Ceci restera valable pour Re(s)<0 et tous les Modèle:Mvar excepté pour Modèle:Math.

Pour les entiers négatifs Modèle:Mvar, le polylogarithme peut être exprimé comme une série impliquent les nombres eulériens

Lin(z)=1(1z)n+1i=0n1nizni, (n=1,2,3,)

ni sont les nombres eulériens.

Une autre formule explicite pour les entiers négatifs Modèle:Mvar est Modèle:Harv :

Lin(z)=k=1n+1(1)n+k+1(k1)!S(n+1,k)(1z)k, (n=1,2,3,)

Modèle:Math sont les nombres de Stirling de deuxième espèce.

Comportement aux limites

Les limites suivantes restent valables pour le polylogarithme Modèle:Harv :

lim|z|0Lis(z)=limsLis(z)=z
limRe(μ)Lis(eμ)=μsΓ(s+1), (s1,2,3,)
limRe(μ)Lin(eμ)=(1)neμ, (n=1,2,3,)
lim|μ|0Lis(eμ)=Γ(1s)(μ)s, (s<1)

Échelles de polylogarithmes

Leonard Lewin a découvert une remarquable généralisation d'un grand nombre de relations classiques sur les polylogarithmes pour des valeurs particulières. En effet, on peut prouver par dérivation les relation suivantes pour le dilogarithme :

x]0;1[, L2(x)+L2(1x)=π26ln(x)ln(1x) (Euler)
x[1,12], L2(x)+L2(xx1)=12ln(1x)2 (Landen)

En particulier, pour x=1φ2, on peut déduire :

L2(1φ)=π210ln(φ)2, L2(1φ2)=π215ln(φ)2

De même, pour le trilogarithme, on a :

x]0;1[, L3(xx1)+L3(x)+L3(1x)=ζ(3)+π26ln(1x)12ln(x)2ln(1x)+12ln(1x)3 (Landen)

dont on peut déduire :

L3(12)=78ζ(3)π212ln(2)+16ln(2)3
L3(1φ2)=45ζ(3)π215ln(φ)+23ln(φ)3

Les échelles de polylogarithmes apparaissent naturellement et profondément en K-théorie.

Notes et références

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Bibliographie

Liens externes

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